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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:57
      Retrouvez dans l'édition citée en  référence un bandeau en page de couverture (!)  resuscitant  étrangement le nom de  "Capet " que les rois de France n' ont jamais porté, on le sait  .
" Le prince  Jean d'Orléans  a fait  étape à Limoges"
"Roi. Ce descendant  des Capet  publie un ouvrage d'entretiens"
 et un bel article apparement  fort  objectif  en page 10, sous  titré de façon à peine ironique , lui :
 Livre . L'héritier  de la  couronne de France  a fait une halte  à Limoges
le prince d'Orléans bat la campagne ".
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:29
RAPPELS HISTORIQUES ;  LA DEVOTION AU  SACRE-CŒUR :DE LOUIS XIV A LOUIS XVII (Louis-Charles de Bourbon, Charles XII de  droit)  ;

C’est   à une  analyse  fort intéressante  et  qui porte  sur un certain nombre de points peu  connus que  se livre  le bulletin de l’Institut Louis XVII référencé  ci-dessous. Vous trouverez in fine les références qui vous permettront  de  contacter  l’institut  pour plus de détails.

  Pour l’heure, rappelons seulement les points suivants :

-Louis XIV, mort en 1715, n’aurait pu comme chef d’Etat, rendre un culte public au Sacré-Cœur avant 1765, date à laquelle Pape Clément XII autorisa  la fête facultative du Sacré-Cœur.

Il avait, en revanche, donné  dés 1674, une somme de 14 00 livres  à  Jean-Eudes (1635-1709) pour élever  à Caen une église  dédiée   aux  Saints Cœurs  de Jésus et Marie

 - Marie-Leczinska épouse de Louis XV   obtient en 1765  du pape Clément XIII l’introduction en France  de la messe du Sacré-Cœur

- On sait que le roi Louis XVI, en sa  prison du Temple à Paris,  promit  de consacrer sa « personne,(sa)famille et  (son) Royaume   au Sacré-Cœur  s‘il recouvrait  « liberté, couronne, et puissance royale »

-Les  princes de la  Maison de Bourbon (Naundorff) renouvelèrent leur  consécration au Sacré-Coeur

- Louis-Charles de Bourbon, Charles XI de  droit ;

- Jean III de droit, 

- Henri V  de droit,

-  Charles XII de Droit (décédé  le 21 décembre 2008) et  dont je peux personnellement  témoigner, qu’à chacune de nos rencontres à Fontevraud-l’Abbaye, il portait les armes de France  avec le Sacré-Cœur en abyme, conformément aux  demandes transmises par Marguerite-Marie Alacoque.

Origine.

Bulletin de  l’Institut Louis XVII.

4 e trimestre 2009. Janvier 2010

N° 77 p. 9 à 18.

INSTITUT LOUIS XVII

BP 90968

75829 Paris Cedex 17

  http://www.louis-xvii.com/institut.html

Nouveau courriel :

institut_louis17@yahoo.fr
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 22:11
LE JOURNAL DU “MESNIL-MARIE”
OU LA CHRONIQUE D’UNE FONDATION, RÉDIGÉE PAR LE MAÎTRE CHAT LULLY


   En 1805, par le traité de Presbourg, consécutif aux défaites d'Ulm et d'Austerlitz, l’Autriche fut contrainte de céder le Tyrol au jeune royaume de Bavière, totalement soumis à la tyrannie napoléonienne.

   Les anciens droits des Tyroliens furent alors annulés par les Bavarois, qui exigeaient - entre autres - que les jeunes gens effectuent un service militaire de six ans dans les armées de celui auquel on n'a pas sans raison donné le surnom d' «ogre corse». Les coutumes des Tyroliens et leurs pratiques religieuses étaient menacées : en particulier les pèlerinages, les processions et les manifestations extérieures de la foi furent interdits.

  Le mécontentement de cette population si fortement ancrée dans la religion catholique et si attachée à la Maison de Habsbourg alla croissant et entraina en 1809 un mouvement de résistance armée, comparable à celui qui avait soulevé les provinces de l'ouest de la France en 1793. La figure centrale en fut un habitant de la vallée du Passeiertal, au Tyrol du Sud, Andreas Hofer.

  Destin hors du commun que celui de ce paysan-aubergiste, robuste père de famille, simple et pieux, dont la figure n'est pas sans rappeler celle de Jacques Cathelineau.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 16:04

   La Contre-Réforme catholique (ou CRC) est un mouvement  ultramontain  et nationaliste issu de la contestation du concile Vatican II, fondé par l'abbé Georges de Nantes en  1967  L'ancien abbé de Nantes était suspens a divinis   depuis le 25 août   1961 .

