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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 08:11
     Le  quartier  de la nouvelle Athènes  à Paris est connu de façon générale pour  avoir donné asile  à certain  nombre  d’artistes, toutes disciplines  confondues. Mais  il  gagnerait   aussi  sans  doute  à être identifié  comme  abritant  le  musée de la vie romantique.

    La descente  de la rue  Pigalle depuis  la station de métro homonyme  n’a rien d’exaltant  tant la misère humaine, affective  et sexuelle  se devine  jusque dans les entrées  d’immeubles. Troisième  rue à droite, c’est la rue Chaptal, nous y sommes. Des cris  de jeux  d’enfant, l’école  communale  est  si proche  et puis un  passage entre  deux  hauts murs d’immeubles, une  discrète  allée , aux pavés  un peu disjoints dont une herbe  rase assure la continuité, bordée de robiniers  centenaires. Le musée  de la vie romantique  est au bout, juste après la grille.

       Une cour  plutôt  grande  devant une maison de deux étages  aux  volets  vert d‘eau ; des deux côtés  des ateliers  reconvertis  en salons d’exposition temporaire, et puis un peu plus loin   à droite  au-delà  d’un mur  couvert d‘un lierre  en cascade un  rosier  aux fleurs écarlates  indique  l’entrée  d‘un jardin clos  , à usage de salon de thé  , et d’une serre au toit  courbe  avec sa rocaille fin de siècle  à usage d’office. Telle se présente la maison du peintre  Ary Scheffer (1795-1858) construite  à l’avènement  du roi Louis-Philippe   et restée dans la  descendance familiale  Scheffer- Ernest Renan- Psichari-Siohan  avant  qu’elle ne  devienne  musée de la ville de Paris en 1983, à l’entrée  maintenant  gratuite..
       La répartition  des pièces  est  équitable, Georges  Sand  vous fait les honneurs  des pièces  du Rez-de-chaussée où elle  est  omniprésente, ce qui  constitue  l’aspect  romantique de la collection et un grand  nombre d’œuvres  d’Ary Scheffer, né  dans une famille hollandaise  de peintres, et  de ses contemporains  sont exposées  au  premier étage.
      Un escalier  de  quelques  marches  à deux  volées  donne  accès  à un  petit vestibule  autour duquel sont  distribués   un escalier  assez raide et trois pièces dont une  bien plus grande que les deux autres . Il en est de  même au premier étage. Sur un  mur un panonceau qui  indique que  le décorateur Jacques Garcia a œuvré  à la décoration de  cette  maison.

       Il est des endroits dont on a l’impression qu’on pourrait  tirer la porte sur soi après y être  entré et qu’on serait  à la maison en sécurité. Cet  hôtel particulier  doit  faire  partie  du lot, me disais-je,  en faisant passer  mon regard   de  tableaux  illustrant le mythe  de Faust à des sculptures  équestres  de la princesse  Marie d’Orléans, fille de Louis-Philippe (1813-1829)  puis à de fort jolis  croquis œuvre  de la Malibran, plus  connue de moi, je l’avoue pour ses -grands- talents  de cantatrice.
      Je n’ai pas du être le  seul à ressentir cette impression de paix , dans cet endroit  enrichi par tant de dons,  à l’abri des épais  rideaux  protégeant  les habitants  d’ici des flèches du soleil et des bruits  de la ville. Sur le livre d’or des visiteurs, quelques  lignes douloureuses. Je cite de mémoire : «  Au milieu  des  drames  et des larmes  que nous a  causé la  disparition récente de l’Airbus Paris-Rio, j’ai retrouvé  ici  dans ce  cadre  bucolique  la paix et l’espoir,( ce  mot était souligné) et  quelques  raisons de  vivre ; Prenez  bien soin de  vous » . Et c’était  signé  d’une  hôtesse de l’air d’Air France…

      Avant  de replonger dans la ville et ses bruits, j’ai jeté un dernier  coup d’œil sur ces personnes qui avaient  su trouver  toutes  des raisons de  vivre – même si l’on ne  vivait pas  forcément  très vieux  à cette  époque-  en ces atmosphères si  soigneusement  reconstituées  et puis je suis  repassé par  le  jardin clos pour en  humer  encore les  roses. Alors  que je reprenais dans l’autre sens une  discrète  allée  aux pavés  un peu disjoints dont une herbe  rase assurait  la continuité, je me suis souvenu d’une pensée  que  j’avais eue dans mon adolescence : Le romantisme est  une maladie  qu’il faut avoir  eut.

                                                     Alain TEXIER

Origine
Musée de  la vie  romantique.
-Maison  Ary Scheffer-
16 rue Chaptal
75009  PARIS
Tél. 01-55-31-95-67
Fax. 01-48-74-28-42

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commentaires

Alain Texier 29/12/2009 21:51


Hiver 2009-2010

SOUVENIRS D'ITALIE - 1600-1850, CHEFS-D'OEUVRE DU PETIT PALAIS

La péninsule italienne, patrie de tous les arts, offre le parcours initiatique obligé des jeunes peintres en quête d'idéal, en particulier les lauréats du prix de Rome, rejoints par des poètes, des
écrivains et de jeunes aristocrates qui achèvent leur éducation par le fameux 'Grand Tour'. Leurs thèmes de prédilection sont les vestiges et les ruines romaines, l'iconographie mythologique, les
monuments de la Renaissance, et naturellement les jeunes beautés romaines (comme Marietta, idéalisée par Corot). Leur palette s'éclaire à la lumière transalpine, devant des paysages si éminemment
'pittoresques'. L'exposition présente ainsi une centaine d'oeuvres (peintures, dessins, estampes et sculptures) tantôt exécutées sur le motif et reprises à l'atelier, tantôt recomposées au retour
des artistes en France.

De 3,50 à 7 €-
Du mardi au dimanche de 10h à 18h sauf jours fériés -
Musée de la Vie romantique, hôtel Scheffer-Renan,
16 rue Chaptal, 75009 Paris
Renseignements : 01.55.31.95.67

http://www.bottin-mondain.fr/index.cfm?var=E5L9%22B8%3A%25F%26%3BY%27DDP%3EY%2F5E%25W0%5E%3C%27W%40NY%2FPFZ%23%5E%21%233GI%5E%5BC99%2ER%40%20%20%0A