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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 14:18
Préface
   Avant de livrer ses lignes à votre reflexion , la Charte de Fontevrault  tient à rappeler sa ligne de conduite, ligne  qui repose  sur deux exigences toutes les deux  contenues dans le Pater noster.
     Il n’appartient   qu’à Dieu de choisir qui sera Son Lieutenant  sur le trône de France
     Que Votre  volonté soit faite sur la terre comme au ciel… et  le trône  appartient  bien à la terre que je sache ?    
       En attendant  les signes providentiels  que Dieu a toujours manifesté à la France et qu’Il lui manifestera à nouveau, croyez-le bien pour peu  que
     Nous  pardonnions à ceux  qui nous ont offensés en servant un prince qui n’était pas le nôtre.


Pour plus de  détails,lire à la rubrique suivante :
LA CHARTE DE FONTEVRAULT, POUR LA FRANCE, POUR LE ROI ET POUR DIEU ; un constat, un credo,un chemin,une critique,un contact.
     grâce au lien:
http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/pages/34DICTIONNAIRE_DE_LA_CHARTE_DE_FONTEVRAULT-998835.html

Naundorff, le faux dauphin
      En 1831, le 28 août, le journal Le Constitutionnel reprend une annonce publiée dans la presse allemande, et qui révélait que le Dauphin Louis-Charles, duc de Normandie, fils de Louis XVI, vivait oublié de tous à Crossen, en Prusse, où il exerçait la profession d’horloger sous le nom de Karl Wilhelm Naundorff. L’annonce émeut particulièrement un ancien juge, M. Albouys, qui n’est fidèle qu’à la branche aînée des Bourbons et hait le régime de Louis-Philippe, fils du prince régicide Philippe Egalité. Aussitôt M. Albouys, qui rêve de voir revenir sur le trône les descendants directs de Louis XIV, s’extasie à la pensée que le fils martyr de Louis XVI ait pu survivre et soit en mesure de réclamer la reconnaissance. Bouleversé, il envoie de l’argent à l’horloger prussien et le convie bientôt à s’installer à Paris, où l’ancien magistrat tient son appartement à sa disposition. Naundorff finit par accepter, et arrive dans la capitale française le 1er août 1833, sous le nom de Baumann. En septembre, la belle-soeur de M. Albouys fait le voyage jusqu’à Crossen afin d’y retrouver, dans l’ancienne maison de Naundorff, les preuves écrites qui établissent qu’il est bien Louis XVII. Elle en ramène ce qu’on a appelé le « récit de Brandebourg », et dans lequel sont racontés l’évasion de Louis XVII et ses pérégrinations à travers l’Amérique et l’Europe.

      A Paris, Naundorff reçoit chez ses protecteurs quantité d’anciens courtisans, valets et même ministres qui ont fait partie de l’entourage de Louis XVI et connaissaient bien Louis-Charles enfant. Et force est de reconnaître que ce n’est pas un prétendant comme les autres auquel on a cette fois-ci affaire. Le personnage a un charisme peu commun, une présence extraordinairement forte. Presque tous ceux qui l’approchent sont convaincus qu’il est bien celui qu’il prétend être. Il connaît d’ailleurs beaucoup d’anecdotes de Cour, ainsi que les usages de celle-ci, et des événements se rapportant à Versailles et aux Tuileries. Nous savons que Louis-Charles avait été inoculé contre la variole à l’âge de trois ans. Or, Naundorff porte au bras gauche les trois entailles de l’opération.

 

       En février 1834, Naundorff envoie son fondé de pouvoir Morel de Saint Didier à Prague où la Famille royale vit en exil depuis la prise de pouvoir de Louis-Philippe. Leur intention est d’obtenir une audience auprès de la duchesse d’Angoulême, c’est à dire auprès de Marie-Thérèse Charlotte, la soeur de Louis XVII. Les émissaires de Naundorff tentent de convaincre Marie-Thérèse de rencontrer son « frère », mais sans succès; la princesse ne croit pas un mot de cette histoire, et ne changera jamais d’avis.

