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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 15:39

« Un apprenti serviteur de l’Eglise

Très savant dans l’art de l’ergo*,

Se présentant pour avoir la prêtrise,

A toute question lâchait un distinguo.
L’évêque, fatigué de sa  vaine science

Alors  lui demanda,  croyant qu’il dirait non,

Si l’on pouvait en certaine occurrence,

Baptiser avec du bouillon,

Monseigneur, répondit le diseur de bréviaire,

J’y trouve encore une distinction :

Avec votre bouillon, cela ne peut se faire,

Mais je croirais le  baptême fort bon

Fait au bouillon de séminaire »

 

         De Laul de  Boissey.

 

* par  conséquent.

 

Origine ;

Grand dictionnaire   universel,  Français, Historique, Géographique,  Biographique,  Mythologique,  Bibliographique, Littéraire, artistique,  Scientifique, etc.

Tome sixième p. 951, V° Distinguo.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 09:42

Lu sur le blog de l’histoire

   Professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen (1962-1970) puis à la Sorbonne, Pierre Chaunu, 86 ans, est décédé cette nuit à Caen des suites d’une mauvaise chute. Il était membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982.

 

    Figure majeure de l’école des Annales, précurseur de l’Histoire quantitative (il a fondé à Caen le Centre de recherches d’histoire quantitative en 1966), auteur d’une thèse magistrale sur Séville et l’Atlantique (12 volumes, 1954), Pierre Chaunu s’est fait connaître du grand public par ses prises de positions conservatrices, notamment ses cris d’alarmes répétés sur le déclin démographique de l’Occident, ainsi que ses prises de position critiques à l’égard de la Révolution française (un célèbre texte qu’il avait publié en 1989 sert de préface au récent Livre noir de la Révolution française paru aux éditions du Cerf).

 

Pierre Chaunu par lui-même:

    « Né en 1923, à la lisière du champ de bataille de Verdun, orphelin de mère presque à ma naissance, élevé dans un monde de vieillards, gorgé de souvenirs, je ne sépare pas le passé de l’avenir, le vertige de l’avant et celui de l’après".

« Né en 1923, à la lisière du champ de bataille de Verdun, orphelin de mère presque à ma naissance, élevé dans un monde de vieillards, gorgé de souvenirs, je ne sépare pas le passé de l’avenir, le vertige de l’avant et celui de l’après.

    La vie est d’autant plus belle que je la sais menacée. écœuré par les effets tangibles de la sotte querelle, empêché par les circonstances d’être vraiment utile aux miens – la recherche médicale m’a toujours fasciné – je suis devenu historien. Je suis parvenu à me persuader qu’une connaissance plus étendue du passé pouvait servir, peut-être, à une avancée vers un moindre mal.

      J’ai cherc
hé donc loin, avant, ailleurs et au dehors de ce qui avait été longtemps le champ étroitement politique et franco-français de notre « Révolution », mythifiée comme nombril du monde et récitée comme on entendait, dans ma jeunesse, braire l’âne du moulin à l’angle du chemin creux.

Quand pointait la décolonisation sur une planète rétrécie, je me suis penché sur le désenclavement planétaire et sur les grands axes de trafics (Atlantique, Pacifique) à la recherche des lois des conjonctures anciennes. Je fonde le premier centre dit d’histoire quantitative. Le front de la connaissance avance au tambour. Place au principe quantique de l’indétermination.

  Il y a tant de possibles que la seule logique qui résiste en histoire est celle de l’imprévisible. Et la vie et la mort et l’expression des rapports dramatiquement vécus à l’être et a
u destin. La vie et le destin ne se laissent pas enfermer dans une seule équation. L’historien, sur le tard, peut tout aussi bien être tenté par l’ontologie tâtonnante voire la théologie qui a fait ses classes.