   La CRC dénonce le concile Vatican II , qu'il considère comme invalide, et l'accuse de contenir de nombreuses erreurs au motif qu'il n'a pas été soumis à l'infaillibilité du Pape. Par exemple, ce mouvement dénonce le dialogue œcuménique et le culte de l'homme, proclamés dans ce qu'il qualifie de "funeste concile'".

   La CRC dénonce autant la liberté religieuse dans le monde que la liberté de  conscience  dans l'Eglise Catholique , tout en considérant que le principe d'égalité entre les religions  va à l'encontre de la notion de  vérité  enseignée par le Christ ("Je suis la Voie, la Vérité, la Vie" a dit ce dernier).

    La CRC est basée sur deux communautés religieuses, à St-Parres-lès-Vaudes, dans l'Aube et au Quebec.

     Le mouvement a été mis au ban de l'Eglise catholique par la hiérarchie ecclésiastique sans jamais pour autant en avoir été exclu ; celle-ci avait suspendu a divinis  l'ancien abbé Georges de Nantes avant la fondation de la CRC. Depuis 2001, Georges de Nantes est frappé par un interdit de célébrer, donner et recevoir les sacrements en tout lieu. C'est la plus forte sanction avant l'excommunication   La CRC n'est reconnue par aucun  évêque catholique.

Origine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commissions_d%27enquête_parlementaires_sur_les_sectes_en_France

   La CRC, notamment par la voix de Georges de Nantes et du diacre Bruno Bonnet-Eymard, défend la thèse de l'authenticité du Suaire de Turin  . Selon la CRC, la relique aurait été victime d'une « fraude » lors des analyses au carbone 14 en 1988  fraude « préméditée » par la « maffia » des francs-maçons ; de même, l'incendie de  1997 qui endommagea gravement la cathédrale de Turin, où est conservé le Suaire, serait une « solution finale » mise en œuvre par « ces forces occultes, cette franc-maçonnerie »

Origine.

  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_la_contre-réforme_catholique

150_points_de_la_Phalange.jpgSur le Site officiel de la CRC

  Le Jeudi 18 février 2010 , obsèques de l'Abbé de Nantes.
Homélie  du Père Raymond Zambelli

Allocution du frère  Bruno de Jésus au cimetière

http://www.crc-resurrection.org/


 

NDLRB. Décédé dimanche, l'abbé de Nantes a été  inhumé jeudi au cimetière de Saint-Parres-lès-Vaudes.

    L'évêché ayant refusé que les funérailles soient célébrées en l'église de cette commune, un office  a été célébré, à 14 h 30, en la chapelle de la Maison Saint-Joseph.


Precision.

À propos des obsèques de l’abbé de Nantes
 
    Suite à l’article paru dans les  colonnes de l'Est-Eclair  relatif au décès de l’abbé Georges de Nantes, le chanoine Joseph Zirnelt, chancelier de l’évêché, nous prie d’insérer:

    «Dans votre édition du 17 février 2010, vous mentionnez que l’évêché de Troyes a refusé que les obsèques de M. l’abbé de Nantes soient célébrées dans l’église paroissiale. C’est la nonciature apostolique, rappelant à l’évêché de Troyes la situation canonique de ce prêtre, qui a demandé que la messe des funérailles ne soit pas célébrée dans l’église de Saint-Parres-lès-Vaudes"
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/426307/


 Et aussi un témoignage public de reconnaissance sur :

http://groups.google.fr/group/louisxviiinfo3-/web/actualits-religieuses

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 14:58

    Si l'on en croit sa biographie, il descend des Capet, a pour ancêtres Saint-Louis, François Ier, Henri IV, Louis-Philippe. Prétendant à la couronne de France (il n'est pas le seul, une autre famille revendiquant l'héritage royal), Jean d'Orléans, 44 ans, s'explique.

 

  Vous avez fondé en 2003 une association, "Gens de France", qui prétend défendre le patrimoine artistique et culturel français, protéger l'environnement, développer la francophonie, promouvoir une économie sociale. Mais concrètement, que faites-vous ?

   Nous mettons en lumière des gens formidables, qui mènent des actions admirables dans l'ombre, dans le milieu associatif notamment. Nous travaillons également sur l'année Henri IV (mort en 1610). Et nous réfléchissons à des projets.

