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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:00
L'abbé Pépino, camelot du Roi. Ils pleurent toujours Louis XVI

      Des messes ont encore été célébrées cette année en l’honneur du roi Louis XVI. C’était le 21 janvier, jour anniversaire de sa mort qui eut lieu en 1793. Que des gens prient pour un défunt n’a rien de choquant. Chaque jour, des milliers de "messes" sont "offertes" et célébrées pour les défunts des familles, et le dernier des Capet a droit à l’égalité (républicaine) des chances de salut... A moins que dans son cas, il s’agisse moins de prier pour le repos de son âme (depuis le temps, si elle n’est pas au ciel, son avenir paraît bien compromis !...) (NDLRB. Mon Dieu, que d'esprit)  que de faire de l’Eucharistie un rassemblement politico-nostalgique qui pue  (NDLRB. Sic; ce style c'est tout Golias, Appréciez le)  un peu trop fort, autour de l’autel, son monarchisme militant.

     Ces messes prennent des allures de manifestations royalistes et l’ambon se transforme en tribune pour les pourfendeurs d’une démocratie forcément régicide.

      Trois messes ont ainsi été célébrées dans la seule ville de Lyon , l’une en l’ église Saint Georges (chez les "Saint-Pierre", les ralliés de Mgr Lefebvre), une autre au prieuré du 56 de la rue Inkermann qui, lui, est carrément aux mains des membres de la fraternité Pie X, de stricte observance lefebvriste.. Voilà qui illustre bien ce sur quoi nous insistons tant à Golias : Ces milieux intégristes, ralliés ou non, sont imprégnés de la haine de la république. Ils ont repris le flambeau jamais éteint des partisans de l’Action française, de Maurras et des camelots du roi... Tout autant que leurs prédécesseurs, ces nostalgiques de la monarchie détestent la démocratie, la laïcité, la liberté, l’exercice de la citoyenneté, qui, pour nous sont autant de valeurs fondatrices, mais qui, pour eux, sont la source de tous les maux de notre société et de sa déliquescence...

        Dans le cadre de ces cérémonies "vieille France", plus surprenante est la messe "royale" organisée dans la prestigieuse église Saint Bonaventure de Lyon , avec bien sûr l’aval de son recteur et donc celle du Cardinal Barbarin.

      C’est l’abbé Eric Pépino, curé de paroisses dans le Val d’Azergues (département du Rhône), qui a, encore cette année, célébré l’Eucharistie en présence de Son Altesse Royale le Prince Rémy de Bourbon-Parme, descendant direct de saint Louis et de Louis XIV ("altesse royale", n’est donc pas une invention moqueuse de Golias)(NDLRB.Sic). D’ailleurs, l’abbé Pépino a commencé son homélie en lui lançant un respectueux "Monseigneur", avant de dire "chers frères et sœurs"... Parmi ces chers frères et sœurs, il y avait Loïc Bernard de Thugny, "président du souvenir bourbonien" (ça non plus, ça ne s’invente pas) et "les représentants des grandes familles lyonnaises et (de) nombreux monarchistes légitimistes..." comme le rapporte sur son site "Lyon-people".

     Le sermon de l’abbé mérite bien quelques citations révélatrices
( voir infra, le texte intégral)
                

Origine.
http://www.golias.fr/spip.php?article682

SERMON DE MONSIEUR l’ABBE PEPINO


« Monseigneur,
( NDLRB. S.A.R. le Prince Rémy de Bourbon-Parme)

Chers frères et sœur,

      La page évangélique qui vient d’être proclamée fut vécue – et de quelle manière ! – par celui qui nous rassemble aujourd’hui en ce sanctuaire : le roi Louis XVI. Traîné devant un tribunal inique, condamné par des juges sans loi car sans Dieu, le roi n’a pour réponse que le témoignage de sa foi, suprême rempart face à la folie sanguinaire des révolutionnaires. En digne fils de Saint Louis, il accorde son pardon à tous ceux qui l’ont offensé et c’est dans la paix qu’il monte à l’échafaud en ce 21 janvier 1793 de sinistre mémoire.

     Cet événement tragique, parmi tant d’atrocités que la soi-disante mémoire républicaine préfère cacher aux petits Français dans ses leçons d’histoire, eut des répercussions considérables. Et, aujourd’hui, nous sommes les héritiers de ce drame. Pourquoi ? Que s’est-il passé le 21 janvier 1793 ? Certes la mort injuste d’un homme est toujours un scandale mais en éliminant le roi, ceux qui désormais se proclamaient les maîtres de la France, avaient un plan : établir un ordre nouveau qui n’est, en fait, qu’un vaste désordre. L’ordre nouveau reposerait sur un principe que nous venons de commémorer : la laïcité. Ce qui avait fait, depuis le baptême de Clovis et des ses troupes en 496, la grandeur de notre pays n’avait plus droit de citer. Il fallait effacer de la mémoire nationale toute trace de la civilisation chrétienne que nos rois, malgré leurs défaillances personnelles, avaient toujours soutenue et protégée.

     Pour cela, une méthode : s’emparer de l’école afin de former des esprits et des intelligences éclairés par les lumières de la raison. Nos nouveaux maîtres allaient, enfin, faire sortir la France de l’obscurantisme, de cet abominable Moyen Age. Et que voyons-nous aujourd’hui ? Des ministres de la République se plaindre de l’ignorance religieuse des petits Français, de l’inculture historique du plus grand nombre. Si cela n’était pas dramatique, nous aurions envie de rire.

