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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:25

  « Voyez un peuple immense réuni en une seule personne, voyez la raison secrète qui gouverne tout le corps de l’Etat, renfermée dans une seule tête : vous voyez l’image de Dieu dans les rois, et vous avez l’idée de la majesté royale (…) Je l’ai dit : vous êtes des dieux, c’est-à-dire vous avez dans votre autorité, vous portez sur votre front un caractère divin (…) Mais, ô dieux de chair et de sang, ô dieux de boue et de poussière, vous mourrez comme des hommes (…) La grandeur sépare les hommes pour peu de temps ; une chute commune à la fin les égale tous. O rois ! Exercez donc hardiment votre puissance, car elle est divine et salutaire au genre humain ; mais exercez-la avec humilité. Elle vous est appliquée par le dehors. Au fond, elle vous laisse faible ; elle vous laisse pécheurs et vous garde devant Dieu d’un grand compte. (…) L’autorité royale est paternelle, et son propre caractère est la bonté. »

Bossuet (1626-1704)
Politique tirée des propres paroles de l’Ecriture Sainte
(commencée en 1679, publiée en 1709)
 
    Le roi était lieutenant de Dieu sur terre, c’est-à-dire qu’il « tenait en ce lieu » la puissance divine. Selon les commentaires du Professeur Guillaume Bernard « si les rois étaient ordonnés par Dieu, ils n’étaient que des « dieux de chair et de sang », des « dieux de boue et de poussière ». L’expression de Savaron, faisant du roi un « dieu corporel » soulignait la distinction entre le caractère divin de la fonction royale et la personne physique du roi mourant dans une « chute commune » à tous les hommes ».
    Pour Bossuet, l’autorité du roi était naturelle et « absolue ». Elle n’était pourtant pas sans limite. En étant « délié des lois humains » (ab solutus), le roi exerçait son autorité de manière paternelle, la rendant tempérée et, à sa mort, il devait répondre de ses actes devant Dieu.
 
Nicolas Chotard
Président des Lys de France

newsletter@lys-de-france.org

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Published by Charte de Fontevrault - dans BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME
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