  N'est-ce pas une manière de promouvoir le rétablissement de la monarchie ?

    Bien sûr que oui. Nous montrons ainsi que notre famille est présente dans le paysage français. Mais je sais bien que l'espérance d'un régime monarchique se heurte à de nombreux obstacles, dont la volonté des Français.

    La France n'est-elle pas restée monarchiste, compte tenu de son goût pour l'apparat et des pouvoirs exorbitants de son président ?

      Quelque part oui, mais la réduction du mandat présidentiel à cinq ans n'offre pas de perspective à long terme. Un roi peut jouer un rôle fédérateur, d'arbitre, montrer la voie, mobiliser les énergies.

   Quel regard portez-vous sur le peuple français ?

   Il y a vraiment quelque chose d'irréductible en lui. Il est insouciant quand tout va bien, et retombe sur ses pieds quand ça va mal. C'est aussi un peuple très généreux, témoin le monde associatif, avec les pieds sur terre, mais aspirant toujours à s'élever.

Vous portez un regard très sévère sur la politique. Mais votez-vous ? 

    Oui. Il y a de bons serviteurs en politique, mais l'espace public est accaparé par ceux qui parlent le plus fort, alors que dans l'ombre, il y a des gens extraordinaires.

A l'heure de la mondialisation et de la construction européenne, la nation a-t-elle encore un sens ?

    Je n'aime guère le terme "nation". Je préfère dire la France. Je dis qu'il faut penser global et agir local. L'Europe actuelle a construit une administration, elle enferme, elle impose ses diktats, ce n'est pas un vrai projet européen. Mais je ne suis évidemment pas anti-européen !

Laurent Bonilla

     Jean d'Orléans sera à la BFM de Limoges jeudi 18 février à 20 h 30. Il dédicacera son ouvrage, "Un prince français", dans lequel il répond aux questions du journaliste Fabrice Madouas (Pygmalion, 237 pages, 18€).

Jean d'Orléans, sa bio express

1965 Naissance à Boulogne-Billancourt de Jean Carl Pierre Marie d'Orléans.

1987 Maîtrise de philosophie à La Sorbonne sur "Le bien commun". Suivront une maîtrise de droit sur les relations internationales (Faculté libre de droit, d'économie et de gestion de Paris), et une maîtrise en administration des affaires à Los Angeles. Travaille dans le conseil en management et dans le secteur bancaire.

2007 Fonde son cabinet de conseil, "Avenir & Patrimoine".


Origine.

  http://www.lepopulaire.fr/accueil.html

Voir aussi deux  les deux  vidéos suivantes:

- Le prince d’Orléans à Limoges

        -  Limoges, portrait d’un médecin royaliste ; le Docteur Charles.

 

http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/limousin/le-prince-jean-d

orleans-a-limoges-61190022.html

 

                                                                                    A.T.

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:05

   Depuis plusieurs semaines, la presse algérienne  se fait l’écho de tensions entre la communauté chinoise installée en Algérie et la population locale.Tensions qui ont donné lieu cet été à de graves agressions à l’encontre de ces immigrés asiatiques et dont la violence a même poussé les autorités chinoises à intervenir auprès de leurs homologues maghrébins pour leur demander de mettre fin à ces pugilats.

  Les Chinois ont abusé de la gentillesse des Algériens. On les a accepté malgré leurs défauts, aujourd’hui ils nous agressent chez nous" a déclaré Mounir à  l’ A..F.P.

   Ils boivent de l’alcool devant leurs boutiques au vu et au su des Algériens et s’exhibent parfois en short dans le quartier.
      Ce sont des comportements contraires à notre religion et notre culture »,  a précisé Abdellah, un autre habitant du quartier.
     Des critiques que Song explique par « un sentiment de concurrence et de jalousie ».

   A Bab Ezzouar, à Alger, plus de 200 commerces appartiennent à desChinois. Leurs produits sont vendus à des prix très compétitifs, ils sont ouverts tous les jours, donc ils gagnent de l’argent. Ce qui déplaît aux Algériens , observe-t-il. ... Etonnant, non ?

