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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:18
   La Turquie n'est non seulement pas européenne mais a toujours été une adversaire voire une ennemie de L'Europe.

     Géographiquement, la plus grande partie de la Turquie se situe en Asie moyenne-orientale. Seule une petite partie de son territoire est en Europe (moins de 4%). Encore peut-on considérer que cela résulte d'une reconquista inachevée. La plus grande ville de Turquie, Istanbul, est certes dans sa partie européenne. Mais elle a perdu son statut de capitale au profit d'Ankara, plus centrale et asiatique, en 1923, à la proclamation de la république par Kemal Atatürk. Ce choix montre la nature asiatique et non européenne de la Turquie. Ses frontières terrestres sont avec la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Azerbaïdjan.

      Historiquement, la Turquie est ennemie de l'Europe. Héritière de l'empire ottoman, elle a détruit l'empire byzantin, héritier de Rome. Ce n'est que grâce aux victoires de Lépante et à l'échec du siège de Vienne que l'Europe n'est pas devenue entièrement turque. Jusqu'en 1830, la Grèce, berceau de l'Europe était occupée par la Turquie. Sur son territoire de nombreux sites sont liés à l'histoire de l'Europe : Troie, Éphèse, Antioche, Nicée, Contantinople et sa basilique Sainte-Sophie. Mais l'apport gréco-romain ou chrétien a été balayé par l'arrivée des turcs, asiatiques, au 10ème siècle : Sainte-Sophie transformée en mosquée, disparition des chrétiens par génocide (arménien, assyriens) ou expulsion (orthodoxes).

     Culturellement, la Turquie est musulmane et asiatique. Bien entendu le passage de Mustapha Kemal Atatürk au pouvoir a introduit la séparation de la religion et de l'État. Le port du voile dans les écoles publiques y reste interdit. Mais cette laïcité n'a vraiment pénétré que l'armée, gardienne de la tradition kemaliste. La société civile reste profondément musulmane et la Turquie n'échappe pas à la contagion islamiste. Outre les attentats antisémites et antioccidentaux de novembre 2003, on remarque des signes d'une réislamisation de l'État que l'armée peine à endiguer : catéchisme islamique obligatoire dans l'enseignement depuis 1982, arrivée au pouvoir des islamistes prétendument modérés de l'AKP. Le cas d'Istanbul que de nombreux touristes occidentaux visitent ne doit pas faire illusion. Si cette ville est ouverte sur l'occident, elle le doit à son histoire, à sa situation géographique, à ses activités touristiques et commerciales. Elle reste une exception. Le reste de la Turquie est asiatique.

      Bien entendu il n'y a plus aujourd'hui l'antagonisme d'hier entre Turquie et Europe. Elle fait partie des pays musulmans de la Méditerranée, avec le Maroc et la Turquie, qui résistent, plus ou moins bien, à l'islamisme et incarnent un islam moderne sans renier leur culture propre. Il est de l'intérêt de l'Europe, et de la France en particulier qui a une histoire avec ces pays, de s'entendre et de nouer des liens avec eux. Mais la question est de savoir si, au-delà de traité d'alliance militaire et d'accords économiques, elle peut rejoindre une Europe tendant à l'intégration. Se pose alors la question de l'Europe que nous construisons.

    …l'Alliance royale l'a déjà noté, le simple fait de parler de constitution signifie la volonté de créer un État européen. Ce que nous refusons parce que c'est une utopie qui peut devenir totalitaire. De plus ce traité a une orientation clairement fédéraliste. Or une telle construction n'est possible, si ça l'est, que si les pays qu'on fédère partagent un héritage commun. Pour l'Europe ce ne peut être que les héritages grec, romain et chrétien, même si la constitution refuse de les reconnaître. Et nous avons vu que la Turquie ne les partage pas. Il est symptomatique à cet égard que MM Giscard d'Estaing et Bayrou, fervents partisans de cette Europe fédérale, s'opposent à l'adhésion de la Turquie. Mais même dans le cas d'une Europe dans laquelle les pays, tout en tissant des liens de coopération et d'amitié plus étroits, conserveraient leur souveraineté, il est indispensable que tous parlent le même langage, partagent la même culture de base. L'héritage dont nous parlons est ce patrimoine commun qui permet aux peuples européens, malgré leurs différences, de sentir qu'ils appartiennent à une même histoire, qu'ils peuvent construire, en confiance, un avenir partagé.

      Cette culture commune, nous ne la partageons pas avec les Turcs. Ils sont des voisins, ils peuvent être des amis, ils ne seront jamais de la famille.

Source. Pierre Van Ommeslaegue; Alliance royale.décembre 2004


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commentaires

Alain TEXIER 14/04/2009 21:42

Reçu à une autre adresse de Saint Michel Archange ;

SONDAGE
L'adhésion de la Turquie à l'UE divise les Français
NOUVELOBS.COM | 30.11.1999 | 00:00
Une personne sur deux se déclare opposée à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne tandis qu'à peine plus d'une sur trois s'y dit favorable.


Les résultats de cette enquête sont proches d'une étude réalisée en 2004 (Reuters)
Un Français sur deux se dit opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne tandis qu'à peine plus d'un sur trois s'y dit favorable, selon un sondage CSA publié lundi 13 avril dans Le Parisien / Aujourd'hui en France.
Les personnes interrogées sont 50% à refuser une adhésion d'Ankara à l'UE et 35% à l'approuver, tandis que 15% ne se prononcent pas.
Il y a quatre ans, ces proportions étaient respectivement de 66%, 28% et 6%.
Les résultats de la dernière enquête d'opinions se rapprochent de ceux obtenus lors d'un sondage similaire en décembre 2004: 50% des personnes s'étaient alors déclarées opposées à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, 37% favorables tandis que 13% ne se prononçaient pas.

- Sondage réalisé par téléphone les 8 et 9 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 1.009 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
(AP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090414.OBS3202/ladhesion_de_la_turquie_a_lue_divise_les_francais.html
Pour information!

Saint Michel Archange 07/04/2009 12:18

Oui, la turquie n'est pas européenne.Merci pour cette bonne mise au point.
Je dirais que les turcs sont des cousins éloignés et commes ils sont "éloignés" on ne se connait pas...mais cependant nous pouvons avoir une certaine amitié pour eux...dans la mesure du raisonable. Il faut appeler un chat un chat.