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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:17

 Du 29 février au 9 septembre 2012, aux Musées du Capitole

Ce voyage dans le passé correspond à une véritable attente du public, fasciné depuis longtemps par le mystère qui entoure les archives vaticanes et par les « secrets » que, dans l’imaginaire collectif et chez nombre de passionnés d’Histoire, elles sont censées préserver. L’exposition rappelle le lien étroit établi entre Rome et la Papauté depuis l’époque médiévale mais permet également à ses visiteurs de se replonger dans les moments dramatiques ou exaltants du passé de l’Italie et de l’Europe. Un document retiendra sans doute plus particulièrement l’attention des visiteurs français de cette exposition. Il s’agit d‘une lettre adressée par la malheureuse Marie-Antoinette détenue au Temple à son beau-frère le comte d’Artois, le futur Charles X. Une lettre de vœux longue de dix lignes, particulièrement émouvante en ce qu’elle révèle les inquiétudes et la douleur de la reine au moment où, en janvier 1793, Louis XVI va être condamné à mort et exécuté.

Origine

http://www.clio.fr/WM_SITECLIO/nouvellesdeclio/articles/lux_in_arcana.asp#toile

 

 

Le site de l'exposition

http://www.luxinarcana.org/?gclid=CJb0zfmj664CFREPfAodXmrdLg&lang=en

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:07

Mis en ligne le 23/03/2012
 Une femme professeur de lycée a été suspendue vendredi après avoir demandé à ses élèves de respecter une minute de silence à la mémoire du tueur jihadiste Mohamed Merah, une "victime" dont les liens avec Al-Qaïda ont été "inventés" selon elle par le président Nicolas Sarkozy.

  Selon le site internet du journal Paris Normandie, la professeur d'anglais de 56 ans d'un lycée de Rouen (nord-est de Paris) a demandé peu après le début des cours à ses élèves de terminale (année de passage du baccalauréat) une minute de silence à la mémoire de Mohamed Merah, tué jeudi à Toulouse par la police qui le recherchait pour l'assassinat de sept personnes.

  Une partie des élèves a refusé et quitté la classe, selon le ministère de l'Education. Les représentants de cette classe ont alors écrit une lettre au chef de l'établissement pour relater les faits, courrier que publie Paris Normandie.

  L'enseignante "a clairement dit que Mohamed Merah était une victime, que le lien avec Al-Qaïda avait été inventé par les médias et Sarko (le président Sarkozy). Elle a ajouté qu'il serait possible de faire une minute de silence pour cette victime", écrivent les élèves. "Voyant que nous étions en désaccord, elle nous a dit que nous devrions sortir, ce que 16 élèves sur une petite vingtaine ont fait, les autres sont restés en essayant de comprendre ses propos", ont-ils ajouté.

  Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a demandé sa suspension immédiate et a condamné "sans réserve" un "comportement inqualifiable"
----

Origine.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/727917/une-minute-de-silence-pour-mohamed-merah.html

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:34

Réunion Légitimiste en Limousin
Lundi 26 mars 2012, à 17H00
Réunion du groupe d'étude Légitimiste
à Gouzon (23 230)
"Groupe réducteurs et Noyaux dirigeants"

 

N°de téléphone à contacter grâce au lien ci-dessous :

http://richemont.hautetfort.com/archive/2012/03/22/reunion-legitimiste-en-limousin.html

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 22:19

Jean-Jacques Urvoas

Député du Finistère Vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Secrétaire national du PS chargé de la sécurité

http://www.urvoas.org

 

   Les mots de Jean-Jacques Urvoas sur Twitter, peu après 11 heures ce jeudi 22 mars 2012,

« Si je comprends bien le RAID n'est donc pas capable en 30 h d'aller chercher un individu seul dans un appartement ? »

 

NDLRB. Le fait que l’inénarable  J.J. Urvoas  ait indiqué un peu plus tard  que son tweet était malvenu et inadapté au contexte n’enlève  rien à l’étonnement  que nous ressentons en nous rappelant que les représentants du peuple sont élus par le peuple souverain.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:22

  Tout le monde sait ou devrait savoir que  les événements qui ont désolé le monde à l'occasion de la Seconde Guerre mondiale avaient été prévus, annoncés, souhaités dans l'opuscule Mein Kampf (Mon combat) et  que par  conséquent il n'était plus possible de dire aprés  coup :"Nous ne savions pas".

   Si par hasard, il se trouvait actuellement dans le monde un ouvrage qui appelerait lui aussi aux meurtre d'une catégorie de personnes précisément identifiées, peut être conviendrait-il de s'en préoccuper avant que l'on dise  aprés  coup - dans la mesure ou nous pourrions encore le dire - :"Nous ne savions pas".

