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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 17:15

                       Profession de foi

       « Si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Si nous ne le faisons pas maintenant, quand le fera-t-on ? » (Ronald Reagan)

   La France eut pendant plusieurs siècles un destin hors du commun et joua un rôle de premier plan dans les domaines les plus variés : la foi, la culture, les arts, la politique, les sciences, l’économie, etc. Cette trajectoire historique exceptionnelle, qui força souvent l’admiration  mais suscita parfois des jalousies, fut le fruit de la rencontre des peuples qui constituèrent cette Nation et des trois races royales qui se succédèrent à sa tête avec tant d’intelligence et d’efficacité.

      Hélas, force est de constater aujourd’hui le déclin de notre pays. Celui-ci, amorcé dès le XVIII° siècle sous les coups de ce que l’on a imprudemment et abusivement appelé « les Lumières », n’a cessé depuis de s’étendre et de s’aggraver malgré quelques tentatives sporadiques mais sans lendemain de résistance ou de réaction. Allons-nous attendre l’effondrement et la disparition de la France pour nous dresser contre ses fossoyeurs ?

    Alors disons et montrons les voies qui s’offrent encore à nous :

   « l’avenir n’est pas ce qui va arriver, c’est ce que nous allons faire »  (Henri Bergson).

 

   L’Institut Henri IV entend avant tout aider à retrouver la mémoire de nos racines, de notre histoire et de notre culture qui, depuis plus de deux cents ans et chaque jour davantage, est sapée de tous côtés au profit d’une repentance masochiste et hypocrite à la fois :« pour la première fois dans l’histoire du genre humain c’est à l ‘assaut des citadelles dela subversion encouragée et contre les pitres qui en occupent les créneaux qu’il convient de se lancer »  (Philippe Muray).

    L’Institut Henri IV entend souligner les pernicieuses contradictions du régime républicain qui n’ont cessé de s’accroître au fil du temps depuis 1792 et s’affichent aujourd’hui de façon provocante, dans sa devise d’Etat, aux frontons des bâtiments publics : la LIBERTE devenue le prête-nom de l’individualisme et revendiquée avec d’autant plus de violence qu’elle est de plus en plus illusoire ; l’EGALITE perdue dans l’idéologie de l’égalitarisme qui offre aux acteurs politiques du moment la matière de leur action liberticide et paupérisante mais engendre aussi dans la population le plus vil et le plus désastreux des sentiments : l’envie ; la FRATERNITE dévoyée d’abord dans le cache-misère de la solidarité avant de finir dans une assistance complaisante mais humiliante n’ayant pour seul objectif que d’acheter la paix sociale à défaut de savoir la créer et l’organiser :

     « l’ambition dont on n’a pas les talents est un crime »  (François-René de Chateaubriand).

 

   L’Institut Henri IV entend montrer comment, du fait de sa lente décomposition, le régime républicain actuel, aboutit inexorablement au despotisme et à ses conséquences mortelles pour l’Etat et la Nation : l’instabilité, l’impuissance  et bientôt la barbarie. Mais aussi comment, pour cacher son échec, il prétend vouloir « faire notre bonheur malgré nous » au travers d’un concept qu’Alexis de Tocqueville avait énoncé prophétiquement dès la seconde moitié du XIX° siècle, « le despotisme doux », et que Philippe Muray (dans ses essais sur « le festivisme », nouvelle idéologie du XX° siècle)  nomma plus récemment « le despotisme tempéré par la joie », rappelant de façon moderne le « panem et circenses » des romains :

    « les monarchies absolues avaient déshonoré le despotisme ; prenons garde que les républiques démocratiques ne le réhabilitent »  (Alexis de Tocqueville).