   Les graphiques des naissances me paraissent plus sûrement annonciateurs que les tendances réunies du Dow Jones, du Nikkaï et du Cac 40 ; et les réflexions et représentations sur l’au-delà de la mort, plus opérationnelles que la lutte dite des classes et le cours du Brent à Rotterdam. »

                 Pierre Chaunu

Origine.

http://blog.passion-histoire.net/?p=2584

 

 

Vague Normande rend hommage à Pierre Chaunu

 

Posté par Novopress dans Culture, Politique, Société le 29 octobre 2009 |

Pierre Chaunu - La peste blanche

 

     La démographie permet de prévoir le long terme. Dès 1976 cet ouvrage permettait de prévoir, si la natalité européenne ne se relevait pas, la situation de substitution de population dans laquelle nous sommes maintenant. Dès 1986 un autre ouvrage, "La France ridée" auquel participait Chaunu, parlait de "Génocide européen". La jeune génération actuelle de l'Europe saura-telle enrayer ce processus en reprenant une natalité positive ?

 

     Ces derniers jours, de nombreuses dépêches et articles ont annoncé le décès de Pierre Chaunu à Caen le 23 octobre. Les plus hautes instances de l’Etat, ainsi que les grands titres de la presse, lui ont rendu hommage. Malheureusement, pour beaucoup, le nom et l’œuvre de cet historien émérite restent inconnus. Pourtant, c’est peu de dire qu’il aura consacré sa vie et ses travaux à mettre en garde la France et l’Europe dans son ensemble contre un fléau capital qu’il nommait dans un ouvrage éponyme la « peste blanche ».

 

      Natif de Belleville-sur-Meuse en Lorraine le 17 août 1923, il grandit à l’ombre des morts : ceux de Verdun tout proche, et sa mère décédée peu après sa venue au monde. De ce contexte particulier, il note : « élevé dans un monde de vieillards, gorgé de souvenirs, je ne sépare pas le passé de l’avenir, le vertige de l’avant de celui de l’après. » De là sa passion inextinguible pour l’Histoire, discipline à laquelle il apporta de nouvelles méthodes en fondant en 1966 à l’Université de Caen le Centre de Recherche d’Histoire quantitative. Auparavant, le professeur Chaunu avait acquis sa réputation en tant que spécialiste de l’Amérique hispanique (sa thèse, Séville et l’Atlantique, compte douze tomes).

 

    Attaché au CNRS, professeur d’Histoire moderne à la Sorbonne, membre de l’Académie des sciences morales et politiques et du Haut Conseil à l’Intégration, Commandeur de la Légion d’Honneur, le cursus honorum de Pierre Chaunu était complet. Cela ne l’empêchait guère de continuer son œuvre historique et littéraire prolifique, l’agrémentant de chroniques régulières au Figaro (qui ne lui a consacré qu’une misérable colonne) et sur Radio Courtoisie.

 

    Chercheur innovant, il mit en avant l’importance de la démographie dans la prospective historique. « Les graphiques des naissances me paraissent plus sûrement annonciateurs que les tendances réunies du Dow Jones, du Nikkei et du Cac 40 ; et les réflexions et représentations sur l’au-delà de la mort, plus opérationnelles que la lutte dite des classes et le cours du Brent à Rotterdam. » affirmait-il.

 

     Dans un livre d’entretiens avec Georges Suffert, rapidement évoqué au début et intitulé « La peste blanche ou comment éviter le suicide de l’Occident ?»  (1976), l’auteur s’inquiétait de l’inconscience terrible de ses semblables quant à l’avenir démographique de notre civilisation. En faisant référence à la peste noire du XIV° siècle qui avait porté un coup fatal à la population européenne, Pierre Chaunu espérait provoquer un électrochoc afin que ses contemporains prennent en compte l’importance du désastre et réagissent au plus vite. Nous savons bien aujourd’hui qu’il ne fut malheureusement pas entendu, et lorsque Nicolas Sarkozy lui rend hommage en reconnaissant « qu’il fut l’un des premiers à attirer avec force l’attention de l’opinion publique française et européenne sur le risque de déclin qu’entraînait la faiblesse de la démographie européenne », cela ne manque pas de sel.

