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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:23

   Ce projet est l’un des événements majeurs du 850e anniversaire de Notre-Dame de Paris. Les cloches de 1856, propriété de l’Etat, ont été déposées le 20 février 2012 et sont désormais entreposées.

....

  Dès la fin du XIIe siècle, bien avant la fin de l’édification de la cathédrale, il est fait mention de la sonnerie des cloches précédant les offices. Cette sonnerie s’étoffa au cours des siècles au rythme de la vie de l’édifice et de son rayonnement, chaque cloche étant alors refondue une ou plusieurs fois par siècle aux voisinages de la cathédrale L’ensemble atteindra en 1769 :
- huit cloches dans la Tour Nord,
- deux bourdons dans la Tour Sud (Marie et Emmanuel ),
- sept cloches dans la flèche,
- trois au niveau du transept nord pour la sonnerie de l’horloge.
Ces vingt cloches et cette spatialisation constitueront un véritable paysage sonore dans le ciel de Paris jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

    Les affres de la Révolution n’épargneront pas les cloches de Notre-Dame qui seront toutes descendues, brisées et fondues en 1791 et 1792. Seul le bourdon Emmanuel, pièce maîtresse de l’ensemble, sera épargné et replacé dans sa tour en 1802 sur ordre de Napoléon Ier.

Si Emmanuel demeure aujourd’hui l’un des plus beaux vases sonores d’Europe, sinon le plus remarquable, comme s’accordent à le dire les campanologues, musiciens et musicologues, il n’en est pas de même pour les quatre cloches de la tour nord installées en 1856 et qui font défaut. Défaut par la piètre qualité du métal employé (qui, outre un mauvais rendu acoustique, engendre une usure importante), défaut par leur nombre, par leurs tailles, par leurs qualités acoustiques (elles ne sont pas accordées entre elles) et défaut par le manque d’harmonie avec le bourdon avec lequel elles ne sont pas non plus accordées.

   Ce sont donc des raisons musicales et d’utilisation liturgique de cette sonnerie (offices, carillon des heures avec des thèmes appropriés à chaque temps liturgique) en ce XXIe siècle qui ont prévalu au choix de la nouvelle composition.
La mise en parallèle avec les éléments historiques (qui sont profusion dans le cas des cloches de Notre-Dame) a voulu que nous nous retrouvions en parfaite adéquation avec la situation de la sonnerie des tours à la veille de sa destruction, à savoir : huit cloches dans la Tour Nord et deux bourdons dans la Tour Sud, ensemble dont la base sera le bourdon Emmanuel.

....

  C’est donc à travers cette œuvre patrimoniale contemporaine, qui s’inscrira dans la lignée des bâtisseurs de cathédrale à l’instar d’autres projets de ces 850 ans, que le paysage sonore de la fin du XVIIIe siècle pourra se faire entendre à nouveau sur le parvis de la cathédrale.

Origine

http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article127

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Published by Charte de Fontevrault - dans LES OMBRES DE LA REVOLUTION
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