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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 20:51
      Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche à Paris pour commémorer l'abolition de esclavage et demander "réparation" au gouvernement français. L'abolition de l'esclavage en 1848 en France est commémoré chaque année le 10 mai depuis 2006. "Nos ancêtres méritent plus qu'une commémoration. Il y a eu un préjudice moral, spirituel, physique, dont nous subissons encore les conséquences", a souligné la vice-présidente du Collectif des filles et fils d'Africains déportés, Joby Valente.
     Le président du comité Organisation 10 mai, Théo Lubin, a demandé que "le 10 mai devienne férié (sic), que les rues qui portent le nom d'un négrier soient débaptisées  (sic bis ) et que les manuels scolaires intègrent l'histoire de l'esclavagisme"(sic ter). De son côté, le président de Solidarité africaine de France, Guy-Samuel Nyoumsi, a précisé que cette association avait rédigé une "Charte de la réconciliation" pour "permettre que des descendants d'esclaves rentrent en Afrique, dans les pays qui seront d'accord, avec un projet et y fassent du co-développement". Ce document, selon Guy-Samuel Nyoumsi, a été envoyé il y a trois semaines aux ambassades "accréditées en France" et "des démarches auprès des pays d'Afrique" vont être entreprises. La manifestation parisienne a rassemblé, selon les organisateurs, huit cents à mille personnes entre République et Nation.
     Le Cran déplore l'absence de Sarkozy à Bordeaux.
    A Bordeaux, une exposition permanente consacrée au commerce atlantique et à l'esclavage a été inaugurée au Musée d'Aquitaine. Venue pour l'inaugurer, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé que la mémoire n'était "rien" si elle n'était pas accompagnée d'"une prise de conscience". "On se grandit à regarder son passé en face, en assumant ses parts d'ombres
NDLRB. S’agissant des parts d’ombres de la révolution dite française , le  blog  de la charte de Fontevrault  s’en occupe . Consultez  régulièrement  la catégorie des aticles du blog  intitulée « Les ombres de la révolution ».
   et ses aspérités, en rejetant la tentation de l'oubli", a-t-elle ajouté. Aux côtés de la ministre, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a souligné que cette inauguration était "le fruit d'un long mûrissement". "Il y a quinze ans, évoquer à Bordeaux la traite négrière et l'esclavage, n'allait pas de soi", a souligné l'ancien Premier ministre. Et d'expliquer : "certes, des associations nombreuses militaient avec persévérance pour que notre ville regarde en face son passé de port négrier. Mais la société dans son ensemble demeurait indifférente, pour ne pas dire réticente. Pour faire évoluer les esprits, il a fallu du temps".
     Notoirement hostile à la démarche consistant à reconnaître un passé historique obscur, quel qu'il soit, ce qu'il fustige comme une "repentance", le président Nicolas Sarkozy n'a pas participé aux cérémonies, ni à Bordeaux, ni ailleurs. Parlant de "faute politique", le Conseil représentatif des associations noires (Cran) s'est interrogé dans un communiqué sur la signification de cette absence et "sur le refus systématiquement opposé par l'Etat à sa demande d'une grande action culturelle populaire en mémoire de l'esclavage".
Source ;
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-05-10/abolition-de-l-esclavage-alliot-marie-la-memoire-doit-s-accompagner-d-une-prise-de/920/0/342140

