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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 09:12
Cécilia Gabizon
24/04/2009

     Dans un rapport remis mardi au ministre de l'Immigration, le Haut conseil à l'intégration suggère plusieurs mesures à destination des étrangers et des jeunes Français qui pourraient se sentir exclus de la communauté nationale.

» Des Marianne sur tous les documents de l'Etat
» La Marseillaise jouée lors de toutes les cérémonies
» Drapeaux : distribués par milliers dans les stades
     C'est un débat qui a mûri lentement : celui des symboles de la République. Captés par l'extrême droite dans les années 1980, La Marseillaise ou encore le drapeau retrouvent leur aura à droite comme à gauche. «Parce qu'ils incarnent un destin glorieux auquel chacun peut s'identifier», a estimé Éric Besson, ministre de l'Immigration, qui recevait hier un rapport du Haut Conseil à l'intégration (HCI) commandé par son prédécesseur Brice Hortefeux, après les sifflets qui avaient couvert l'hymne lors du match France-Tunisie.
     Missionné (NDLRB. Sic) pour éviter que La Marseillaise ne soit à l'avenir outragée, le HCI a souhaité redonner plus largement du sens aux symboles nationaux. Dans le fond, ce manifeste républicain s'adresse à tous. Mais les mesures concrètes concerneront surtout les immigrés. «Beaucoup rejoignent la France pour des raisons économiques mais aussi politiques», affirme le rapport remis hier. Il faut les imprégner de notre histoire de France, exaltée par des symboles. «Un hymne, un drapeau, un symbole, portent en eux le sacrifice de ceux qui ont rêvé la liberté, et qui ont parfois offert leur vie hier pour que nous puissions en jouir pleinement. Chaque enfant de France, quelles que soient ses origines, est l'héritier de philosophes, de héros révolutionnaires, de figures publiques qui ont pensé et bâti la République» , a souligné Éric Besson.
     Le HCI propose que les nouveaux venus soient formés et testés, progressivement, tout au long de leur parcours, «de leur arrivée, au renouvellement de leur titre de séjour ou à la naturalisation». «Il faut qu'ils connaissent les symboles, mais surtout qu'ils les comprennent». Il ne s'agit pas d'un examen où l'on pourrait échouer. Car une mauvaise note ne bloque pas le droit au regroupement familial. Mais bien d'une méthode pour favoriser l'adhésion à nos valeurs.

Consensus politique

     À ce jour, les cours d'éducation civique délivrés aux primo-arrivants restent souvent théoriques. «Il ne faut pas craindre le débat. Les symboles ne posent guère de problèmes. En revanche, il faut provoquer la discussion sur des sujets plus conflictuels, comme l'égalité homme-femme ou la laïcité.» Pour enrichir la discussion, le HCI propose d'exposer des modules, de formaliser des quiz sur un site Internet afin d'aider les candidats. Mais aussi de mieux former les formateurs. Ainsi que les professeurs chargés de l'éducation civique dans les écoles.
     Car le sens des symboles nationaux est parfois brouillé. «Révolutionnaires à l'origine, ils font depuis l'objet d'une dispute» , retrace l'historien Antoine de Baecque. La gauche les défend contre la monarchie et l'Église durant tout le XIXe siècle. Mais le début du XXe voit les ligues nationalistes s'en emparer.
    Cette guerre des symboles se poursuit, tandis que les communistes reviennent à la fin des années 1930 vers le drapeau tricolore. «Il y a une plasticité politique de ces symboles, qui se réinterprètent en fonction du contexte, mais toujours sur fond de nationalisme», estime l'historien.
     Jean-Pierre Chevènement, s'en était emparé à l'aube du bicentenaire. Depuis Ségolène Royal a réhabilité ces emblèmes, que la gauche avait un temps délaissés. Désormais, les symboles font consensus dans la classe politique. Mais pas toujours sens parmi la population, insiste le HCI. Qui propose le retour à une «ostentation nécessaire» des emblèmes de la République. En espérant ainsi rétablir l'esprit de la nation. Sans nationalisme.

Source.
 

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commentaires

Maxime 20/05/2009 22:02

"Quand un peuple cesse d'admirer, il cesse d'obeïr" : Rivarol