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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:39

   Cette année 2010 se termine par une nouvelle qui vient enrichir le quatrième centenaire de la mort de Henri IV.
   A sa mort en 1610, Henri IV fut inhumé à la basilique Saint-Denis. En 1793, les révolutionnaires avides de vengeance ouvrirent le cercueil et jetèrent le corps décapité à la fosse commune.

   Les années passèrent et le crâne royal fut retrouvé au XIXème siècle chez un comte allemand.

   Ensuite il disparaît de nouveau mais en 1919, à Drouot, un antiquaire le rachète aux enchères pour 3 francs. Récemment, on apprend qu'un retraité l'avait conservé plus d'un demi-siècle.

  Les analyses scientifiques attestent sans équivoque qu'il s'agit bien du crâne de Henri IV. Le grain de beauté sur le nez, la lésion au dessus de la lèvre supérieure gauche, l'oreille percée par une boucle, les cheveux et la barbe restants ne font qu'authentifier ces recherches.
   Il est a noter que le descendant de Henri IV, Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme ne peut que regretter le manque d'intérêt de la France pour ses rois ... j'ajouterais qu'il n'est pas seul à penser ainsi mais tout peut changer si on y croit et si on CROIT ..... Dieu décidera au moment opportun.

 

                                              Claudine VALENTI.

 

Sur ce même blog, voir aussi:

http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-le-bon-roi-henri-iv-a-aussi-ete-decapite-mais-post-mortem-57223191.html

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commentaires

Alain Texier 22/12/2010 09:27


Je crois discerner une pointe d'irritation, si j'ai touché un point sensible, je le regrette....

Sur la langue française, rappelons qu'au début de sa "carrière", il ne la parlait pas DU TOUT, il l'a apprise.

J'ai étudié d'assez près le dossier des divers prétendants "apocryphes",
Quoique de manière livresque....
Que Naundorff ai été un bon père, soit je ne lai jamais contesté.
Mais sur l'accumulation de "preuves" que les naundorffistes ressortent toujours je reste dubitatif...

Il y a un enfant de 10 ans, tel qu'il est, puis un homme se prétendant être cet enfant, avec son caractère et ses caractéristiques.
Je dois avoir une bonne trentaine de livres sur le sujet dans ma bibliothèque, quelques uns datant du 19 ème siècle, les meilleurs à mon sens
Sont ceux de M. Eric MURAISE.
Il a mis en parallèle les divers "apocryphes" avec les arguments pour et contre.
Son hypothèse est qu'on a "fabriqué" de faux dauphins pour brouiller les pistes soit de la survivance REELLE du petit Louis (un conventionnel avait dit et même écrit que le jeune roi avait eu une
destinée telle et mis à tel endroit qu'il n'y avait aucune chance qu'il réapparaisse), soit des conditions de sa mort.

La fabrication comportant l'endoctrinement de jeunes garçons ressemblant, avec marques physiques et souvenirs inculqués...
Le même argument qui jour pour la possibilité d'oublie de la langue joue pour l'adoption d'une autre identité.
Si on inculque à un enfant de dix ans qu'il est louis, le dauphin, et qu'on lui "rappelle" quelques "souvenirs", il s'imprégnera de cette nouvelle vérité.

Je vous renverrais aux histoires d'enfants enlevés jeunes par les indiens ou les barbaresques....
Parfois même, une famille a donné l'identité d'un enfant mort ou disparu à un enfant captif et celui-ci fini par penser ETRE cet autre enfant...
C'est le phénomène des faux souvenirs classique en psychologie.

En fait, puisqu'on parle d'ADN, la SEULE chose qui permettrait de savoir serait les tests ADN entre Bourbons d'Espagne par exemple et descendants de Naundorff...
On pourrait tester aussi l'ADN mitochondrial avec ses restes et ceux dont on est surs, tels que ceux de Marie-Antoinette...
Le restant est débats sans fin et littérature.

Pour moi, Louis XVII est mort au temple, sans que ce soit forcément l'enfant dont on a conservé les restes, ou il a été éloigné et mis en telle position
Qu'il n'a plus pu être en capacité ni position de se manifester...
Peut être envoyé chez les barbaresques, ou aux USA ou ailleurs....