 

                                                                        La Boutière


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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:23

   Ce projet est l’un des événements majeurs du 850e anniversaire de Notre-Dame de Paris. Les cloches de 1856, propriété de l’Etat, ont été déposées le 20 février 2012 et sont désormais entreposées.

....

  Dès la fin du XIIe siècle, bien avant la fin de l’édification de la cathédrale, il est fait mention de la sonnerie des cloches précédant les offices. Cette sonnerie s’étoffa au cours des siècles au rythme de la vie de l’édifice et de son rayonnement, chaque cloche étant alors refondue une ou plusieurs fois par siècle aux voisinages de la cathédrale L’ensemble atteindra en 1769 :
- huit cloches dans la Tour Nord,
- deux bourdons dans la Tour Sud (Marie et Emmanuel ),
- sept cloches dans la flèche,
- trois au niveau du transept nord pour la sonnerie de l’horloge.
Ces vingt cloches et cette spatialisation constitueront un véritable paysage sonore dans le ciel de Paris jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

    Les affres de la Révolution n’épargneront pas les cloches de Notre-Dame qui seront toutes descendues, brisées et fondues en 1791 et 1792. Seul le bourdon Emmanuel, pièce maîtresse de l’ensemble, sera épargné et replacé dans sa tour en 1802 sur ordre de Napoléon Ier.

Si Emmanuel demeure aujourd’hui l’un des plus beaux vases sonores d’Europe, sinon le plus remarquable, comme s’accordent à le dire les campanologues, musiciens et musicologues, il n’en est pas de même pour les quatre cloches de la tour nord installées en 1856 et qui font défaut. Défaut par la piètre qualité du métal employé (qui, outre un mauvais rendu acoustique, engendre une usure importante), défaut par leur nombre, par leurs tailles, par leurs qualités acoustiques (elles ne sont pas accordées entre elles) et défaut par le manque d’harmonie avec le bourdon avec lequel elles ne sont pas non plus accordées.

   Ce sont donc des raisons musicales et d’utilisation liturgique de cette sonnerie (offices, carillon des heures avec des thèmes appropriés à chaque temps liturgique) en ce XXIe siècle qui ont prévalu au choix de la nouvelle composition.
La mise en parallèle avec les éléments historiques (qui sont profusion dans le cas des cloches de Notre-Dame) a voulu que nous nous retrouvions en parfaite adéquation avec la situation de la sonnerie des tours à la veille de sa destruction, à savoir : huit cloches dans la Tour Nord et deux bourdons dans la Tour Sud, ensemble dont la base sera le bourdon Emmanuel.

....

  C’est donc à travers cette œuvre patrimoniale contemporaine, qui s’inscrira dans la lignée des bâtisseurs de cathédrale à l’instar d’autres projets de ces 850 ans, que le paysage sonore de la fin du XVIIIe siècle pourra se faire entendre à nouveau sur le parvis de la cathédrale.

Origine

http://www.notredamedeparis.fr/spip.php?article127

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:25

Lettre d'information du Centre royaliste d'Action française - 20 mars 2012

Origine.

  diffusion@actionfrancaise.net



COMMUNIQUÉ DE L’ACTION FRANÇAISE SUR LES RÉCENTS ATTENTATS DE MONTAUBAN ET DE TOULOUSE


  Devant l’ignoble assassinat d’enfants juifs et d’un de leurs professeurs qui fait suite aux attentats de parachutistes à Toulouse et Montauban, on ne peut que se joindre à la clameur unanime qui condamne cette horreur.

  Elle dénonce la haine bestiale dont est capable un être « humain » au point de poursuivre une enfant de six ans qui s’enfuit, de la rattraper et de l’abattre froidement.

  Dans l’état actuel de l’enquête on ne peut se permettre que de prudentes hypothèses.

 La presse n’a pas imaginé une seconde qu’il puisse s’agir d’un acte barbare lié au fanatisme religieux dont les exemples sont pourtant fréquents dans le monde.

  Non, Yahoo n’évoque qu’une piste au hasard, celle des néo-nazis : « Les enquêteurs devraient pourtant explorer, parmi d’autres pistes, l’affaire de trois soldats du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban (Tarn-et-Garonne) auquel appartenaient deux des trois militaires assassinés la semaine dernière, renvoyés de l’armée pour activités néo-nazies. Le Point rappelle que les trois parachutistes avaient été renvoyés en 2008, après avoir été dénoncés par un frère d’arme ».