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire 

   Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel et Yves Jégo inaugurent dimanche avec Alain Juppé un espace permanent consacré à la traite négrière au Musée d'Aquitaine.
   Les navires s'appelaient le Liberté, l'Heureux, le Confiance ou encore Conduite de Dieu. Il n'y avait aucune ironie dans leur nom : aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traite des Noirs allait de soi, à Bordeaux comme dans tous les ports d'Europe de l'Ouest. Depuis une dizaine d'années, la Ville ausculte ce passé et dimanche, pour la troisième Journée annuelle de la commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai, un espace permanent consacré à la traite négrière sera inauguré au Musée d'Aquitaine. Ce sera le deuxième en France après celui de Nantes.
      Quatre sections, riches d'un fonds de gravures mais aussi d'éléments d'architecture monumentale, d'objets issus des civilisations précolombiennes ou d'Afrique, de maquettes, de cartes et de films structurent ce parcours de 750 m_. Priorité y est donnée à l'exposé rigoureux des faits. On rappelle qu'entre la fin du XVe et celle du XIXe, environ 50 millions d'Africains, hommes, femmes et enfants, furent enlevés de leur village
NDLRB. Mais enlevés par qui au juste ?
  Sur  ce point, on consultera avec soin les ouvrages suivants  que nos  commémorateurs ne semblent pas connaître, dommage !
Les traites négrières : essai d'histoire globale
Pétré-Grenouilleau, Olivier
Gallimard, 2004
Les négriers en terres d'islam
par Jacques Heers
Editions Perrin
2003

   et que 12,5 millions vécurent suffisamment longtemps pour entamer la traversée de l'Atlantique, dans des navires armés par des Européens.
    Repentance ? Alain Juppé parle de «politique de la juste mémoire». L'exposition entend simplement aider à comprendre. En récusant tout anachronisme culpabilisateur.
    Entrons. Un morceau du piédestal de la monumentale statue équestre de Louis XV, érigée en 1743 à Bordeaux et détruite à la Révolution, s'impose au visiteur. On y remarque l'évocation du Nouveau Monde par la représentation d'une coiffe de plumes et d'un carquois d'Indien. Les «Sauvages» sont ici honorés comme des vaincus classiques, comme Vercingétorix pour César.

Domestiques ou nourrices
     Les très rares chanceux (4 000 au XVIIIe) que l'on débarque à Bordeaux servent de domestiques ou de nourrices aux familles riches. Ils sont portraitisés aux côtés de leurs maîtres, parfois encore avec leur collier de servitude alors que l'esclavage est en principe interdit en France depuis Louis X le Hutin et son édit de 1315. Non loin du buste en marbre de Montesquieu, ces tableaux soulignent le manque de portée de l'ironie anti-esclavagiste présente dans De l'Esprit des lois.
    Toutefois, les Lumières gagnent vite du terrain et les abolitionnistes abondent en Gironde. Bordeaux ne sera jamais la capitale du commerce triangulaire, contrairement à Nantes. Mieux : au XVIIIe, la traite ne représentera que 4,4 % de son activité commerciale. Mais elle devra amplement sa prospérité à la production des colonies, et donc indirectement à l'exploitation forcée de l'homme par l'homme.
Source.

Le  culot des commémorateurs … des fleurs jetées dans la Loire.

    La typologie des événements et actions menés autour de cette journée du 10 mai  se révèle très diversifiée... Elle donne lieu à des cérémonies : inauguration de plaques, de stèles, de noms de rues ou de places, dépôt de gerbes, fleurs jetées dans les fleuves de la façade atlantique,
Source.
http://www.comite-memoire-esclavage.fr/spip.php?article135

   Signalons aux ignares  que  si la Loire  doit  bien être un lieu  de mémoire collective, il serait  opportun de ne pas se tromper de  victimes.
« Carrier et les « baptêmes républicains »
    « Baignoire nationale » : c'est ainsi que les révolutionnaires évoquent la Loire, devenue fin 1793 un lieu d'exécution collective.   
    Un euphémisme qui s'ajoute aux expressions « déportations verticales », « baptêmes républicains » et « aller au château d'eau », qui désignaient les mises à mort par noyade. La dérision macabre du vocabulaire ajoute l'horreur à l'horreur, noircissant encore le portrait d'un Carrier monstre sanguinaire
.
Source.
http://www.lepoint.fr/actualites-region/2008-05-22/nantes-l-histoire-tres-tumultueuse-d-un-fleuve-et-de-sa-ville/1556/0/247367

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