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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 17:50
   Le dernier numéro de l'AF  2000 nous propose en page neuf et sous la signature de Michel Fromentoux un bref rappel de ce que fut l'élection du premier capétien. Dans le paragraphe en sous-titre on peut lire notamment : " . . . .  le père ( Hugues Capet) entreprit de soustraire le royaume aux compétitions électorales . . . ". La compétition envisagée ici est celle qui concerne le plus haut niveau de l'Etat et elle est de nos jours toujours aussi nocive. Le drame est, dans les temps que nous vivons, qu'elle n'est pas seulement mortelle pour une lignée de chefs mais qu'elle tue lentement et sûrement et à tout les niveaux de la vie publique, le pays tout entier, sa civilisation, et sa culture.  Car il faut bien voir, quelque soit le niveau envisagé,  que le choix de la voie électorale comme unique chemin vers le pouvoir  alors que la compétence et l'autorité naturelle, sous tendues par  une haute valeur morale,  devraient en être les seules voies d'accès, on est sûr que la recherche du bien commun sera rapidement oubliée, que le court-terme sera la priorité et que la conduite des affaires publiques sera désastreuse. Nous le voyons chaque jour près de nous et au loin

       Or, une idée se propage, dans certains milieux royalistes en vue, de  coiffer la république par une simple ré-instauration d'un roi en lieu et place du président tel que nous le connaissons de nos jours, muni des prérogatives que la constitution de la Véme lui a attribibuées. Ce qui est envisagé est une simple substitution au sommet tout en gardant le reste de l'édifice étatique actuel.  On change la tête mais on garde un corps pourtant gangréné, on refait le toit mais les murs sont lézardés. Cette hypothèse a été évoquée l'année dernière dans Politique Magazine par Me Trémollet de Villers, lequel ne remet nullement en cause, dans sa suggestion,  les procédures électorales de base et les structures administratives actuelles.  Selon lui, à l’exception du chef de l’Etat, tout serait conservé jusques et y compris le fonctionnement et le rôle des partis politiques et, pour certains de leurs courroies de transmission syndicales.  Je viens d'entendre dans une récente émission de Radio Courtoisie un dirigeant de l'Alliance Royale qui a décrit une situation type IV ème république,  montrant à l'évidence qu'il n'a pas relu l'histoire récente de cette république-là. L'éventualité d'une simple permutation, apparemment pragmatique, est en fait dangereuse car les mêmes causes produisant les mêmes effets, le ver qui ronge les démocraties rongerait alors  la royauté.

    Quel est le risque dans ces deux cas de figure?  Il est clairement discernable . A défaut de convoiter un poste inaccessible mais vide de toute substance, la meute des ambitieux soudoyés par des lobbies louchera sur celui de premier ministre et continuera de mettre à sa botte des partis marchepieds et des députés godillots, le tout financé très obscurément.  La rue, manipulable et manipulée, sera mise en action pour renverser ce qui aurait pu être redressé. ( Voir 1830 et 1848), l'envol se soldera par conséquent dans un crash mortel en bout de piste. Certains peuvent argumenter qu'à l'aide de réformes étalées sur de longues périodes, les amendements nécessaires seraient progressivement mis en place, mais la rue, encore elle, continuera de bloquer toute les tentatives, si intelligemment  préparées soit-elles. Elle nous donne ces temps derniers la démonstaration de sa nuisance  à coup de "mouvements " obstructifs perpétrés principalement dans le domaine d el’éducation ( Lycées et Université). Elle s’en donnerait à cœur joie contre le roi, n’en doutons pas.
 
    Un autre point peut être examiné, celui du coût des institutions et en particulier des instances de représentations  nationales et locales. La république aime employer du monde. Jamais moins de 40 ministres, de 550 députés, de 350 sénateurs, plus les conseils généraux et régionaux plus les chambres consultatives le tout siègeant en temps complet et générant des charges de fonctionnement et de retraites considérables. Quel contraste avec la compacité des conseils que les rois ont réunis autour d’eux au fil des sciècles. Si un roi concerve les pesanteurs, républicaines, comment obtiendra-t-il les allègements des charges publiques qui seront nécessaires pour qu’il allège le fardeau fiscal de ses sujets.