    Ces mêmes chinois sont implantés en France depuis des lustres mais n’ont que  rarement attisé le ressentiment des Français, contrairement à d’autres communautés.Mais que les Algériens se rassurent,leurs immigrés chinois ne brûlent pas encore le drapeau national dans la rue, n’imposent pas leurs coutumes alimentaires dans les écoles,n’exigent pas la construction de grands temples bouddhistes ou taoïstes, ne réclament pas d’horaires de piscineaménagés, ne contredisent pasl’enseignement des sciences,se satisfont de médecins masculins pour leurs épouses, etc…

Origine:
Luc Pécharman
Titre original de l'article , "L'arroseur arrosé".

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 08:09

  Né à Paris, baptisé à saint Roch  le 25 novembre 1741   massacré à Versailles  le 9 septembre  1792. Son absence d’anthipathie marquée – pour le moins – à l’égard du roi Louis XVI  le fit traduire ( suspecté de haute trahison) devant la haute cour siègeant à Orléans . Il aurait pu s’enfuir avant mais refusa  dignement . Le 5 septembre , les autorités ( ?) révolutionnaires  envoyèrent une troupe dirigée par « Fournier l’Américain » afin de transferer à Paris les prisonniers  considérés  comme de prestige . C’est en passant par Versaiiles  que leurs gardes les laissèrent massacrer par  la populace.   

   Maître des requêtes,  Directeur de la Compagnie des Indes sous l’Ancien Régime ; Plusieurs fois ministres de la monarchie  constitutionnelle où il tint  successivement les portefeuilles  des Finances, des Contributions et  Revenus publics,  de l’Intérieur , des affaires étrangères.

   Une  rue ( la rue Valdec) traçé sur les anciens  terrains  don til avait hérité du président de Gascq porte  (une partie de) son nom à Bordeaux. La fosse commune  des victimes  du massacre du 9 septembre 1792 au cimetière Saint-Louis de Versailles  est signalée par une plaque commémorative

   Glanes héraldiques;

   Armoiries : « D’or  à deux faisceaux  à la romaine de sable, au chef de sable  chargé de deux palmes d’or  en sautoir »


Origine.

  Sur une idée de  M. Dominique de Villepin , ministre des affaires étrangères de  2002 à 2004.

  Sous la direction  de Lucien Bély et  coll.  Dictionnaire des ministres des affaires étrangères.(1589-2004) ; Fayard 2005 p. 207 à 210.
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:20

Scan 100510004    Il nous est difficile de ne pas remarquer, en cette mi-février 2010, des panneaux et inserts peu discrets dans les journaux  exhibant une marianne enceinte jusqu'au bonnet phrygien.Diable la république  nous  jouerait-elle un remake de Rosemary's baby ?
   Bien sûr , comme une  mauvaise nouvelle en cache toujours une,ou deux, bonnes , nous ne pouvons que nous réjouir   du retour du terme " France " dans la  communication gouvernementale, terme  qui paraissait  ces derniers temps banni au profit de l'expression "identité nationale" renvoyant de facto à la forme républicaine du gouvernement. Autre  bonne nouvelle  ; ces formes d' éloge de la maternité  nous changent agréablement des discours entendus sur l'apologie du  droit des femmes à disposer de leur  corps et  autres reflexions sur les babouines et les chimpanzées.
   -Voir sur ce  blog même la courte  présentation de l'analyse (?)  du dernier ( ne révons pas) ouvrage d'Elizabeth Badinter- .
    Pour autant  demeure une  lancinante  question, de  qui, de quoi la république est-elle enceinte
?

                            La Boutière
                                                                                                                                                                                              

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:29

    Antoine Trial (Avignon1737- Paris, 1795 « Comédien français … chaleureux adepte de la révolution, il devint , en 1793 , membre du comité révolutionnaire de la rue le Pelletier , un des familliers de Robespierre et un des agents les plus actifs du temps de la Terreur. 

   Mais, après le 9 thermidor, le public lui fit durement expier sa  conduite. Ayant reparu sur la scène dans le rôle d’Azemia ( paroles  de Lachabeaussière, musique de Dalayrac) on le força à se mettre à genoux, à chanter le réveil du peuple, au milieu des huées, puis le parterre exigea son expulsion du théâtre .

    A quelques jours delà, il se présenta à la municipalité  dont il faisait partie pour procéder  aux  formalités  d’un mariage . Là encore il subit un cruel affront ; il fut repoussé, comme indigne , par les parties interessées et par les témoins . Desepéré, Trial prit du poison en rentrant  chez lui et expira peu après .


Origine.