  L’idéologie nazie, comme toutes les idéologie révolutionnaires, nous glace le sang, car elle méprise l’homme dans son essence, ce qui conduit à la haine et à la destruction. De là à imaginer que ce mode de pensée constitue pour les services de police une menace prioritaire, c’est un pas qu’une certaine presse (Yahoo, Libé, Le Monde), bien peu professionnellement, n’hésite pas à franchir.

  Alors que personne ne peut aujourd’hui affirmer que cette piste est plus crédible qu’une autre, il est imprudent, après avoir laissé entendre qu’il y en aurait plusieurs, de n’en évoquer qu’une.

  On pourra s’étonner que dans des moments aussi tragiques, des organes de presse ne fassent pas une trêve, ne serait-ce que de quelques jours, dans leur « croisade » permanente d’intoxication.

  Nous sommes en période électorale et certains sont prêts à surfer sur l’émotion légitime que suscitent ces abominables crimes. Il faut aussi détourner l’attention de l’opinion, particulièrement sensible aux questions de sécurité.

  Si l’heure est au recueillement et à la compassion pour les victimes, il nous appartiendra de rester vigilants, car c’est toujours par un grossier amalgame que commence la chasse aux patriotes (qu’on désigne sous le vocable de xénophobes). Rappelons nous l’affaire de Carpentras qui finit pour nous, comme on sait, par l’interdiction du cortège de Jeanne d’Arc.

Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française
Centre royaliste d'Action française
10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris

communication@actionfrancaise.net

  www.actionfrancaise.net

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:57

Un des deux parachutistes abattus à Montauban (82000) était catholique

NDLRB.  Si cela s'était su, on en aurait peut-être encore moins parlé...


Ses obsèques auront lieu mercredi 21 mars 2012  à la cathédrale de Montauban.

"La famille d'Abel Chennouf, l'un des deux parachutistes assassiné à Montauban, s'est constituée partie civile auprès du parquet antiterroriste de Paris, a indiqué mardi son défenseur, Gilbert Collard. L'avocat a précisé que le jeune homme «d'origine kabyle» était «catholique pratiquant» et non de «confession musulmane» comme l'a indiqué lundi le président Nicolas Sarkozy. «C'est la raison pour laquelle une cérémonie est prévue mercredi en la cathédrale de Montauban», a dit Me Collard, qui représente également la famille de la compagne du caporal, qui était âgé de 25 ans. Le militaire sera inhumé jeudi à Manduel, dans le Gard, où aura lieu une marche blanche".

"Les obsèques d'Abel Chennouf seront célébrées mercredi à 10h30 en la cathédrale de Montauban. Dans son homélie dimanche matin, l'abbé Jean-Michel Poirier, curé de la paroisse Cathédrale de Montauban, a évoqué «l'absurdité du geste» du tueur. Il a également prié pour le militaire blessé et pour un autre soldat du 17e RGP tué jeudi, de confession musulmane".

Lahire

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

 

Voir aussi:

  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/20/01016-20120320ARTFIG00478-montauban-l-avenir-s-appretait-a-les-combler.php

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 21:19

Jeanne-d-Arc-reprend-corps-et-ame-a-Blois_image_article_dro.jpgFin avril 1429, Jeanne d’Arc est à Blois. Les plus grands chercheurs vont tenter de faire revivre les 13 et 14 avril cette période avant que ne naisse le mythe.

  <-----Vitrail représentant Jeanne à la basilique de la Trinité à Blois.

   Jeanne d'Arc a passé quelques jours à Blois fin avril 1429, avant que l'armée royale ne parte secourir Orléans assiégé. Et que le mythe prenne véritablement corps. De ce passage, les historiens ne connaissent que peu de chose. Mais cette lacune devrait être comblée les 13 et 14 avril prochains. Car la plus grande spécialiste de la Pucelle, Colette Beaune, est blésoise, et qu'elle a voulu faire plancher la communauté scientifique sur son passage dans notre ville.                                                                                                            « Trois colloques vont se tenir en 2012 pour le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne, explique Colette Beaune. Ici avec la Société des sciences et lettres en avril, puis Orléans et à Domrémy ; ce que j'ai voulu faire à Blois, c'est ancrer la recherche dans le terroir, qui est tout de même celui où les capitaines de l'armée royale ont été confessés. Et où Jeanne a fait bénir son drapeau, à Saint-Sauveur, église du château de Blois qui était à peu près à la place de l'actuelle Maison de la magie et qui a été détruite. »
L'objectif est d'intéresser autant les chercheurs que le grand public, en abordant des lieux qui lui sont proches. Mais aussi de faire avancer la science, qui a encore beaucoup à révéler sur la vie de Jeanne avant qu'elle n'entre dans la lumière. « Nous sommes sûrs que son drapeau a été béni à Saint-Sauveur. Mais par qui ? Le drapeau est un symbole très important, car il est le signe de sa mission céleste. Ce genre de bénédiction devait avoir cours avant, pour les comtes de Blois. Je suis en train de chercher… »
La spécialiste incontestée de Jeanne d'Arc a conservé intacte cette soif de connaissance. Elle vient de mettre la main sur des documents donnés comme perdus, aux archives parisiennes. Rien de moins que les originaux des actes des comtes de Blois, avec leurs sceaux intacts… Pour les journées Jeanne d'Arc – la première consacrée au séjour de Jeanne à Blois, la seconde à sa mémoire en Loir-et-Cher – douze historiens vont se relayer sur l'estrade. Sous la présidence de Philippe Contamine, et avec les conclusions éclairées de Colette Beaune. Une tranche d'histoire dans l'histoire.