     La mort de Louis XVI ouvre donc des temps radicalement nouveaux où l’opposition à l’Eglise, à la foi chrétienne, à la famille et plus largement à l’ordre social naturel trouve son point d’aboutissement en notre siècle.

      C’est pourquoi, le devoir de piété filiale et de mémoire à l’égard de Louis XVI va au delà du simple événement historique. Il est un appel lancé à tous, en particulier aux jeunes générations, pour que nous demeurions fidèles à l’héritage chrétien, à l’authentique humanisme, à la vérité historique.

      Notre société est malade et, l’on est en droit de se poser la question : cette maladie ne serait-elle pas mortelle ? Comment pourrait-il en être autrement quand on se détourne de Dieu qui est l’auteur de la vie ? Décapiter un roi que Dieu, lors de son sacre à Reims, avait oint de la Sainte Ampoule n’était en rien un geste anodin.

       C’était la volonté délibérée de se séparer définitivement de la loi divine. C’est le même processus qui, aujourd’hui, sévit et conduit à la défaite de l’intelligence quand des lois sont votées, sous la pression des minorités en tout genre, afin d’établir une société nouvelle affranchie de toute norme morale.

    Faut-il sombrer dans le pessimisme ou le fatalisme ? « Non », répond Notre Seigneur dans l’évangile : « Moi-même je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance, ni contradiction ».

     Quelle est donc cette sagesse, quel est donc ce langage sinon, comme l’enseigne St Paul, le langage de la Croix ? Permettez-moi de citer ici les propos de notre Saint-Père le Pape Benoît XVI adressés aux jeunes à Cologne en août dernier :

      « Dans le monde présent, Dieu n’entre pas en concurrence avec les formes terrestres du pouvoir. Il n’a pas de divisions à opposer à d’autres divisions. Il n’a pas envoyé à Jésus, au Mont des Oliviers, douze légions d’anges à son secours. A la fureur et à l’étalage du pouvoir de ce monde, Il oppose le pouvoir sans défense de l’amour qui, sur la Croix – et ensuite continuellement au cours de l’histoire – succombe et qui pourtant constitue la réalité nouvelle, divine, qui s’oppose désormais à l’injustice et instaure le règne de Dieu ».

      Ce langage là n’est pas celui d’une majorité qui par un vote soi-disant démocratique, impose sa volonté. Non ce langage appartient au petit reste. Rappelez-vous, frères et sœurs bien-aimés, l’histoire sainte. Israël, après sa déportation à Babylone, ne ressemblait à rien. Son Temple rasé, son culte anéanti, sa loi profanée, le peuple exilé. Et pourtant en Israël, il y eut toujours ce petit reste fidèle aux promesses divines, debout dans la Foi. Du sein de ce petit reste, Dieu a tissé la fleur somptueuse qui se nomme Marie de Nazareth. Et les tyrans, les bien-pensants, les foules ne purent rien contre ce plan de Dieu. La fleur engendra le fruit, Jésus-Christ. Le petit reste avait eu raison contre tous. « Moi-même je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance, ni contradiction ».

      Aujourd’hui, les chrétiens fidèles à l’Evangile et à l’héritage culturel et spirituel sont un petit reste en France. Mais Dieu prépare la fleur qui donnera le fruit, celui du renouveau de la foi, du renouveau politique, du renouveau de la charité. L’Histoire l’a montré à maintes reprises : Jeanne d’Arc, Vincent de Paul ou Thérèse de Lisieux ne sont que quelques exemples tirés de la longue liste des saints de France. C’est ce que nous disait le regretté Jean-Paul II à Reims en 1996 : « C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Eglise chaque matin renaît par ses Saints ».

    Chers frères et sœurs, surtout vous les plus jeunes, ne craignez pas : le monde est déjà vaincu, le démon est déjà à terre ; ne craignez pas de vivre en saints jusqu’à l’héroïsme du martyre. Dieu sera toujours avec vous. Le sacrifice de Louis XVI et de tous les martyrs de la révolution a ensemencé le beau XIXe siècle d’une sainteté et d’un esprit missionnaire éblouissants.

     Il me semble que la parole de Jésus quelques heures avant sa passion adressée à ses Apôtres doit plus que jamais retentir : « Courage, levez-vous ! ».

Abbé Eric Pepino, le 21 janvier 2006

Origine ;

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commentaires

Irène PINCEMAILLE 02/06/2009 15:46

Les gens de "Golias" sont-ils Chrétiens ? On ne peut concilier le Christianisme avec la révolution puisque celle-ci est violemment anti-chrétienne (nul ne peut être pour une chose et son contraire !). Les messes du 21 Janvier leur déplaisent, tant mieux ! Ça veut dire qu'on va dans la bonne direction ! Vive Dieu et le Roi ! Tant pis pour ces "pauvres types" ...(3 points, c'est, en effet, en situation !!!).

Alain TEXIER 02/06/2009 22:30


   Que la révolution ait  été anti chrétienne et qu'elle le reste, voilà quelque  chose de peu connu, de  nos prêtres conciliaires en particulier,  et  voici donc
quelque  chose à repéter  sans nous lassser.