      Le 30 octobre s’ouvre le procès du baron de Richemont, l’autre principal prétendant de l’époque. C’est là que Naundorff commet une grossière maladresse, puisqu’il charge Morel de Saint Didier, son fondé de pouvoir, de  représenter ses protestations contre Richemont sous le nom de Charles-Louis de Bourbon. Or, Louis XVII se prénommait Louis-Charles. Mais même si cette erreur fait rire l’assistance, elle ne porte pas vraiment à conséquence, car en 1831 Naundorff a fait pour la première fois parler de lui sous le prénom de Louis-Charles.

       Non, le vrai problème pour Naundorff, à ce moment, c’est le récit de Brandebourg. Car son invraisemblance et son manque total de précision démolissent presque complètement la crédibilité du personnage ! Voici comment se résume ce récit : endormi par une drogue, Louis XVII se réveille hors du Temple dans un bon lit, puis est caché outre-Rhin, où une vieille femme lui apprend l’allemand. Le récit n’est après cela qu’une interminable suite de voyages et de péripéties qui se ressemblent toutes, puisqu’à chaque fois Louis XVII est capturé, puis libéré, puis capturé à nouveau, et libéré de nouveau, et cetera, et cetera, jusqu’à finalement échouer en Prusse où un mystérieux personnage surgi de nulle part lui remet des faux papiers au nom de Karl Wilhelm Naundorff, avant de disparaître aussitôt pour ne plus revenir. A un certain moment du récit, le prince en fuite est même torturé par des inconnus masqués qui le défigurent en lui tailladant le visage avec un étrange instrument qu’on a du mal à se représenter. Le comble est que ce récit commence par une erreur de taille, puisqu’il y est dit que Louis XVII recevait au Temple les soins d’une infirmière, infirmière que Pelletan réclamait encore en vain moins de vingt-quatre heures avant la mort du vrai Louis XVII.

       En lisant ce récit qu’elle avait été chercher à Crossen, la belle-soeur du juge Albouys se mit à réellement douter de la bonne foi de Naundorff. Son mari, au départ subjugué par le personnage, fit de même et abandonna bientôt ses illusions. Ce fut Morel de Saint Didier qui remplaça donc les Albouys, qui avaient déserté la cause Naundorff.

      Conscient des imperfections de son récit, Naundorff le renia complètement, le déclarant apocryphe, et en fit rédiger et publier un autre, intitulé Abrégé de l’histoire et des infortunes du Dauphin, fils de Louis XVI. Il y détaille davantage son évasion. Voici comment il la raconte : un jour, à la fin de l’année 1794, deux hommes annoncent au jeune Roi qu’il va pouvoir sortir. Ils lui font boire une drogue, puis sortent de sous son lit une malle qui contient le corps inanimé d’un jeune garçon. Ce corps est en fait un mannequin à l’effigie de Louis XVII, qu’on étend sur le lit à la place du prisonnier. Le vrai Louis XVII, lui, prend la place du mannequin dans la malle et est monté au quatrième étage de la tour, qui sert de débarras. C’est là que ses sauveteurs le cachent pendant plusieurs semaines. Entre-temps, le mannequin, qui ne peut faire illusion bien longtemps, est remplacé par un vrai petit garçon, muet, puis par un autre, rachitique, qui meurt le 8 juin 1795, sans doute empoisonné. Et c’est dans le cercueil de ce mort que va être dissimulé notre Louis XVII, bien vivant celui-là. Et ainsi l’enfant put-il sortir du Temple au nez et à la barbe des gardiens. Si l’affaire du mannequin, de la dissimulation de l’enfant au quatrième étage pendant tout de même de très longues semaines sans que quiconque ne s’aperçoive de la substitution sont invraisemblables, l’idée de placer le jeune Roi dans le cercueil d’un mort bien réel est ingénieuse. Mais là où l’Histoire vient cruellement gâcher l’effet de ce scénario bien ficelé d’évasion dans un cercueil, c’est quand Naundorff affirme qu’il est sorti du cercueil truqué alors que celui-ci se trouvait encore dans le corbillard le menant au cimetière.  Or, aucun témoin, aucune source, aucun compte-rendu n’a jamais parlé de corbillard. Le cercueil de Louis XVII a tout simplement été porté dans les rues à la force des bras, comme ont pu en témoigner des dizaines de badauds... On sait même que les porteurs se relayaient à chaque coin de rue. Et enfin, autre erreur, Naundorff parle encore d’une infirmière au Temple.

