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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:41

   Aujourd'hui, Monsieur l'Abbé POHU aurait  eu 101 ans et  bien  qu'il ait été rappelé à Dieu dans la nuit du 5 au 6 décembre 2008 , l'on comprendra  facilement  qu'il soit  présent  régulièrement  en notre  esprit aujourd'hui aussi naturellement  mais  peut-être pas plus spécialement aujourd'hui.

  Le petit  bourg  de X  niché   dans une  région fortement  boisée dans laquelle  la moyenne  montagne  ( qui,  au moins  dans cette région ,  flirte avec les 300 mêtres)  a , partageant en celà  le sort d'un grand nombre de  bourgs français, comme  richesse  principale   son église.  Et puisque mes pas m'avaient  conduits  vers elle  et  qu'il m'était possible de la  visiter , je n'allais pas m'en priver.

 

   Comment  se  faisait-il que cette  église soit placée  sous le patronnage  de saint Jean-Baptiste , saint patron des Fontevristes , en ce  jour anniversaire  de la naissance  de  celui qui fut - et  qui reste pour l'éternité- son aumônier  général fondateur ?  Celà Dieu seul le  savait  et peut -être aussi celui  qui avait été un de ses prêtres , alter Christus, comme disent les tradis, M. l'Abbé Pohu.

 

   Nous eûmes droit à tout  dans cette  église aux trésors  variées  jusques et y compris la  vision du Ciboire et  c'est ici que la plus  grande surprise m'attendait. Une  fois  son couvercle enlevé, une hostie  apparû , hostie  qui avait sans doute échappé à la  vigilance  du célébrant lors de la dernière messe  célébrée en  ce lieu.  Il m'a  toujours été  trés difficile de croire au hasard  sutout  dans  des  circonstances aussi extraordinaires  que  celles  que j'étais en train de vivre . Le Seigneur  venait  de me donner un rendez- vous privé  , et privé assurément , il l'était  car  aucune lampe ne  signalait la Présence réelle en ce lieu. Peut-être la modestie de cette apparition , au seul plan matériel des choses, était -elle à la mesure de ma  propre  adoration envers le Saint Sacrement ? Peut-être aussi , le Seigneur  avait-il choisi la loi des   contrastes  afin de mieux me faire  comprendre  ce  que je devais  changer dans la modestie de ma  foi eut  égard à la grandeur de   son objet ? 

 

  En tout  cas, rien de  ce que je  vivais en cette lumineuse  fin de matinée  quasi printanière n'arivait   sans  que  celà n'eut été prévu en Haut-lieu, j'en avais la  conviction, et je me refusais à croire  que M. l'Abbé Pohu s'était  désinteressé  des événements inédits qu'il m'était donné de  vivre, J'en avais la certitude.

 

   Les douze  coups  de midi au clocher du sanctuaire sonnèrent la  fin de  notre entretien avec notre guide  bénévole. Dans le théâtre de ma  vie, le  rideau pouvait maintenant se refermer  sur l'église,  son saint Patron et  son ciboire; Il pouvait  se refermer , l'essentiel était  que  que je n'oublie pas  qu'il s'était un temps ouvert pour moi.

 

         Bon anniversaire, monsieur l'Abbé !

 

                                                                         Alain TEXIER

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commentaires

Irène Pincemaille 07/03/2013 17:40

En effet, cher ami, il n'y a pas de hasard !!! tout est écrit Là-Haut !!!
Toutefois, dans votre récit, quelque chose m'étonne : comment avez-vous pu voir, avec le guide, le ciboire de la dernière messe ? Ces objets hautement liturgiques ne sont jamais laissés à la vision
(et, hélas, souvent, à la convoitise !) du public, le ciboire est toujours rangé dans le tabernacle, ou à la sacristie, en principe toujours fermée !!! comment était-il au-dehors ? et avec une
Hostie ? oui, sûrement consacrée et oubliée par le prêtre, mais tout de même ! cela est bien bizarre !
Tout cela montre bien de la négligence, hélas, de la part du clergé !
Je vous présente toutes mes amitiés.