 

    La « société de sensation-consommation », comme il l’appelait, n’aime pas l’enfance, ni la mort. Se croyant éternellement adolescente, elle renie non seulement les valeurs de la civilisation européenne, mais elle refuse aussi la vie s’avançant inexorablement vers sa fin prématurée. Il s’agit d’une mort indolore mais non moins certaine. « Au fond, la différence essentielle tient à ce qui est visible : la peste et la guerre font des morts, le refus de la vie ne fait rien. » remarque-t-il quelque peu désabusé. En effet, au cœur même de la catastrophe, peu semblent préoccupés de l’avenir de l’espèce et du long terme. Ne prévoyant rien, le pouvoir politique réagit sur de courtes échéances en important des populations immigrées telles des marchandises pour compenser et cacher le déficit de la natalité de notre continent. Bien sûr, cette vision à court terme n’anticipait pas les conséquences négatives de tels apports. Pourtant, l’historien-sociologue avait prévenu que « le racisme est une fleur qui pousse dans la famille trop réduite ».

 

    Père de six enfants, Pierre Chaunu avait rempli sa part su contrat. Se déclarant volontiers réactionnaire, il était libéral en amitiés, et nombre de ses anciens étudiants de toutes tendances confondues en gardent un souvenir ému. Puisse sa mémoire et ses enseignements ne pas tomber en désuétude et dans l’oubli ! Il est grand temps que les Européens actent de leur mort démographique programmée et décident de manière commune et résolue de refuser cette fatalité en se souvenant des paroles du maître : « La vie est d’autant plus belle que je la sais menacée. »

 

Joseph Joly pour Novopress France

 

[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

[http://fr.novopress.info]

 

http://fr.novopress.info/37009/vague-normande-rend-hommage-a-pierre-chaunu/ <!--[endif]-->

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 22:34

                     Samedi  24 octobre 2009

« La loi de la nature a parlé plus haut à mon cœur que la loi de la République » DENIS-FRANÇOIS ANGRAN D’ALLERAY GUILLOTINE POUR AVOIR ENVOYE DE L’ARGENT A L’UN DE SES GENDRES EMIGRES . (24/10/2009 publié dans: LES OMBRES DE LA REVOLUTION)

   Daignons nous souvenir, dans nos prières  et  dans notre reconnaissance, de cet  honnête homme, magistrat au parlement de Paris, né à paris  en 1715, mort guillotiné dans cette même  ville le 28 ...

       Quatre vers biens tournés SUR UNE MAISON DE JEU par Madame DESHOULIERES (1638-1694). (24/10/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME )


     Il est  trois porte  à cet antre : L’espoir, l’infamie et la mort C’est par la première  qu’on entre, Et c’est  par les deux autres  qu’on sort »   Origine. Antoinette de  Ligier de La Garde, ...

Dimanche 25 octobre 2009

  Il était à l’évidence bien difficile d’imposer des règles et des lois en cette matière, comme le constatait Molière, une trentaine d’années plus tard, quand en l662, il faisait rire la cour ...

      Jean-René Asseline.LE DERNIER EVEQUE (Boulogne) NOMME PAR LE ROI LOUIS XVI. (25/10/2009 publié dans : TRESORS DE LA FRANCE ROYALE )

     Prêtre, Linguiste ; né  à Paris en 1742, mort le 10 avril 1813 à Londres. Fils ...
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 12:31

   Nous  vous avons déjà parlé de ce  blog  qui annonce  clairement  sa  couleur (blanche) et  ses engagements (Dieu et le roi).

      A l’heure  où les couleurs de notre pays  sont  bien fadasses et  où le  drapeau témoignant de nos espérances  est  plus souvent trâiné dans la  boue  que mis à la tête  de nos  cohortes, comment ne pas  se  réjouir  de l’existence d’un blog ami ? 