       S’il a une bonne connaissance des événements survenus à la Cour, Naundorff semble donc être dans l’ignorance complète de ceux du Temple, ce qui évidemment est impossible s’il est bien Louis XVII. Quant à sa connaissance de la Cour, les sources à ce sujet ne manquent pas : beaucoup de témoins sont là pour raconter, et il y a bien sûr les almanachs, les bulletins du Mercure de France, les mémoires de différents protagonistes et enfin la toute première biographie de Louis XVII, écrite et publiée par Eckard en 1818 (soit treize ans avant l’apparition de Naundorff) et qui concerne directement le sujet de Naundorff. Près de quarante ans après les faits, il n’est pas difficile à un bon comédien qui aurait bien étudié les divers dossiers, de faire croire à d’anciens gens de Cour qu’il était bien Louis XVII, vu pour la dernière fois lorsqu’il était enfant.

       Mais les incongruités du nouveau récit ne sont pas les seuls inconvénients à la crédibilité de Naundorff. En effet, le prétendant a un sérieux handicap : à son arrivée, il ne parle quasiment pas le français, ce qui est étonnant si l’on songe que ce devait censément être sa langue maternelle. Quant à la fameuse marque d’inoculation que portait Naundorff, elle ne concernait que le bras gauche, comme purent le constater les chirurgiens qui l’examinèrent après son décès en 1845. Or, Louis XVII avait été inoculé aux deux bras...

      En juin 1836, comme la duchesse d’Angoulême ne daigne toujours pas lui donner de réponse, Naundorff perd patience et assigne en justice la Famille Royale, réclamant son héritage. Cela crée du remous dans l’actualité, et Louis-Philippe, même s’il est l’ennemi de ses cousins exilés, ne peut tolérer cette agitation qui prétend mettre en cause aussi bien sa légitimité que celle de Charles X. Et c’est ainsi que le Prussien fut expulsé et s’installa à Londres.

      Là-bas, devenu mystique, il refit parler de lui en 1838 en fondant une secte, l’Eglise Catholique Evangélique. Les attaques de cette secte contre la papauté exaspérèrent le Souverain Pontife Grégoire XVI qui excommunia Naundorff en novembre 1843. A cette époque, l’étrange aventurier perdait déjà nombre de ses partisans de la première heure, et l’excommunication fulminée par le Pape éloigna de lui presque tous ses soutiens catholiques. Presque plus entretenu, il contracta des dettes colossales et, harcelé par ses créanciers, il finit par être jeté en prison pour non remboursement.