Grand Dictionnaire universel. Français Historique, Géographique, Biographique, etc. par Pierre Larousse. Quinze volumes et deux suppléments 1878-1888.Tome quinzième V ° Trial p.479 a
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 22:24

La porte de sang du lundi 15 février

   Il était là  brillant  dans   la pénombre  juché tout en haut  du maître-autel, ne recevant la lumière, lui qui est pourtant La Lumière que des  candélabres  placés de part et d’autre. Il était là  recevant  sans mot dire l’hommage  de  ceux qui, l’apercevant en entrant, l’honorait de la génuflexion à deux  genoux de  rigueur.

    J’avais  bien lu dimanche dans une note en bas de la page  146 de mon misssel  au dimanche de la Quinquagésime   que «  dans de  nombreuses paroisses, le Saint Sacrement  est exposé  en adoration. Tâchons de trouver  un moment  pour nous joindre à ces  prières d’expiation »

   J’avais  bien lu, mais entre lire  et voir, entre savoir et  croire  il y a une marge, la  distance  qui me séparait  du banc  sur lequel je m’étais agenouillé et le Saint Sacrement brillant  dans   la pénombre  juché tout en haut  du maître-autel.

    La messe allait  commencer  à l’autel de la nef  latérale de la Sainte Vierge, puisque le Maître-autel, au bout de la nef principale, servait de trône à l’ostensoir. Sortant à pas  comptés de la sacristie, le  célébrant  revêtu d’ornements rouges en l’honneur  de Saint Faustin et Jovite, martyrs, dont c’était la fête aujourd’hui montait  les quelques marches  qui conduisaient à l’ autel.

     J’ai toujours  beaucoup aimé cette nef   de la Sainte-Vierge, plus petite  certes, moins grandiose sans  doute  que  celle  aux  hautes croisées d’ogives  qui lui est  adjacente immédiatement à gauche mais plus adaptée probablement à ce  que nous avons à dire à Marie  et ce que nous avons à recevoir d’elle.

   Vint le moment  tellement  attendu  de la communion. Le sanctuaire  entourant l’autel est  entouré par une table de  communion sur  trois  côtés, nous  étions donc là autour  du corps de Notre Seigneur offert pour nous en  nourriture, un peu comme le  sont des poussins sous les ailes d’une poule abrités de l’orage  qui gronde au-dehors, bien au chaud  sous ses plumes.

La porte des anges  du mardi 16 février

     Il y avait moins de monde qu’hier à la messe en semaine  en cette fin d’après-midi sous les  voûtes  gothiques  de Saint-Eloi de Bordeaux. Moins  sans doute mais de  qualité, jugez-en, Dieu et nous. Dieu,nous, l’enfant de chœur et le  célébrant. Celui-ci par ailleurs  curé de la paroisse, arrivé à l’autel, se  tourna vers nous annonça qu’il allait  célébrer la messe  votive en l’honneur des Saints Anges. Nous ne sortions  décidément pas des plumes, mais, des plumes, en aurons-nous jamais assez pour  voler  jusqu’au ciel ?

     Nous étions revenus à l’autel principal devant lequel  le  prêtre revêtu  de ses ornements blancs  venait  de réciter l’Introït  :

    «   Bénissez le  Seigneur, vous ses anges, qui êtes puissants et  forts et  qui exécutez  ses ordres, en obéissant à la voix de sa parole… ».

    Splendeur pédagogique de ce rite  dit à bon droit «  extraordinaire »  dans lequel  il n’est pas une parole du lectionnaire  qui ne  soit en  rapport  étroit  avec la messe  célébrée ce jour.

-Epître : «  En ces jours –là, j’entendis  la  voix  d’une multitude  d’anges  autour du trône  et des animaux et des vieillards et leur nombre était des myriades  et des milliers de milliers… ».

-Trait : «  Bénissez le Seigneur, vous tous ses anges qui êtes puissants et forts et exécutez ses ordres… ».

-Evangile: « …  En vérité, en vérité, je  vous le dis, vous verrez désormais, le ciel ouvert et les anges de Dieu  montant et  descendant  sur le fils de l’homme ».

-Offertoire: «  Un ange se tenait près  de l’autel du temple, un encensoir d’or à la main :on lui donna  une grande  quantité d’encens  et la fumée des parfums monta  jusqu’à Dieu ».

-Secrète : «  Nous  vous offrons, Seigneur, ces hosties de  louanges, vous suppliant  humblement  de les recevoir avec indulgence par l’intercession de l’ange et  de les rendre utiles  à notre salut… » .