   Nous profitons de la présente   pour  envoyer aussi un reconnaissant souvenir à « Jessy » signataire des lignes que  vous aurez plaisir à  retrouver  grâce au lien ci-dessous.


                                    Alain TEXIER


Royalistes et Catholiques

Blog sur le royalisme et le catholicisme, sur l'histoire, actualité française et internationale.

Origine;
http://royalisme-et-religion.blogspot.com/2009/10/parmi-les-royalistes-de-divers-horizons.html sur l'histoire
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:26

NDLRB. Nous  avons  traduit  ci-dessus  en langage  compréhensible le texte  que  vous trouverez  écrit  ci-dessous en langage  décérébré.

   "L’histoire de l’arrivée de la pomme de terre en France ou quand l’engagement d’une autorité contribue à faciliter l’adoption d’une habitude culturelle étrangère".

David Gakunzi 04 / 1993

     Dans certaines régions d’Afrique on appelle la pomme de terre, la pomme d’Europe. Et pourtant la pomme de terre est originaire du Chili. Elle n’est arrivée en Europe qu’au 16ème siècle. A l’époque elle n’avait pas grande cote. Ce bizarre fruit de la terre était jugé juste bon pour les cochons. Selon la grande historienne de la cuisine Maguelonne Toussaint, c’est d’ailleurs parce que les allemands estimaient que la pomme de terre était la nourriture appropriée pour les porcs et a fortiori pour les prisonniers français, qu’Antoine Augustin Parmentier, qui sera le grand promoteur de la pomme de terre en France, l’a goûtée dans sa captivité en Westphalie après la guerre de 7 ans. Et qu’au retour en France il s’est mis à planter cette tubercule dans les jardins des Invalides. Il était alors pharmacien chef du célèbre hospice. En France on pensait à l’époque que les humains attrapaient la lèpre en mangeant des pommes de terre. Bien que Parmentier fît de toute évidence la preuve du contraire, les gens bien informés continuaient de le regarder de travers dès qu’il abordait le sujet de la pomme de terre.

      Il advint qu’un jour, Louis XVI, au cours d’une visite aux Invalides ,remarqua les fleurs blanches de la plante. Quelqu’un de sa suite lui affirma qu’il s’agissait d’une lubie de Monsieur Parmentier qui croyait que la racine de cette plante sauverait le monde de la faim. La pomme de terre était déjà passée auparavant par la table d’un autre monarque français, Louis XIII, cuisinier averti (il avait, dit-on, la réputation de connaître 100 façons d’accommoder les oeufs). Mais c’est en vain qu’il tentera d’y associer les pommes de terre.

      Louis XVI, lui n’était pas un gastronome raffiné mais avait un appétit monstreux. Il prit Parmentier au sérieux et le soutint dans son action en faveur d’une popularisation de la pomme de terre : le 24 août 1786 le roi se présenta à un banquet avec un petit rameau de fleurs blanches de pomme de terre accroché à son jabot. Au menu figurait comme une grande nouveauté les pommes de terre appelées alors "parmentières". Le roi de France fit plus encore pour la pomme de terre, il la sema dans la plaine des Sablons, à Neuilly. Dès que les cultures verdirent, il les fit garder par des soldats baïonnettes au "canon pour la frime". Ce qui ne manqua pas d’attirer des curieux. Les commentaires allaient bon train : "ce légume à bestiaux ça serait pas si mauvais que ça puisque le roi envoie sa troupe pour la garder. Et pourquoi le peuple n’y aurait pas droit". Pendant la nuit la surveillance se relâchait ostensiblement et les voleurs sur lesquels les autorités comptaient bien, faisaient leur provision en même temps que la réclame du produit !

Origine

http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premierdph-1209.html

                                                      A.T.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:01

    Extrait du cahier des  charges prélude à l’adoption d’un nouveau logo :" le nouveau logo   doit garder l’allusion  aux moulins, nombreux  à Rilhac, aux énergies renouvelables, notamment à la chaleur du soleil et  de la terre aussi à la présence  du vert dans  des lignes dynamiques  et aussi épurées  que possible »

Origine.
Le Populaire  30 octobre 2009 p. 15

    La république n’a certes  pas été  choisie pour permetttre  à ses  citoyens de  cultiver leurs racines. Rien  dans les lignes qui précédent  ne  doit  donc étonner les royalistes  que nous sommes.