Les révolutionnaires avaient intérêt à le garder vivant comme monnaie d'échange pour leur sécurité.....
D'un autre coté, il y avait des raisons de s'en débarrasser même physiquement....
Et les mauvais soins qu'il a enduré l'ont peut être tout simplement tué.
Un livre sort du lot, et deux autres ensuite (Eric MURAISE) c'est:
"Mythes et légendes du grand-monarque" (paru en édition de poche épuisée)
Puis "les 13 portes du Temple ou les 6 morts de louis XVII" et "du roi perdu à Louis XVII".

M.


Alain Texier 21/12/2010 20:52


Cette réaction, qui est une réponse au commentaire précédent,est extraite,comme un très grand nombre de celles qui précédent,est extraites de :
http://www.vexilla-regis.com/
Que ce sympathique forum de discussion veuille bien trouver l'expression de nos remerciements.

C'est tout à fait juste. Il y a un peu plus de 20 ans, l'Allemand etait la langue que je pratiquais quotidiennement, et aujourd'hui je suis capable de suivre ...mais de loin toute conversation. Le
vocabulaire est " volatile".
Concernant l'enfant il ne faut pas oublier les conditions de son enfance et adolescence... il y a des cellules de crise aujourd'hui au moindre pépin dans une école mais au Temple... nada! l'enfant
, sous la main de français, a vu mourir ses parents adorés et ses amis. Il a été enfermé dans des conditions detestables ! alors... quel impact cela a t il sur l'inconscient et la langue ?

Alain Decaux n'est pas à une contradiction près, en 1947 ( Louis XVII retrouvé, Naundorff Roi de France ) écrit que le prétendant, reçoit à Paris et qu'il parle le français, témoin à l'appui de ses
dires ! . ( dans l'émission de Bern il dira le contraire de sa précédente démonstration )
Les témoins moqueurs également avouent qu 'il parle mais avec un très fort accent . ( que je me souvienne, il me semble que Marie Antoinette n'etait pas connu pour son accent du midi ? )

Pour répondre partiellement à Michel, le mieux serait de lire, ou relire, les correspondances inédites rendues publiques par Otto Friedrich.
Celles ci sont en complète contradiction avec les dires de Michel. Naundorff, appelons le ainsi puisque c'est le nom imposé à l'époque, écrit presque chaque jour à sa famille et surtout à sa fille
Amélie.il lui recommande chaque jour, d'etre une bonne chrétienne, d'avoir un comportement modèle, de travailler avec ses précepteurs, d'améliorer ses connaissances en géographie, en français, en
musique, s'inquiète des progrès de ses fils à la pratique des instruments de musique...etc...
la lecture de ces correspondances est simplement formidable. On y retrouve toute la bonté , la bienveillance , le gout de l'expérience du Roi Louis XVI.

quant à son caractère, je ne sais pas à quel ouvrage vous faites référence et surtout, sur quels faits pour dire qu'il n'avait pas le caractère du jeune Dauphin... auriez vous conservé les memes
traits de caractères subissant un tel traitement pendant 20 années consécutives ?


Paul, lance un vrai débat. Ce qui me fait penser à une conversation que nous avions eu avec Philippe Delorme autour d'un café après la projection privée du documentaire de la 5 . M Delorme était
très enthousiaste à l'idée de tracer également l'A D N d'un autre coeur royal localisé à Paris ( je ne dévoile pas toutes ses cartouches...je ne sais pas où en est son projet ) . Parlant de cet
autre coeur, il dit alors dans la conversation ( pensant à celui de Saint Denis ) " le coeur est embaumé..." " au moins celui là on en est sur " ( ! )

voilà la vraie humilité. reconnaitre qu'il peut y avoir une faille. Pour ce qui concerne l'affaire Louis XVII c'est le moins que l'on puisse dire.

F.


Alain Texier 20/12/2010 22:21


En réponse à une objection présentée dans le commentaire immédiatement supra.

