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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 10:19

C'est parce qu'elle révèle, à l'évidence, une évolution malsaine et dangereuse des choses et, surtout des esprits, qu'il paraît utile de réflechir quelques instants sur l'affaire de la vidéeo retirée sur Internet....

          Bref rappel des faits, qui se sont déroulés le 7 décembre 2008, dans un bus du XVIII° arrondissement de Paris.
          Un jeune homme est installé dans un bus, dans le quartier Montparnasse à Paris. Un jeune s'approche de lui par derrière et lui vole son portefeuille dans la poche de son manteau. 
          La victime se retourne, fait un geste pour essayer de récupérer son portefeuille. A ce moment là, au moins quatre jeunes se trouvant dans le bus se jettent sur lui et commencent à le tabasser en le traitant de "sale français", "fils de pute" et autres sympathiques et charmantes joyeusetés....
          Le garçon se retrouve par terre, tandis que ses agresseurs s'acharnent sur lui à coups de pied, frappant deux autres passagers au
passage, tout en continuant à déverser des torrents d’insulte.

          Personne dans le bus n'intervient. Le chauffeur reste à sa place pendant que le pugilat continue. On assiste alors à de longues minutes
de violence. Jusqu'à ce que la victime parvienne à se traîner jusqu'au chauffeur pour le supplier de « l'emmener à l'hôpital». Les agresseurs quittent le bus, puis remontent et recommencent sous les yeux du chauffeur qui ne se lève toujours pas pour intervenir. (Sa
conduite a été qualifiée « d’exemplaire » par Pierre Mongin, le Président de la RATP.

          L'affaire est ressortie, et a été portée à la connaissance du grand public tout récemment, alors que jusqu'à présent elle n'avait guère été évoquée... Et pourquoi est-elle ressortie, quatre mois après ? Parce que des images de ce fait divers révélateur ont fini par faire leur apparition sur internet. Elles proviendraient de la caméra de vidéosurveilance d'un bus de nuit Noctilien, dans lequel le jeune voyageur a été agressé. Les inscriptions portées sur la vidéo mentionnent l'heure : 3h45.



          L'extrait mis en ligne, et retiré depuis, dure plusieurs minutes, et il est particulièrement violent. On y voit, donc, le jeune homme passé à tabac par un groupe d'individus qui tentent de lui dérober son portefeuille. La victime est rouée de coups de pied et de poing aux cris de "fils de pute" et de "sale Français". Deux passagers qui tentent de s'interposer sont également frappés tandis que la plupart des voyageurs prennent la fuite. Le conducteur de bus, qui a donné l'alerte, reste sur son siège.
           La réalité de l'agression est établie puisque selon une note du ministère de l'Intérieur, trois interpellations ont eu lieu suite à l'incident.


          Or, depuis que cette "affaire" a commencé, les autorités ont eu plusieurs attitudes scandaleuses. Des autorités que l'on va voir aussi promptes -sinon plus- à combattre les défenseurs de l'ordre qu'à combattre les fauteurs de troubles....
           D'abord, le mercredi 8 avril, un gardien de la paix appartenant au Service régional de la police des Transports a été placé en garde vue à l'Inspection générale des services - la police des polices, avant d'être relâché en début de soirée. Initialement, le policier était soupçonné d'être à l'origine de la diffusion de la vidéo à partir de sa page Facebook, avant que les images ne soient reprises sur des sites de partage de vidéos, YouTube et Dailymotion notamment, et assorties de commentaires évoquant des "racailles" lors d'une "agression anti-blanc".
          Ensuite, le gardien de la paix encourrait des sanctions pénales et disciplinaires. Il pourrait, selon une source policière, être suspendu à titre conservatoire dès sa sortie de garde à vue. Il est passible d'une révocation.
          Enfin, à la préfecture de police, on précise que lors d'une enquête sur une agression, les images enregistrées par les caméras de surveillance de la RATP "sont transmises sur réquisitions à des policiers qui les placent sous scellés", ces éléments "faisant partie du secret de l'enquête". Et l'on rappelle "que tout policier qui viole le secret de l'enquête s'expose à des poursuites".
         Fort bien. Mais on aimerait être sûr que les voyous violents qui sévissent de plus en plus dans nos rues, et de plus en plus violemment, s'exposeront eux aussi "à des poursuites", auxquelles les pouvoirs publics mettront autant de zèle qu'à punir un fonctionnaire de police qui alerte l'opinion d'un danger qui se fait de plus en plus menaçant ....
          Enfin, pour le Président de la RATP, Pierre Mongin, "la diffusion sur Internet de la vidéo est un acte constitutif d'un délit, la RATP est victime dans cette affaire, elle porte plainte et elle demande que toute la lumière soit faite sur l'origine de cette fuite", a-t-il déclaré avant d'ajouter que cette vidéo constitue "plus qu'une fuite, c'est une manipulation d'un document de type policier et judiciaire à des fins de communication externe".


          En somme, si on comprend bien, le vrai crime, on a l'air de faire plus que s'en ficher bien pas mal: on n'en parle même plus. La chose effarante, ce n'est pas que des bandes de voyous rançonnent les transports en commun et terroisent la population. Non. "Le" crime des crimes, la chose impardonnable, l'horreur absolue.... c'est qu'un policier ait osé porter ces faits à la connaissance du public. D'ailleurs, la victime elle-même, interrogée dans Le Figaro a fait largement plus que prendre ses distances avec tout ce qui pourrait ressembler à une exploitation de sa mésaventure !....


          La morale de cette "affaire" ? : taisez-vous, couchez-vous, subissez ! Voilà ce que disent en somme les autorités ! Et si vous êtes membre d‘une instituton de l’Etat, surtout n’informez pas le public, ne dites rien, regardez ailleurs... sinon vous risquez la taule et la révocation ! C'est pas beau, ça ?
           Et si, plutôt que d'accepter de se coucher et de se laisser déposséder de son bien le plus précieux -son Pays et sa liberté- comme semble l'y inviter le Pays Légal, l'opinion finissait par choisir de réagir ?.....
 
Source.

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