      Interrogeons nous pourtant  naïvement.

a) Qu’est  ce  qui à  Rilhac-Rancon   fait  que les énergies renouvelables, notamment  la chaleur du soleil et  de  la terre y sont plus présentes que partout ailleurs en France ? De même, le  vert y est-il plus  présent qu’ailleurs ?

b) En sens inverse, que  sont  devenus les moulins -   caractéristiques  eux de la  commune – dans le nouveau logo donnant à voir un rond rouge, deux oranges, deux carrés  échancrés couleur anis, une vaguelette  bleue … ( La mer n’est qu’à 200 Km  !) et une autre vaguelette  verte  … Ah  quand même ! et  tout  cela pour  la somme modique de ?  - montant  non précisé- dans l’article.

                                                                                                               La Boutière
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 19:00

Les vérités du «président Soleil» 

Jacques de Saint Victor

15/10/2009 | Mise à jour : 12:14

«Journal à l'Élysée (1895-1899)» de Félix Faure - La parution de son «Journal» inédit, couvrant son septennat abrégé, permet de mieux saisir la complexité de cet homme, notamment au moment de l'affaire Dreyfus.

    On l'a surnommé le «président Soleil». ­­Jo­seph Reinach évoquait sévèrement sa « rayonnante sottise » et son « contentement de soi». On dit que Félix Faure rêvait de la cour de Louis XIV. La légende veut même qu'il ait ambitionné de créer, pour la fonction suprême, un habit d'apparat chamarré qui puisse rivaliser avec ceux des empereurs et des rois. On connaît surtout sa fin tragique, dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil. Elle avait pris l'habitude de le rejoindre dans le « salon bleu » de l'Élysée. Clemenceau aurait eu le mot assassin : «Il voulait être César, il ne fut que ­Pompée.»

«Légalisme commode»

    Bref, Félix Faure n'a pas bonne presse. Mais si on sort de l'anecdotique, il faut reconnaître que son septennat abrégé (1895-1899) occupe un moment clé dans l'histoire mouvementée de la République opportuniste. Ne serait-ce que parce que Félix Faure se trouve confronté à la déchirante question de la révision du procès Dreyfus. Pour l'opinion générale, Faure est un adversaire du capitaine. Or, la publication de cet inédit Journal à l'Élysée vient nuancer fortement cette conviction. La publication d'un tel document, même si toute parole doit toujours être prise avec prudence (y compris lorsqu'elle est contemporaine des faits), est suffisamment rare pour être saluée. D'une part, peu de présidents ont tenu leur journal, comme Vincent Auriol ou Alexandre Millerand (son texte est encore aux archives).

  Aussi ce journal de Félix Faure est-il intéressant pour l'histoire politique et constitutionnelle. Il témoigne d'un président fort au fait, le contraire eût été surprenant, des questions diplomatiques. Il se montre particulièrement inquiet au sujet des Anglais car, selon lui, « l'Angleterre (…) seule veut troubler le monde par ses ambitions multiples » (on est à l'époque de la crise du Soudan).

   Mais c'est, d'autre part, sur les doutes intérieurs du président que ce document offre le plus de surprises. Pour comprendre notamment l'attitude de Félix Faure dans l'affaire Dreyfus, il faut remonter quelques années en arrière, lors d'une tentative de déstabilisation dont il a fait l'objet, de la part de l'extrême droite, à propos de son beau-père, un avoué véreux et compromettant. Inquiet à l'idée de donner le sentiment de faire pression sur la Justice, Faure gardera la même prudence en ce qui concerne la révision du procès Dreyfus. Pourtant, la lecture de ce passionnant journal montre qu'il va changer d'avis. Convaincu au départ de la culpabilité de Dreyfus, Faure finit par penser le contraire.