   Journées Jeanne d'Arc au château de Blois, les 13 et 14 avril. Deux cents places sont ouvertes, à réserver dès à présent. Participation aux frais pour les deux jours : 7 €.


Contact à la SSLLC :

  tresoriersciencesetlettres@orange.fr

 

Origine de l'article:

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/communes/Blois/n/Contenus/Articles/2012/03/20/Jeanne-d-Arc-reprend-corps-et-ame-a-Blois

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 17:47

Intervention du Premier ministre François FILLON
aux obsèques de Pierre SCHOENDOERFFER Hôtel national des Invalides

Lundi 19 mars 2012

   Il nous revient aujourd'hui l'honneur et l’émotion d'accompagner une dernière fois le compagnon de gloire et d’infortune de ceux pour qui le drapeau justifie tous les sacrifices. Drapeau vainqueur, drapeau vaincu, il nous revient d’accompagner une dernière fois l’homme qui aimait les hommes engagés, ces chevaliers des ultimes combats.

  D’accompagner l’homme qui discernait dans l’âme des soldats, la part de lumière et la part d’ombre où s’entremêle la vérité de la vie et de la mort.
D’accompagner l’homme de culture au regard inspiré sur les déchirures du siècle passé.

  Pierre SCHOENDOERFFER, ce sont ses propres mots, avait de toute évidence quelque chose à dire, à nous dire.
  Il fut le témoin puis le peintre des sagas lointaines et décriées.
  Et toute sa vie de combattant, de reporter, d’écrivain, de cinéaste atteste l’étendue de son talent et la profondeur de son humanisme.

   S'il choisit d’abord le cinéma parce qu'il ne jugeait pas sa plume à la hauteur de son ambition, s'il choisit d'entrer au Service cinématographique des armées parce que les portes des producteurs restaient fermées, il fit de ces choix une vocation sublime.

   Sublime car elle servait un intérêt supérieur, un intérêt qui n'était ni le sien, ni celui de la pensée dominante, ni celui de la myopie politique qui ne sut ni éviter la tragédie des conflits coloniaux, ni célébrer l’honneur de ceux qui en revinrent déchirés par l’épreuve.
   Un intérêt qui s'incarnait alors en ces hommes et ces femmes à l'engagement sacrificiel, prêts à mourir sur un sol qui n'était pas le leur pour ne pas trahir les couleurs qu'ils portaient.

   Un intérêt qui était tout simplement celui de l'Humanité, tant le regard que Pierre SCHOENDOERFFER portait sur ces combattants qui mouraient en héros alors qu’ailleurs on ne croyait plus au héros, sur ces abîmes de cruauté, sur ces élans de dignité, oui, tant son intérêt se distinguait et se distinguera toujours par sa portée universelle.

Il connaissait l'âme humaine pour l'avoir vu s'exposer là où l'horreur est la plus crue, pour l'avoir écrite et filmée inlassablement.
Il avait mis sa sensibilité et sa subtilité au service de ceux qui chaque jour donnaient de la destinée humaine une image héroïque et tragique à la fois.

  De ses trois années de guerre en Indochine, où il partagea toutes les épreuves de ses frères d’armes, des sauts sur Diên Biên Phu avec le 1er Régiment de chasseurs parachutistes au camp de prisonniers, il disait qu’elles avaient de quoi remplir une vie entière.
  Tant de bravoure et tant de souffrance, tant de fraternité et tant d’amis disparus, tant d’amertume et pourtant tant d’amour pour ces terres d’Indochine : oui il y avait là de quoi remplir une vie entière.