- Communion: «  Anges, Archanges, Trônes et  Dominations, Princi- pautés et Puissances,  Armées célestes, Chérubins et Séraphins, bénissez le Seigneur à jamais ».

Postcommunion: «  Nourris de l’aliment consacré, nous vous supplions, Seigneur, par l’intercession des saints anges et  archanges   de ressentir l’effet salutaire  du sacrifice que nous célébrons  par notre  humble ministère ».

La porte des cendres du mercredi 17 février

   Il faisait  sans doute  encore plus froid qu’hier et  qu’avant-hier en ce mercredi des cendres  lorsque la  procession d’entrée que  concluait le célébrant  vêtu des ornements  violets , caractéristiques de cette période de pénitence , quitta la sacristie  pour se diriger  vers le Maître-Autel. 

   L’église était  bien autant  remplie  que pour un dimanche. Il nous était impossible encore de savoir  dans quel état  nous serions à la  sortie du Carême  pour ressusciter  avec le Christ mais pour l’entrée  du moins, nous étions très nombreux.

    Ce sont  des cendres bénies que nous allions recevoir.  À cet effet, le prêtre  récite notamment l’oraison suivante : «  O Dieu, qui aux ninivites, faisant pénitence  sous la cendre et le cilice , avez accordé  le remède de votre miséricorde, faites, que les imitant, nous obtenions nous aussi votre pardon… « 

   Le rite de l’imposition des cendres mérite d’être  vécu avec le strict  respect d’un ordre hiérarchique  afin de les recevoir.

   « Alors le prêtre  le plus digne parmi les ecclésiastiques  à l’autel  impose  les cendres sur la tête du célébrant. S’i n’y a pas de prêtre présent, le célébrant  s’impose lui-même  les cendres en silence ». Des prêtres   présents à Saint-Eloi, ce soir, il y en avait deux  en plus du curé de la paroisse  qui célébrait. Ils  vinrent  donc  s’agenouiller tout à tour pour recevoir les cendres  et puis ce fut le tour du cérémoniaire, et puis des enfants de  chœur  servant à l’autel  et enfin des petits-enfants de  chœur  en aube  blanche et en soutanelle rouge . Pendant ce temps, les fidèles avaient  fait mouvement  vers la Sainte table  afin de  s’y agenouiller pour recevoir les cendres à leur tour.

   Il est une  constante  que  vous êtes sans doute   nombreux à avoir déjà  expérimentée. Lors de la messe, les textes qui vous frappent ne sont pas toujours les mêmes.  Cela dépend du texte sans doute, mais  cela dépend surtout de  vous. Peut–être Marcelline Desbordes-Valmore  sortait-elle de la messe lorsqu’elle a écrit l’alexandrin suivant : «  Nous  n’aurons plus jamais notre âme de ce soir ».

   Hé  bien mon âme, ce soir , a été plus particulièrement  émue lorsqu’elle a entendu cet extrait de l’épître : « Qu’entre le vestibule  et l’autel, les prêtres  , ministres du Seigneur, pleurent et  qu’ils clament :Pardonnez, Seigneur, pardonnez  à votre peuple : et ne livrez pas  votre  héritage  à l’opprobre, en laissant  dominer sur lui les  nations. Ne dira-t’on pas  parmi les peuples :Où est leur Dieu ? »

    L’héritage  de la France royale à été  livré à l’opprobre, Vous avez laissé dominer  sur  lui les nations et  cela fait  221 ans  que  cela dure… Et si les royalistes de France, tout particulièrement, n’avaient pas perdu le  sens du véritable drame   que le   joug de la république  constitue, ils pourraient, ils devraient se  dire : « Où est notre Dieu ? ». Cri douloureux certes, mais  cri témoignant  d’une  véritable et , dès lors, salutaire  prise de  conscience.


      Mais  voici  que le  célébrant  qui n’avait pas arrêté ici sa lecture  parlait encore : Le  Seigneur, jaloux de sa terre, a pardonné à son peuple et le Seigneur a répondu à son  peuple : Voici que je  vais envoyer  du froment, du vin et de l’huile, et  vous en serez rassasiés, et je ne  vous  livrerai plus désormais  à l’opprobre  des nations ; Ainsi dit le Seigneur tout –puissant ».


    Le prêtre avait  fini sa lecture. J’avais les yeux plein de larmes, le froid  de  cette entrée en carême… Probablement … .

 

                                                                      Alain TEXIER
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