      Mais, hélas, son attitude ne changera pas, Faure se réfugiant, comme le dit Bertrand Joly, préfacier de cette édition, dans un « légalisme commode ». En lisant ce texte, on comprend mieux aussi l'ambiance qui règne en ces moments délicats à l'Élysée, où le climat se détériore au fur et à mesure que l'Affaire prend une tournure dramatique… Notamment entre civils et militaires. Bref, ce journal précieux permettra de mieux saisir la complexité des jeux de pouvoir. Un thème atemporel.

«Journal à l'Élysée (1895-1899)» de Félix Faure - Editions des Equateurs, 407 p, 21,90 €.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 17:30

PIERRE MICHON, LES ONZE ET LA REVOLUTION ; d’après un tableau de François-Élie Corentin représentant le Comité de salut public.

http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-31158806.html

Le Grand Prix du roman de l'Académie française, qui ouvre la saison des prix littéraires d'automne, a été décerné, jeudi 29 octobre, à Pierre Michon, 64 ans, pour Les Onze. Ce prix, doté de 7 500 euros, peut-être considéré comme de très bon augure pour la suite des trophées. L'année 2009 pourrait se révéler un excellent cru littéraire.

     Le Quai Conti a en effet décidé d'honorer l'un des plus importants écrivains français contemporains. L'auteur du roman Les Onze, paru chez Verdier au printemps, l'a emporté au troisième tour de scrutin par douze voix contre six à Renaud Camus pour Loin, paru chez Fayard, et une voix à Bruno de Cessole, qui a publié Le Moins Aimé aux éditions de la Différence.

     Fruit de plus de quinze ans de recherche et d'écriture, Les Onze entrelace l'histoire d'un peintre (Corentin) et celle de la Révolution, à partir de la description d'un grand tableau qui serait exposé au Louvre, représentant les onze membres du Comité de salut public (Robespierre, Saint-Just...) pendant la Terreur. Dans ce roman court - 144 pages très denses -, l'écrivain imagine la rencontre de l'art et de la Révolution.

         Ce livre paru en avril avait reçu un excellent accueil critique, et s'est vendu à ce jour à plus de 40 000 exemplaires, ce qui constitue déjà un vrai succès de librairie pour une oeuvre littéraire. Il est repérable à la couverture jaune d'or des éditions Verdier, qui ont fêté leurs trente ans cette année et qui ont été récemment endeuillées par la disparition brutale de leur fondateur Gérard Bobillier (Le Monde daté dimanche 11-lundi 12 octobre), un homme dont Pierre Michon se sentait très proche. "J'admirais Bob à tel point que je n'ai jamais pu comprendre cette faveur qui m'était faite de recevoir en retour son approbation", disait-il, après sa disparition.

     Pierre Michon est en effet un écrivain singulier, qui est passé de la maison Gallimard, où il a publié certains de ses plus beaux textes, comme Vies minuscules, en 1984 ou Rimbaud le fils, en 1991, pour rejoindre les petites éditions Verdier, où il se sentait en famille. En 2002, il avait reçu le prix Décembre pour Corps du roi et Abbés, deux textes parus chez Verdier.

"Expérience extatique"

    Né le 28 mars 1945 aux Cards, dans la Creuse, élevé par sa mère institutrice après que son père eut déserté le foyer familial, Pierre Michon a toujours montré un attachement viscéral à ses origines, au Limousin de son enfance et à l'Aquitaine, qui forment le cadre de bon nombre de ces récits. Il a lui-même fait des études de lettres, mais ne s'est jamais fixé dans une profession stable. Il a exprimé sa passion pour la littérature dans un recueil d'entretiens paru en 2007, Le Roi vient quand il veut (Albin Michel). Il y parle de son "expérience extatique" liée à la découverte des grands textes littéraires. Il voue un culte aux livres de Flaubert, Faulkner, Melville.

