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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 07:46
      Candide ou l'Optimisme [Voltaire], petit roman fantaisiste et conte philosophique de Voltaire, publié en 1759, qui dénonce avec ironie les méfaits des théories providentialistes en vogue au XVIIIe siècle.

        En trente chapitres, depuis son départ précipité du château du baron de Thunder-ten-tronckh, petit paradis terrestre où il laisse sa bien-aimée Cunégonde, jusqu’aux retrouvailles finales, qui s’avéreront d’ailleurs décevantes, le jeune Candide fera l’apprentissage de la vie et de ses dures réalités. Confronté à l’esclavage, à la guerre des Abares et des Bulgares, au tremblement de terre de Lisbonne, etc., Candide perd peu à peu son innocence et prend conscience de l’écart entre la philosophie bêtement optimiste que lui a enseignée son précepteur Pangloss et la réalité faite de bruit et de fureur.

         Ainsi le parcours initiatique et catastrophique de Candide permet-il à Voltaire d’attaquer ironiquement les doctrines providentialistes défendues par Leibniz* . Révolté par l’existence du mal dont il transpose dans Candide les manifestations — autodafés, fanatismes politique et religieux, rouerie humaine —, Voltaire se lance dans la polémique par le biais de la satire. Il oppose donc systématiquement au leitmotiv servi par le ridicule Pangloss nourri aux théories de Leibniz — le fameux « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » — une série de catastrophes pour en tirer une leçon de sagesse toute pratique, celle ramassée dans la phrase de conclusion : « Il faut cultiver notre jardin ». Avec ces mots, Candide résume la position de Voltaire, qui consiste à substituer à la métaphysique, qui selon lui ne résiste pas à l’épreuve des faits, un empirisme plus à même de conduire sur la voie de la sagesse.

     * En étudiant l’Origine radicale des choses (1697), Leibniz affirma que Dieu avait opté pour qu’il y eut « quelque chose plutôt que rien », et qu’il créa un monde dans lequel se réalisait le « maximum de possible » — idée qui fut caricaturée par Voltaire dans Candide, où il attribue à Leibniz une vision métaphysique d’un optimisme béat. L’imperfection des parties du monde est, selon Leibniz, au service de la perfection de la totalité du monde. Si tout n’est pas raison, comme il souligna dans son Essais de théodicée (1710), il y a du moins dans les « créatures non raisonnables des merveilles qui servent à exercer la raison ».

Source.
http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_741535534/Candide_ou_l%27Optimisme.

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