Sans être spécialiste, ni particulièrement Survivantiste, il me semble qu'une langue même maternelle se perd assez rapidement si elle n'est pas pratiquée (ni oral, ni écrit). En 10 ans seulement la
personne peut avoir de grandes difficultés à faire une phrase. C'est même assez courant.
Amitié cordiale,
Raphaël M.


Alain Texier 20/12/2010 22:18


En réponse au commentaire n° 14.

Sur Louis XVII on peut écrire et sur-écrire.
Eric MURAISE dans son livre "histoire et légendes du grand-monarque",
Répertorie tous (ou quasi tous) les prétendants "apocryphes" dont Naundorff n'est que l'un d'eux.
Sur la netteté du compte-rendu des légistes hollandais,
il peut y avoir doute pour divers motifs.
L'un d'entre eux est le manque de netteté des signes et que ceux-ci peuvent très bien se fabriquer...
MURAISE pense qu'il y a eu plusieurs substitutions et même création de faux-dauphins en prenant des jeunes enfants d'âge similaire, en leur inculquant ce qu'ils devaient savoir, voire même en leur
disant qu'ils ETAIENT le dauphin et en créant sur eux les signes clés que portaient le dauphin...
Je note deux incohérences chez Naundorff...
-1- il s'est fait baptiser catholique à je ne sais plus quel âge (45 ans?)
S'il était le dauphin, la chose était superflue car il était DEJZA baptisé catholique.
-2- son oubli de la langue française.
Et le fait qu'il ne la parlait qu'avec un accent allemand.
Le jeune dauphin n'était pas en bas âge, il avait 10 ans lors de sa mort officielle.....
Même adopté par une famille allemande ou un orphelinat à 10 ans, on conserve la connaissance de la langue, et la manière de la parler qui s'acquière tout jeune.

J'ajoute que son caractère ne s'accore guère avec celui du dauphin...
Même traité à la méthode Simon!

Je pense qu'il est possible qu'une survivance ait eu lieu, mais je doute très fortement qu'il s'agisse de Naundorff...
Notez d'ailleurs que si on suit la vie et l'histoire de sa descendance, aucun d'est éligible selon les lois fondamentales du royaume, pour mariage
Avec divorcé(e), divorce, interdictions diverses, etc...

Bon....
Je reconnais par contre le sérieux "monarchique" de ses descendants qui prennent leur filiation au sérieux et donc leur "rôle"...
Il est sur qu'affabulateur, illuminé, vrai dauphin, Naundorff seul savait la vérité et l'a amenée dans sa tombe, à moins qu'il se soit convaincu lui-même....

Michel


Alain Texier 20/12/2010 18:49


Extrait du lien Légitimiste de septembre -octobre 2007 au style qui n'est pas celui d'un scientifique ni d'un historien (bien qu'il en soit un…).
G. de V.

Où est passée la tête d’Henri IV ?

