Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : charte.de.fontevrault.over-blog.com
  • charte.de.fontevrault.over-blog.com
  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
  • Contact

Recherche

Pages

Liens

4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 10:49
NDLRB : Note de la rédaction du blog
    Le  blog de la Charte de Fontevrault met en œuvre, comme la Charte dont il est  l’instrument, non une  forme d’œcuménisme qui ne fait pas partie de ses valeurs, mais  le principe de l’égalité entre  les princes.
   C’est à ce titre qu’il accueille  volontiers dans ses colonnes le  communiqué suivant :

 
Communiqué

         Quelques journaux ont publié l’annonce du mariage à Senlis, le 2 mai 2009, du « duc de Vendôme », fils du « comte de Paris» et de son épouse légitime (et séparée) la digne « duchesse de Montpensier »,née Marie Thérèse de Wurtemberg, avec Mademoiselle Philomena de Tornos. Cette cérémonie appelle plusieurs commentaires.
      Tout d'abord le Groupement présente ses voeux de bonheur aux jeunes mariés. Quelle que soient les querelles dynastiques dont il va être parlé, ils ne doivent pas occulter l’apparition d’un nouveau foyer chrétien et rattaché à la famille des rois de France. L'on ajoutera que le jeune prince a, dit-on, de la qualité, et que son attitude générale ne suscite pas les mêmes critiques que celles de son grand-père, prétendant perpétuel et mêlé à diverses intrigues politiques (affaire Darlan, positions pendant la guerre d'Algérie) ou de son père (divorcé remarié et initié à la franc-maçonnerie).
        Le jeune foyer a déjà rempli les formalités civiles le 19 mars 2009. Le maire d’arrondissement parisien qui y a présidé était Madame Rachida Dati, édile « issu de l’immigration », ce qui a pu surprendre les disciples de Charles Maurras.
      Il est nécessaire, dès lors que des informations inexactes quant à l’aspect dynastique circulent dans la presse  (notamment Point de Vue, magazine devenu « people »), de rappeler que le marié appartient à une branche cadette des Capétiens, la famille d'Orléans, et qu'il est de ce fait  très loin du trône de Saint Louis si l'on s'en tient aux règles qui étaient appliquées au temps de la monarchie légitime. En effet, comme l'enseignent les spécialistes d'histoire du droit dans les facultés de la République, la couronne royale de France se transmettait de mâle en mâle par ordre de primogéniture. Aucune renonciation ou abdication n'était admise : le roi de France étant fait par Dieu,  aucun homme ne pouvait modifier l'ordre de succession. En outre, l'on ne tenait aucun compte de la nationalité des princes, dès lors qu'ils étaient de sang  capétien (ainsi Henri IV, avant d'accéder au trône de France, était-il roi de Navarre).
      La branche d’Orléans est cadette par rapport aux nombreux princes issus de Louis XIV par son petit-fils Philippe V d'Espagne (ex - duc d'Anjou). En application de ces principes, l'héritier légitime du droit de ceindre la couronne est donc l'aîné généalogique de tous les Capétiens actuels, Mgr Louis de Bourbon, duc d'Anjou  (« Louis XX »). C’est lui, et non son lointain parent, Henri d’Orléans (dit « comte de Paris «  et  «duc de France »), père du prince Jean, qui peut être tenu pour l’héritier des anciens rois. Si Henri d-Orléans peut revendiquer une couronne, c'est celle de son ancêtre Louis-Philippe, fils du régicide Philippe Egalité, devenu en 1830 « roi des Français » par usurpation commise au détriment de son cousin Charles X.
       L'on peut encore remarquer que  Jean d' Orléans est le deuxième des fils survivants du « comte de Paris. » En effet, son frère aîné, François, est gravement handicapé. Il y a donc discussion chez les partisans de la branche cadette pour savoir si l'on peut faire passer la couronne sur une tête. Le « comte de Paris » a d’ailleurs naguère défendu les « droits » de son fils aîné en estimant  que l'incapacité ne doit pas entrer en ligne de compte.
       L'on ne mentionnera que pour mémoire des titulatures princières discutables. A notre époque, les princes portent des titres qui, à la différence des titres de noblesse (toujours reconnus par l’Etat) ne reposent pas sur des actes juridiques officiels.  Si l’on considère que l'aînesse appartient au duc d'Anjou, les appellations des princes cadets, à commencer par « comte de Paris «  et  «duc de France », sont toutes irrégulières ou, si l'on aime mieux, « de création orléaniste. »
        L'on ajoutera -- mais ce sera sans doute l'objet d'un autre communiqué -- que le « comte de Paris » aurait obtenu une déclaration de nullité de son mariage religieux avec la duchesse de Montpensier, dont il a eu cinq enfants, et qu'il songerait à convoler légitimement avec sa compagne actuelle, Micaela Maria Cousino y Quinones de Leon, épouse divorcée Bœuf. Cette décision canonique, qui n’a pas manqué de surprendre, permet d'attendre un nouveau mariage dans la maison d'Orléans qui paraît décidément entrée dans une phase heureuse. Notre Groupement ne manquera pas de saluer comme il le mérite cet événement très attendu.

       Fait à Paris, le 29 avril 2009.


Franck BOUSCAU
Professeur des Facultés de Droit
     Président du Groupement Universitaire
pour l'Etude des Institutions Publiques
de la Monarchie Française
.

     Le"Groupement universitaire pour l'étude des institutions publiques de la Monarchie française" est une association apolitique qui regroupe, autour de l'objet défini par son intitulé, et dans une perspective scientifique, des universitaires, Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités, notamment des Facultés de Droit ou des Lettres, ainsi que des historiens, des juristes, des étudiants et des personnes intéressées par l'histoire des Institutions.

Source .
Prof. Franck Bouscau.
4O, Square Montsouris.
75014- Paris.

Partager cet article

Repost 0

commentaires