      Libéré au bout d’un an, il jugea plus sain de quitter l’Angleterre et s’embarqua en janvier 1845 pour les Pays-Bas. Là, les autorités consentirent à l’accueillir et à changer ses papiers au nom de Charles-Louis de Bourbon. Si Naundorff avait choisi les Pays-Bas, c’est parce que ce personnage décidément très polyvalent avait des connaissances poussées en chimie. Dans son laboratoire londonien, il avait travaillé à la fabrication d’explosifs qui intéressaient au plus haut point le Roi de Hollande Guillaume II, qui lui demanda de faire une démonstration. Naundorff s’empressa de répondre, et le type de bombes qu’il avait fabriqué fut adopté par l’armée hollandaise, qui surnomma cette arme la « bombe Bourbon ». C’est en remerciement de ce service rendu à son armée que le souverain hollandais accepta de faire officialiser dans son pays la prétendue origine royale de Naundorff ; ou plus probablement parce que Guillaume II souhaitait par là même atteindre Louis-Philippe, auquel il ne pardonnait pas son rôle dans l’indépendance de la Belgique. Quoi qu’il en soit, ainsi protégé par le pouvoir hollandais, Naundorff se fixa à Delft, où sa carrière se termina le 10 août 1845, foudroyée par la maladie. Son acte de décès fut écrit au nom de Charles-Louis de Bourbon ; le nom indiqué par le fils aîné du défunt... Sur sa pierre tombale, le même fit graver une épitaphe au nom de Louis XVII. 

       Aujourd’hui, les recherches faites sur la vie de Naundorff n’ont pas permis de statuer avec certitude sur sa véritable identité. On est certain qu’il fit pour la première fois allusion à une appartenance à la Famille Royale française en 1824, alors qu’on l’interrogeait après l’avoir arrêté pour trafic de fausse monnaie. Une théorie suppose que Karl Wilhelm Naundorff s’appelait en réalité Karl Benjamin Werg, qu’il était né en 1777 et que recherché pour désertion il avait pris l’identité d’un enfant mort en bas âge. Selon une autre thèse, Naundorff aurait été un bâtard que le Prince de Condé aurait eu avec une femme de chambre, ce qui expliquerait alors les traits bourboniens du Prussien et sa connaissance de la Cour. Actuellement, Naundorff continue à faire couler de l’encre. De tous les prétendants qui se furent jamais manifesté, c’est le seul autour duquel il existe encore aujourd’hui une controverse, car c’est également le seul à avoir eu des descendants jusqu’à nos jours, descendants qui au fil des générations se sont plusieurs fois opposés en vain aux Bourbons, au cours d’une série de procès retentissants. En 1998, un humérus prélevé en 1950 sur le squelette de Naundorff fut confié au généticien Jean-Jacques Cassiman, professeur à l’Université Catholique de Louvain, ceci afin de le soumettre à analyse. L’A.D.N mitochondrial ne pouvant être transmis que par les femmes, le professeur a comparé avec l’A.D.N de Marie-Antoinette celui contenu dans l’os de Naundorff. Il en est résulté que Naundorff n’avait aucune parenté avec Marie-Antoinette, et qu’il ne pouvait donc être Louis XVII. Etant donné que la coutume monarchique exigeait que le cordon ombilical de tout enfant royal fut coupé en présence de nombreux témoins de la Cour, il est impossible de remettre en question la filiation naturelle de Marie-Antoinette et Louis XVII. Et Louis XVII étant le fils naturel de Marie-Antoinette, Naundorff, dont l’ADN ne correspondait pas avec celui de la Reine, ne pouvait absolument pas être Louis XVII.
Origine.

http://louisxviiroimartyr.free.fr/page48.html

Post face.
     Il ne faut donc pas oublier  que les lignes  qui précédent ne reflétent en aucune façon la position de la Charte de Fontevrault.
    Si nous l’avons mis en ligne  c’est pace qu’il se trouve , et  vous le savez, des royalistes  qui sont de l’avis rappelé  ci-dessus et  que la Charte ouvre ses  colonnes à tous les royalistes sans exclusive, rappelons le.

   C’est d’ailleurs ce même principe  d'accueil de tous , sans exclusive en attendant le  choix de Dieu de qui sera Son Lieutenant  sur le trône de France, qui gouverne la première Biennale blanche qui se tiendra à Paris le samedi 19 septembre.
http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-33914052.html



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commentaires

Saint Michel Archange 17/07/2009 14:56

très interresant merci pour ce texte et le lien!