    L'oeuvre de Pierre Michon, riche d'une quinzaine de titres, se caractérise par des textes courts, à l'écriture à la fois ample et serrée, comme La Grande Beune (1996) ou encore Mythologies d'hiver (1997). Son style est souvent comparé à celui de Louis-René des Forêts, voire à celui de Julien Gracq. 


      Il est enfin difficile de faire un court portrait de Pierre Michon sans parler de son visage. Il a une magnifique tête d'écrivain, que les photos rendent à merveille. Son regard capte la lumière et irradie dans le noir.

Alain Beuve-Méry

Article paru dans l'édition du 31.10.09

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/10/30/pierre-michon-recompense-par-l-academie-francaise_1260648_3260.html

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 10:11
Jeudi 29 Octobre 2009

Présidence française de l'UE: Seguin déplore des "dérives" dans les dépenses

  Le Président de la Cour des Comptes Philippe Séguin le 19 avril 2009 à Paris.

   Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, a déploré jeudi sur Europe 1 des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008.

    "Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a estimé M. Seguin. "Les opérations ont été mal programmées, il n'y a pas eu de véritable stratégie", a-t-il regretté, soulignant toutefois "des progrès" par rapport à un sommet organisé à Nice sous présidence française en 2000.

      "C'est vrai que ça n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté. (NDLRB. Et au point  de  la régularité juridique ?) 

   Un rapport de la Cour des comptes sur la présidence française de l'UE pointe notamment du doigt le coût d'un dîner du 13 juillet dans le cadre du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité".

PARIS (AFP)

Origine ;
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites2/Telex/Presidence-francaise-de-l-UE-Seguin-deplore-des-derives-dans-les-depenses

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 07:54

    Même en ayant  bien noté le  codicille  publié par les rédacteurs  de la revue légitimiste   qui indique   que la présence  dans  ces pages  «  de telle ou telle revue  ne signifie en rien  que la gazette royale  fait siennes  les opinions  qui y sont exprimées et/ou les  positions qui y sont prises », comment ne pas  être   admiratif  devant l’ampleur des renseignements reproduits  ci-dessous ?


- La Blanche hermine  (FBL –B.P. 10307. 35703 Rennes  cedex 7)

- La Durbellière ( Jean-Louis Caffarel- Sept Lys , 13 avenue du Maréchal Leclerc. 77230 DAMMARTIN-EN-GOELE)

- Savoir : Revue  de la vendée militaire  (2, avenue  de la  gare, 49123 Ingrandes)

- Courrier  de Rome, si si no no. ( BP 10156, 78001 Versailles Cedex)

- La Simandre. (Fraternité de la Transfiguration ; Le Bois  36220 Mérigny).

- Le Sel de la terre ( Couvent  de La Hayes-aux-Bonshommes. 49240 AVRILLE).

- Lectures francaises (SA D.P.F., BP 1, 86190 CHIRE-EN-MONTREUIL)

- Sous la Bannière (les Guillots, 18260 VILLEGENON).

-Lecture et Tradition (SA D.P.F., BP 1, 86190 CHIRE -EN- MONT- REUIL).

- Lettre des  dominicains d’Avrillé ( Couvent  de La Hayes-aux-Bonshommes. 49240 AVRILLE).

- Bulletin dela famille de la Rochejacquelein. (Comtesse B. de Durat, la Lande, 85600 St-Hilaire-de-loulay)

Site :www. La rochejacquelein.com)

- Sœurs   de la Fraternité  St-Pie X (Abbaye St-Michel, 7 allée du château. 36290 St-Michel-en-Brenne)

- La Gazette des amis de la  lecture (BSI/ELOR 56350 St-Vincent-sur-Oust)


 

 

 

Dominique  Coudé.

La Gazette royale.

Organe de l’Union des Cercles légitimistes de France.

N° 120 ; Juillet-Aout-Septembre 2009 p. 1.

Voir aussi.

http://www.uclf.org/

 

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