Or donc, oyez, bonnes gens, les horrificques mais vérissimes tribulations de la teste du bon roy Henry le quatrième…
Les hasards de plusieurs feuilletages m’ont fourni les éléments de cette variété historique à laquelle je vous convie, en hommage à ce bon monarque, le seul que tolèrent
(?) les Bleus, dans un oecuménisme que je salue bien bas et pour une histoire de poule au pot… promise aux Français réduits à la besace par les guerres de religion.
En 1934, on apprenait avec stupéfaction qu’un collectionneur parisien possédait le chef momifié du Vert-Galant et distribuait une brochure de son cru, intitulée Pourquoi et comment
fut tué Henri IV. Son enquête, sa passion avaient pris naissance à la fin du
XIXe siècle, lorsqu’on découvrit dans les souterrains du choeur de la cathédrale d’Angers les squelettes du roi René et de sa femme.
Jeune homme, notre futur collectionneur se pencha sur les comptes-rendus des profanations des sépultures de Saint-Denis,en 1793. Ainsi lit-il un article du Magasin universel de 1850
où l’on rapportait les circonstances de l’exhumation de la momie d’Henri IV : Le 12 octobre 1793, lorsqu’on en défit les bandelettes, une personne manifesta son étonnement d’avoir eu
à constater
qu’une oreille de la momie lui était restée entre les doigts sans la moindre résistance ; et tous les curieux [parmi lesquels j’ajoute celui qui s’empara de la moustache du roi, se
la colla sous le nez et prophétisa (?) : Moi aussi je serais un grand soldat !, ou un grand
giboyeur, ou un grand guilledou, aurait-il pu ajouter…] furent extrêmement intrigués du fait que la peau de cette momie était couverted’une couleur bleu foncé. L’Histoire du peuple
parisien confirma à notre enquêteur que la peau de la momie d’Henri IV était enduite d’un bleu suspect, matachée — comme on eut dit à l’époque — et c’était là tout son bagage
lorsqu’il acquit en 1919,à la Salle Drouot, et pour trois francs (!), une curieuse tête à l’oreille manquante, marquée d’une bande bleue au bas du cou.
Comment cette relique de Saint-Denis pouvait-elle avoir échoué dans un panier d’osier de cette salle des ventes ?
En 1793, on se souvient du décret de la Convention : Que même la poussière des rois serait détruite pour célébrer le premieranniversaire du 10 août. La crypte de Saint-Denis fut
ouverte, les sépultures violées, les cercueils vidés de leur contenu dansune fosse puis recouverts de chaux vive. Lorsqu’on en vint à Louis XV, mort depuis quatre lustres, il fallut
tirer des coups de fusil pour que l’odeur de la poudre chassât la pestilence de son corps en décomposition liquide…
Or, Alexandre Lenoir, tiède républicain, se constitua un bouclier, au cas de retour des Bourbons, en soustreyant à
cette destruction les têtes des rois Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Celle d’Henri IV tomba — sous quelles circonstances ? ilprétendra l’avoir acquise d’un fossoyeur
de Saint-Denis…— dans les mains du comte d’Erbach, archéologue et collectionneur,ému de ce magnicide. Jérôme, roi de Wetsphalie, fut l’artisan du retour en France de cette
relique. Il l’échangea au comte,  qui l’exhibait en son château d’Erbach, contre la permission de faire apporter dans la chapelle seigneuriale les sarcophages d’Emma, 
fille de Charlemagne et d’Eginhard, son époux.
La tête d’Henri IV disparaît alors pour un siècle. Le commandant Lautin rapporte de Tahiti la tête d’un chef canaque (sic), trouvéedans une grotte… et la donne au peintre Poussin qui
la garde jusqu’à sa mort.
En 1909, son héritière, madame Nallet-Poussin,  dépose tout le mobilier du peintre, dont la fameuse tête, au garde-meuble qui se débarrassera de tout cela, après le
délai légal de dix ans, à la salle des ventes. Qu’en est-il de l’objet et que peut-il révéler de la mort du roi ? La tête est encore pourvue des sept vertèbres cervicales
mais
l’oreille gauche manque et a certainement sauté lors de l’assassinat, dans ce routin de la Grande Faisanderie. De même observet-on la blessure faite à la lèvre supérieure par
Jean Chatel, ainsi que la grosse verrue, à la liaison du nez et de la joue, toujours présente sur les portraits de l’époque.
Au cou, enduit d’une couleur bleu foncé, une entaille de six centimètres , sur trois de profondeur, marque le passage du poignard.Deux dents en or ont été arrachées, ce qui explique