 

   L’Institut Henri IV entend mettre en garde nos concitoyens vis-à-vis de la dérive oligarchique du pouvoir en place et de ses acteurs politique autant que médiatiques, « penseurs nocifs » de mai 1968 devenus les « noceurs pensifs » d’aujourd’hui mais qui croient encore « dur comme fer » que « dire c’est faire » tant ils sont cuirassés de certitudes arrogantes au point de prétendre (en parodiant Bertolt Brecht) que « lorsque le peuple ne veut pas changer il faut changer le peuple ». Ils en ont élaboré le moyen le plus efficace et sans doute le plus irréversible sous le masque de ce qu’ils nomment avec impudence et irresponsabilité « une terre d’asile » :

    « l’origine de la haine c’est la haine des origines »  (Daniel Sibony).

 

    « on ne peut prétendre atteindre la vérité en changeant d’erreur »  (Henri comte de Chambord).

 

 Mais l’Institut Henri IV n’a pas une conception nostalgique et moins encore passéiste de son action. Il est ouvert aux évolutions naturelles de la société et aux idées philosophique et politiques qu’elles sous-tendent mais il doit montrer la nocivité pour nos institutions et notre tissu social des maniaques du changement, de la réforme obstinée, du renouvellement systématique, bref de l’agitation stérile et illusoire dans laquelle nul ne peut plus retrouver son chemin. Il entend au contraire, sur les traces de Jacques Bainville, réintroduire la pensée à long terme dans la réflexion institutionnelle et le débat politique :

     « les hommes pensent d’abord. Ensuite ils se déterminent d’après leur manière de penser. C’est pourquoi il importe de penser juste. Les erreurs des gouvernements et des peuples sont celles de leur esprit »  (Jacques Bainville).

 

   C’est pour ces raisons ( et même quelques autres qui n’ont pas moins d’importance) que l’Institut Henri IV entend mettre dès à présent la royauté au centre du débat institutionnel en montrant que seul le roi peut avoir le rôle fédérateur nécessaire à   l’épanouissement de l’identité, de l’unité autant que de la diversité des peuples.

                                  

   Son indépendance, qui résulte du caractère héréditaire et successible du principe monarchique français, est la clé de sa légitimité politique. Elle lui permet d’être le représentant unique et incontestable de la Nation aux yeux du monde.

 

   « Je ne prétends pas , je suis »   (Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou)

    Ces règles permettent au roi d’assurer, loin des querelles partisanes, la distinction effective des pouvoirs et la pérennité des institutions gages de la paix civile et du progrès social. Mais pour y parvenir pleinement le roi doit pouvoir gouverner et ne saurait par conséquent être cantonné dans un rôle de représentation ou d’arbitrage.

 

    L’Institut Henri IV entend œuvrer à la définition des fonctions régaliennes du souverain tout autant que des fonctions publiques de son gouvernement et faire, dans ces deux domaines, des propositions claires, précises et novatrices. Mais il entend insister sur la différence qui doit être faite entre monarchie et royauté (confusion fréquente et parfois même volontaire) telle que l’a exposée avec pertinence Vladimir Volkoff (Du Roi, Editions Julliard / L’Age d’Homme, 1987) :

   « La monarchie est un système de gouvernement où un seul commande. Rien de plus… La monarchie est une idée politique comme une autre. La monarchie se discute".

    La royauté, qui ne sert qu’entre autres à gouverner les hommes,  n’est en aucune sorte une idée, mais une réalité inséparable de ses coordonnées historiques et géographiques…La royauté est un ensemble organique d’institutions  – dont l’une, la centrale, est monarchique - , de corps constitués, de traditions, de lois écrites et non écrites, et surtout de personnes humaines groupées dans un certain ordre.

    Il s’en suit que la monarchie peut s’instaurer du jour au lendemain, par le moyen d’un référendum ou d’un coup d’Etat, tandis que la royauté suppose un mûrissement plutôt qu’une victoire, un consensus plutôt qu’un plébiscite »  .

    L’Institut Henri IV entend dès lors montrer à nos concitoyens que la royauté est une idée neuve….de 1500 ans :

 

                                              VEXILLA  REGIS  PRODEUNT

 

                                                    Pr. Jean-Yves Pons.


  Le siège de l’association est fixé

174,  rue de Fontenay 

94300 VINCENNES  (Ville royale).

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