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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:32

                                 A TOUS UNE SAINTE ET HEUREUSE ANNEE

 

                A l’aube de 2011 et ce 21 janvier si présent dans notre mémoire, nous aimerions interroger nos compatriotes à défaut de pouvoir véritablement émettre des vœux comme il est de coutume.

 

               Le destin de la France est hors du commun. Elle a longtemps joué un rôle de premier plan dans les domaines les plus variés : la foi, la philosophie, la culture, les arts, les sciences mais aussi la politique, l’économie, etc. Cette trajectoire historique exceptionnelle a été le fruit de la rencontre des peuples qui ont constitué cette nation et des trois races royales qui se sont succédées à sa tête avec tant d’intelligence et d’efficacité.

 

               Hélas force est de constater aujourd’hui le déclin de notre pays, amorcé dès le dix huitième siècle sous les coups de ce que l’on a imprudemment et abusivement appelé « les Lumières », mais considérablement aggravé par l’oligarchie républicaine au pouvoir et ses compères médiatiques, cuirassés de certitudes arrogantes mais vaines et qui s’avèrent incapables de s’opposer aux désordres envahissants du monde et aux avancées de la barbarie.

 

               Face à ce désastre annoncé le pays réel assiste atterré et impuissant aux travaux de sape résolus de la gauche révolutionnaire, aux gesticulations stériles de la droite d’opinion, actuellement aux affaires, tout autant qu’à l’implosion de la droite de conviction, victime de ses folles divisions récurrentes.

 

               Allons-nous  attendre longtemps avant de rappeler aux Français comment et combien on leur a menti ?  Que les Lumières auxquelles se réfère sans cesse le nouveau clergé de la pensée conforme et obligatoire se sont bien vite éteintes dans les lanternes révolutionnaires qu’elles avaient pourtant perfidement élaborées. Que les idées généreuses de 1789 ont été dénaturées dans les violences de 1793 puis dévoyées dans les totalitarismes que l’Europe a connus par la suite mais pour lesquelles osent encore militer sans vergogne quelques révolutionnaires cataleptiques. Que depuis l’instauration de la République, les institutions de notre pays, au travers de nos quinze constitutions et innombrables révisions, ressemblent à un bateau ivre se trompant sans cesse de port et favorisant en cela  le scepticisme, la défiance voire l’animosité de nos concitoyens. Que la devise de la République, telle qu’elle s’inscrit encore aujourd’hui aux frontons des mairies et des écoles, n’est plus qu’une ultime provocation :

 

               LIBERTE, devenue le prête-nom de l’individualisme et revendiquée avec d’autant plus de violence qu’elle est de plus en plus illusoire ;

 

               EGALITE, perdue dans l’idéologie égalitaire et qui offre aux acteurs politiques du moment la matière de leur action liberticide et paupérisante en s’appuyant sur le plus vil et le plus désastreux des sentiments : l’envie ;

 

               FRATERNITE, pervertie dans le cache-misère de la solidarité avant de finir dans une assistance complaisante mais humiliante n’ayant pour seul objectif que d’acheter la paix sociale et la pérennité des prébendes.

              

               Allons-nous attendre encore avant de montrer aux Français que la fuite en avant du pouvoir républicain dans sa volonté éperdue de « faire notre bonheur malgré nous » (Philippe  Muray) n’exprime que son incapacité naturelle à assurer l’épanouissement de la res publica c’est-à- dire le bien commun ?

 

               Allons-nous attendre enfin avant de dire aux Français que lorsqu’ils ont assassiné le Roi Louis XVI, le 21 janvier 1793, « ils se sont trompé de cible ; aujourd’hui le Roi n’est plus là mais l’absolutisme règne » (Henri Vivier dans Regards sur la France, le Seuil 2007) ?

 

               Au fond, allons-nous attendre la disparition de la France pour nous dresser contre ses fossoyeurs en oubliant que le royalisme est une idée neuve….de plus de mille ans ?

 

               Qui en effet peut avoir, mieux que le Roi, l’autorité, l’équité et le rôle fédérateur nécessaires à l’unité autant qu’à l’épanouissement de la diversité des peuples ? Le caractère héréditaire et successible du principe monarchique ainsi que les règles spécifiques de dévolution de la couronne en France lui assurent la clé de sa légitimité politique : l’indépendance. Celle-ci, illusoire dans le système républicain actuel (le Président de la République n’étant jamais que le représentant éphémère d’une coterie quand il n’est pas le fruit d’une campagne publicitaire promue et financée par un parti politique, un groupe social ou un milieu culturel), lui permet d’être le représentant unique, permanent et incontestable de la nation aux yeux du monde autant que des citoyens.

 

               Etre royaliste aujourd’hui ce n’est plus seulement être partisan du Roi ou de la royauté, c’est aussi une dignité. N’ayons plus peur et dressons-nous en nous souvenant du dernier message d’Henri V, comte de Chambord : « La France ne peut pas périr car le Christ aime encore les Francs ».


                                                                                                      Jean-Yves Pons

                                                                                          Président de l’Institut Henri IV

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Published by Charte de Fontevrault - dans ANNUAIRE DES MOUVEMENTS AMIS ET ALLIES
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