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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 10:41
    Les DEHARGUES apparaissent à La Tardière (Vendée) au tout début du XVIIIe siècle, sans doute attirés dans la région par la vitalité du commerce des toiles de cadis et de serges. ... Mais tout aussi déterminantes ont été les perspectives de promotions nobiliaires ouvertes par la création du Bailliage de Vouvant-La Châtaigneraie par Louis XIV en 1698. Avec le temps, ils vont s'allier avec des familles d'hommes de lois et deviendront eux-mêmes des licenciés en droit, diplôme indispensable pour devenir lieutenants, procureurs, greffiers, avocats. Riches, ils achèteront de nombreux fiefs qui ne sont le plus souvent que des fermes pompeusement érigées en seigneuries.

   C'est ainsi que Pierre Deharges, marchand et sieur de l'Etruyère, épouse Marie Marchay, la fille de René Marchay Greffier en chef du Bailliage de Vouvant, qui se fait aussi appeler Marchay de la Ville. Dans un premier temps, ils demeurent dans leur fief de l'Etruyère avant d'emménager bientôt dans la nouvelle maison qu'ils se sont fait construire au Pré-Bailly de La Châtaigneraie, aux alentours de 1715 . ...
    Leurs enfants seront bien vite pourvus en domaines et seigneuries particulières. A Pierre, le second fils, échouera l'Etruyère. Louis héritera de la Renardière et de la Célardière, Angélique de la Poupardière, Joseph de la Daunière puis du Fraigneau et François du Puy Limousin. Quant au fils aîné, René, il fera une brillante carrière comme Assesseur Civil et Criminel au Bailliage de Vouvant séant à La Châtaigneraie.
...
   Quant à François du Puy Limousin, il va revenir à son fils Augustin d'illustrer sa postérité.

UN CHEF VENDEEN

   Adjudant Général et membre du Conseil Militaire des Armées Catholiques et Royales, ancien Chef de division dans l'Armée Royrand, Augustin Dehargues d'Estiveaux est connu pour son audace et sa fougue dans les combats de la Vendée militaire. Madame de la Rochejacquelein le dépeint sobrement : « ... Monsieur de Hargues (NDLRB . pour DEHARGUES), bourgeois de La Châtaigneraie, excellent officier. »

   Ce jeune « bourgeois » entre en rébellion dès l'été 1792 où il prend part, avec Baudry d'Asson et Delouche, à l'insurrection manquée de Bressuire. Réfugié en Anjou, arrêté à Chalonnes-sur-Loire puis bientôt libéré par les insurgés vendéens (21 mars 1793), il revient à La Châtaigneraie pour y prendre le commandement de cette place en août 1793. C'est à ce poste qu'il lit lui-même à sa troupe la proclamation de Goupilleau (de Fontenay) et Bourdon engageant les rebelles à livrer leurs chefs. Il va sans dire que le panache d'un tel geste ne pouvait que susciter l'admiration des hommes pour leur commandant.

     Augustin Dehargues participe à toutes les péripéties de l'armée vendéenne. Il se distingue à Laval et à Antrain (novembre 1793). Mais sa fougue le perd lors de cette ultime bataille, emporté à vive allure par son cheval dans les rangs ennemis, il est reconnu à son écharpe blanche et retenu prisonnier. Il sera guillotiné à Rennes en décembre 1793 : " il sut mourir avec le plus grand courage, écrit encore la marquise de La Rochejacquelein, il criait Vive le roi quand le couteau tomba sur lui."

Origine;
http://fmoreau.recit.free.fr/index.php?ref=MFJ9959

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