    Facteur aggravant,  le temps qui nous est compté. L'espoir d'une évolution douce est désormais illusoire. Les extrapolations démographiques montrent qu'une substitution de peuplement s'installe dans le pays et qu'à court-moyen terme, point de non-retour atteint, elle sera en posture d'en contrôler le destin. C'en sera fait  de 1500 ans d'histoire, la page sera tournée. Il n'y a donc pas de compromission possible entre démocratie et royalisme et il faut bien, un jour ou l'autre, choisir, lignée effectivement régnante ou mort programmée sont les termes de l'alternative future

     Certes quelques dispositions de la Vème république  pourraient être conservées dans une éventuelle ré-instuaration. On les trouve dans la notion de domaine réservé telle que la mettait en pratique le général de  Gaulle et dans les modalités de désignation du Premier ministre, chef du gouvernement.  Et pour cause, ces usages ( car il ne s’agissait pas, pour l’essentiel, d’une disposition constitutionnelle formelle, mais bien d’un usage) étaient en fait la reprise de fonctions régaliennes de base, à savoir, les affaires étrangères et la défense. Il ne manquait que la justice pour que l’adaptation gaullienne fut complète.  L’adoption de ces dispositions, devrait donc être vue plutôt comme un retour aux sources que comme un emprunt à la république.

Cependant, il n'est ni possible ni souhaitable de priver le peuple de moyens d'expression, ce qui mènerait tout droit à des explosions . La nouvelle monarchie devra donc trouver un moyen non pervers d'établir un connivence entre le peuple et le roi, connivence sans laquelle rien de solide ne pourra être édifié, mais à l'aide de laquelle les intermédiaires véreux seront empêchés de nuire. De nouvelles procédures doivent être imaginées, puis proposées sans attendre. Les principes de base sur lesquelles ces procédures pourraient être assises sont connues. Elles sont souvent  rappelées et consistent à ne voter que sur des sujets que l'on maitrise et de ne  mandater que des gens que l'on connait effectivement. Une réforme radicale des modes de scrutins que les démocraties ont érigés en système unique et universel de  désignations des gouvernants est donc un chantier auquel lequel les conseillers des princes devraient travailler. Il y va de la survie de notre nation et de son peuple. Mais le font-ils ?

Quelques signes, discernables dans la presse ( écrite ou radio-télévisuelle) dans les spectacles ( films historiques à succès), dans les livres ( biographies royales en édition populaire) montrent de plus en plus clairement que le fait royaliste suscite curiosité, intérêt qui sont les avants-coureurs de l’adhésion. Que manque-t-il pour que cette adhésion potentielle se manifeste de façon plus visible ? Peut-être une ébauche de chartre royale qui puisse faire découvrir à l’ensemble des français ce que pourrait être la vie commune sous et avec un roi. L’alternative royaliste serait mieux perçue et, espérons-le, positivement.

  Un prince y travaille-t-il ? Si c’est le cas, tant mieux, mais alors il est urgent que ses travaux, s’ils existent, soient mis au grand jour.


Source.
Paul T.


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commentaires

Alain+Texier 16/06/2009 21:58

Le dernier § du commentaire précédent a été malen contreusement coupé, le voila restitué en entier.

Le pouvoir centralisé dégonflé pourrait ainsi, sous l'autorité du ROI, se consacrer aux missions régaliennes comme la diplomatie,
+++ et aussi +++
les finances, les armées, la police, la justice et les grands travaux.

Alain+TEXIER 16/06/2009 21:54

Commentaire provenant d'un autre site.

Dans un premier temps, il faudrait que le ROI retrouve son trône ce qui ne peut se faire que par une exceptionnelle grâce de DIEU

Concernant le système politique, il faudra évidemment réformer de fond en comble cette démocratie élective qui est en fait une dictature larvée où les alternances se font entre des partis d'accord sur l'essentiel.

La seule élection que je reconnais utile, et qui existait sous l'Ancien régime, est celle des élections municipales, voire peut être aussi celui des représentants de cantons ou de conseillers d'arrondissement (à voir) auprèsde la région.

Ainsi aussi, il faudrait recréer les vraies grandes régions françaises qui auraient une vraie autonomie de gestion mais aussi et aussi des pouvoirs exécutifs et législatifs régionaux.

Le pouvoir centralisé dégonflé pourrait ainsi, sous l'autorité du ROI, se consacrer aux missions régaliennes comme la diplomatie