   Mais de ces trois années, Pierre SCHOENDOERFFER fit alors une œuvre d’art dont la lueur scrutait le coeur battant et vacillant des hommes de devoir.

  Après tout, rien ne destinait ce baroudeur, cet homme pudique, à devenir l’une des grandes figures du cinéma français.
   A l’image de Joseph KESSEL, qu’il admirait tant, il se fit pourtant le fidèle reporter des servitudes et de la grandeur humaine.

2

  La 317ème Section, ce film dont la puissance authentique bouleversa les tabous intellectuels et les habitudes cinématographiques d’alors, ce film vrai, ce film qui nous plonge dans le repli désespéré d’une unité où le destin de chaque soldat se double d’une quête personnelle, ce film est immortel.

  La 317ème Section, le Crabe Tambour, Diên Biên Phu, sont les volets magistraux de cette œuvre qui rendit leurs lettres de noblesse à l’engagement de nos militaires, à cette jeunesse dont on ne dira jamais assez combien elle souffrit de l’incompréhension, du rejet et parfois de l’oubli de certains de nos compatriotes.

  Parce qu’il fut l’un des leurs, parce qu’il s’exposa aux mêmes dangers et aux mêmes souffrances, Pierre SCHOENDOERFFER noua des liens très forts avec ses frères d’armes. Distingué par la médaille militaire, par la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures et par la croix du combattant volontaire, il devint soldat de 1ère classe d’honneur du 1er Régiment de chasseurs parachutistes en 2006.

  Pierre SCHOENDOERFFER conjuguait sa bravoure à une formidable générosité. Il entretint des amitiés avec les plus grands, du roi du Cambodge Norodom SIHANOUK à son maître japonais Akira KUROSAWA.

  Par « plus grands », il entendait naturellement ceux qui avaient la passion de la vie et de l’humanité, de la culture et de la création ; ceux qui étaient indéfectiblement dévoués à leurs semblables, investis pour une cause qui les dépassait ; au fond, tous ceux qui, comme lui, avaient quelque chose à dire.

  Si profondément français, Pierre SCHOENDOERFFER avait le goût du «grand large», cet idéal d’aventure et de liberté qui entraine les hommes là où s’engouffre le vent de l’Histoire, là où ce vent élève les actes et les âmes par delà l’étroitesse de nos vies.

  Il parcouru le monde, du Cambodge à Haïti, de l’Algérie à l’Afghanistan où il réalisa son dernier reportage de guerre à l’âge de 79 ans.

  Cet idéal, il l’a retranscrit avec fureur et mélancolie dans Le Crabe Tambour qui obtint le grand prix du Roman de l’Académie Française.

  Entre la chaleur douloureuse de l’Indochine et les glaces des grands bancs de Terre Neuve, ce film nous emmène vers un rendez-vous impossible entre des héros blessés, écartelés entre le passé et le présent.
  En 1982, le film « l’honneur d’un capitaine » viendra sceller la quête de vérité et de justice qui accompagne toute tragédie militaire.

  « On peut toujours plus que l’on croit pouvoir » assurait le premier de ses maîtres, Joseph KESSEL.
 Nul doute que Pierre SCHOENDOERFFER fit de cet adage une exigence, une discipline de vie qui nous laisse aujourd’hui un précieux héritage.

 Bien sûr, il a filmé son époque... mais il était bien plus qu’un grand reporter ou un réalisateur de films d’action.
 Il savait révéler ses personnages de l’intérieur et sublimer leurs détresses.

3

  En un temps où le doute gagnait la France, où l’on disait des morts qu’ils étaient morts pour « rien », l’œuvre de Pierre SCHOENDOERFFER apparaît, avec le recul, comme un monument du courage français, et disons-le, du courage tout court.

  Nous devons en concevoir une responsabilité pour l’avenir, car s’il est un message que nous adresse Pierre SCHOENDOERFFER à travers son œuvre, c’est un message d’engagement et un appel à la plus vive conscience.
Honneur, courage, sincérité, voilà les couleurs de cette oeuvre universelle qui se mêla aux couleurs de la France.

  Cette œuvre lui survivra car les grandeurs et les tourments qu’elle évoque sont intemporels, mais l’homme nous manquera.
  Sa noblesse manquera à tous ceux qui eurent la chance de le connaître et de partager son parcours d’exception, elle manquera au monde de l’art et de la culture, elle manquera au monde combattant, elle manquera à la France.

Mais ensemble, nous sommes là pour témoigner à Pierre SCHOENDOERFFER que ses frères d’armes, ses admirateurs, ses compatriotes, ont mesuré toute l’espérance que nous offre à jamais le souffle de sa vie.

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