l’absence de joue sur le côté gauche. Le dessus de la tête est très boursouflé et plissé pour avoir été longtemps comprimé par des bandelettes. Au sommet, une entaille révèle un coup
porté sur le pariétal gauche vers son milieu. La partie externe du lobe de l’oreille droite porte une cicatrice longitudinale importante, sans doute dûeà l’arrachement des pendants
d’oreille, de mode à la Cour. Mais le crâne n’est point scié, contrairement aux dires d’AlexandreLenoir, aux affirmations souvent controuvées.
Confronté au masque mortuaire conservé à la Bibliothèque Sainte- Geneviève, la tête ici décrite ne correspond pas !
Mais ce même masque n’a que peu de rapport avec le dessin de la momie fait d’après nature par ce même Alexandre Lenoir. Nuldoute que le masque ait été retouché, pour faire oublier le
massacre dont cette tête avait été victime.
Revenons un long instant sur l’une des plus troublantes constatations, qui prouveraient à elle-seule l’authenticité du chefmomifié d’Henri IV, la présence de la bande bleue d’une
largeur de cinq centimètres, au bas du cou.
Elle fut faite par les chirurgiens du roi lors de l’embaumement, soit pour masquer les gravures intimes (sic) ou tatouages que le défunt portait sur les bras, soit encore pour cacher
le terrible serment que sa mère lui avait fait prêter tout jeune, qu’il renouvela dans la suite, à Montauban, et qu’il s’était fait tatouer sur la poitrine : Il persévèrerait jusqu’à
la mort dans la confession de Genève. Serment de momier qui ressemble peu à Henri de Navarre, protestant point taxé de bigoterie ! Comme pour le grand (?)Charles — manifestement suicidé,
ou bien revêtu d’ornements maçonniques ? — on interdit aux proches, entre autres à Sully, d’aller saluer la dépouille de son maître exposée dans une chapelle.
Les circonstances de la mort du roi méritent maintenant d’être précisées. La cabale avait été ourdie par les Concini (Concino etsa Galigaï), la marquise de Verneuil et son frère, ce
trigaud de comte d’Angoulême, bâtard de Charles IX ; tout ce beau monde rattaché  à la faction espagnole dont le représentant le plus actif, le pivot de toutes les intrigues
soudoyées par l’or de l’Espagne, était le duc d’Épernon,  patron de Ravaillac, adversaire presque déclaré du Béarnais qui menaçait souvent de lui faire trancher la tête !
Au lendemain de la mort du roi,Montbazon rapporta avoir surpris dans le carrosse le duc d’Épernon poignardant le roi blessé, tandis que les autres seigneurs couraient sus  au
régicide. Le duc allégua qu’il était plus humain d’abréger la vie du roi, blessé à mort…
Au premier interrogatoire, les juges furent tellement effrayés des premières confessions de Ravaillac qu’ils jurèrent sur l’Evangile dene rien révéler et de diriger le procès de
telle sorte que le public ne puisse rien connaître de la vérité. Et l’on s’étonnera que ce sous-fifre,ce bélître, ait été amené à l’Hôtel de Retz, demeure de d’Epernon…, puis si peu
gardé en cette chartre que pendant plus de quatre heures, on laissa à toutes sortes de personnes la liberté de s’approcher de lui et de lui parler et que certaines gens osèrent lui
dire, en l’appelant leur ami, qu’il se donnât bien garde d’accuser les gens de bien, les innocents et les bons catholiques. 
Quant à son testament, dicté à un greffier au moment d’être écartelé, il horrifia tant ce dernier qu’il adopta une écriture illisible, en cancellant une ligne sur deux… Ce peccavi
est désormais perdu. On rappelle ici pour mémoire le sort de la d’Escorman, ancienne femme de chambre de la marquise de Verneuil, qui connut la prison perpétuelle pour
avoir révélé par écrit que le duc d’Épernon lui avait envoyé en connivence Ravaillac, abrité et nourri par ses soins durant huit semaines, bref embéguiné pour la cause…; la fin
tragique du sieur La Garde, assailli par des sbires de d’Épernon, après qu’il eut parlé, et laissé pour mort dans un fossé, près de Metz…
Sans doute Louis XIII, inexorable jeune roi, connut-il assez vite la vérité, puisqu’il fit assassiner Concini par son capitaine des Gardes, trancher le col à la Galigaï et
séquestrer sa mère au château de Blois – un exil médicéen de plus ! Voilà qui bouleverse peut-être  l’histoire officielle, qu’il faudrait réviser de fond en comble, ne trouvez-vous
pas ?

Luc Boisnard

NB. La tête d’Henri IV était conservée avant- guerre au Musée Grévin, qui ne la compte plus dans ses collections à ce jour…

Sources :
– Loiseleur : Questions historiques p.2 ;
– Sully : Mémoires VIII-106