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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 13:48

Par Emmanuel Berretta

Click here to find out more!
    La position de Christine Albanel n'était pas tenable : la ministre de la Culture a reconnu que l'un de ses collaborateurs a bel et bien transmis à Jean-Michel Counillon, le secrétaire général de TF1, le courriel de Jérôme Bourreau-Guggenheim, le salarié de TF1, qui a été licencié dans la foulée . Dans cet e-mail, ce responsable de l'innovation Web de la chaîne de télévision avait écrit à sa députée, Françoise de Panafieu, pour lui exprimer, de manière vive, son hostilité à propos du projet de loi Hadopi. Françoise de Panafieu avait par la suite envoyé ce courriel au ministère de la Culture, qui l'avait transféré, le jour même, à la hiérarchie de TF1. "Une erreur regrettable", déplore Christine Albanel.

    Un geste qui a conduit le proche collaborateur de la ministre de la Culture à présenter sa démission. Christine Albanel l'a refusé, préférant le suspendre durant un mois. Il est d'ailleurs question qu'elle rencontre très prochainement Jérôme Bourreau-Guggenheim. Une manière diplomatique d'éteindre cet incendie qui ne pouvait pas tomber plus mal.

TF1 reste sur sa ligne de conduite
   
En effet, les détracteurs du projet de loi Hadopi ne cessent de pointer les dangers qu'il recèle, et notamment le risque d'une surveillance généralisée des internautes. "Fantasme", répond l'UMP. Mais voilà que surgit une histoire dans laquelle un e-mail personnel, transitant par le ministère de la Culture avant d'arriver à TF1, a permis à un employeur de licencier son auteur. Ce "drame orwélien" apporte naturellement de l'eau au moulin des députés socialistes, les plus virulents contre la loi Hadopi. Car l'Assemblée nationale sera amenée mardi, au terme d'une seconde lecture, à se prononcer sur le texte de loi à l'occasion un vote solennel. La première fois, une quinzaine de députés de l'opposition avait réussi, à la surprise générale, à créer le surnombre et à repousser ce texte controversé. Nul doute que demain, les bancs de l'hémicycle seront bien plus fournis qu'à l'ordinaire...

   Du côté du groupe TF1, les conciliabules du week-end n'ont entraîné aucune inflexion de la ligne adoptée : la Une justifie le licenciement de Jérôme Bourreau-Guggenheim par la "perte de confiance" qu'inspire les prises de positions "radicales" de celui-ci contre le projet de loi Hadopi dont TF1 est un ferme partisan.      Aucune transaction amiable n'est envisagée. L'avocat de Jérôme Bourreau-Guggenheim a décidé de porter plainte sur le fondement de la discrimination pour opinion politique .     L'affaire devient donc pénale (L 225-1 et L 225-2 du code pénal). Le responsable de ce type de discrimination est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Source. Le Point.
http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2009-05-11/apres-le-licenciement-d-un-salarie-de-tf1-albanel-suspend-un-proche-collaborateur/1253/0/342181
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 10:25

Trotteur 1
adj. trotteur, trotteuse
Se dit d'une race de chevaux de selle spécialisés dans la course au trot.
n.m. trotteur
Cheval trotteur: Un élevage de trotteurs.
Trotteur 2
n.m. trotteur
Chaussure féminine de ville, à talon plat et assez large.
Trotteur  3
n.m.Siège à roulettes permettant  à bébé de se promener dans toute la maison
.

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Published by Charte de Fontevrault - dans BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 10:01
Vendredi 8 mai 2009
PIERRE MICHON, LES ONZE ET LA REVOLUTION ; d’après un tableau de François-Élie Corentin représentant le Comité de salut public. (08/05/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME )

AIMONE , PETIT-FILS DU COMTE DE PARIS, ET OLGA DE SAVOIE-AOSTE viennent d’avoir un fils né le 7 mars 2009: Umberto. (08/05/2009 publié dans : CARNET DES FAMILLES ROYALES ET PRINCIERES )

LE BLOG DE LA CHARTE DE FONTEVRAULT INAUGURE UNE NOUVELLE CATEGORIE : "Familles royales et princières" (08/05/2009 publié dans : INTRABLOG )

L E  R O Y A L I S M E ; UN M O DE LE  D E  G O U V E R N E M E N T  P L A N E T A I R E  P O U R  D E M A I N ? (08/05/2009 publié dans : CARTE BLANCHE )

QUELQUES « 8 MAI » DANS L’HISTOIRE. (08/05/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME )

Samedi 9 mai 2009
POUR UNE MISE EN LUMIERE DES OMBRES DE LA REVOLUTION ; Saint-Just (1767-guillotiné en 1794) frappe les trois coups. (09/05/2009 publié dans : LES OMBRES DE LA REVOLUTION )

CES ENTREPRISES QUI REVIENNENT PRODUIRE EN France ; où les moins mauvais côtés de la crise. (09/05/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME )

EXCALIBUR ; une épée à laquelle il faut prendre garde… (09/05/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME )

Dimanche 10 mai 2009
LE CHÂTEAU d’AZAY LE RIDEAU (Touraine),"un diamant serti par l’Indre" (Honoré de Balzac). (10/05/2009 publié dans : L'ABBAYE DE FONTEVRAULT EN VAL DE LOIRE )

ALLOCUTION DE MONSIEUR JEAN-CHRISTOPHE CANTER, MAIRE DE SENLIS, lors du mariage de Jean d’Orléans et de Philoména née de Tornos y Steinhart le 2 mai 2009. (10/05/2009 publié dans : CARNET DES FAMILLES ROYALES ET PRINCIERES )

BORDEAUX-10 MAI 2009-JOURNEE COMMEMORATIVE. LE MUSEE D’AQUITAINE OUVRE UN ESPACE PERMANENT SUR L’ESCLAVAGE. Y parlera t’on des hésitations républicaines à l’abolir ? (10/05/2009 publié dans : LES OMBRES DE LA REVOLUTION )

10 mai 2009.ESCLAVAGE ET MASSACRES DE VENDEE ; les commémorations schizophrènes de la république. (10/05/2009 publié dans : BIBLIOGRAPHIE DE L'HONNETE HOMME

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 20:51
      Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche à Paris pour commémorer l'abolition de esclavage et demander "réparation" au gouvernement français. L'abolition de l'esclavage en 1848 en France est commémoré chaque année le 10 mai depuis 2006. "Nos ancêtres méritent plus qu'une commémoration. Il y a eu un préjudice moral, spirituel, physique, dont nous subissons encore les conséquences", a souligné la vice-présidente du Collectif des filles et fils d'Africains déportés, Joby Valente.
     Le président du comité Organisation 10 mai, Théo Lubin, a demandé que "le 10 mai devienne férié (sic), que les rues qui portent le nom d'un négrier soient débaptisées  (sic bis ) et que les manuels scolaires intègrent l'histoire de l'esclavagisme"(sic ter). De son côté, le président de Solidarité africaine de France, Guy-Samuel Nyoumsi, a précisé que cette association avait rédigé une "Charte de la réconciliation" pour "permettre que des descendants d'esclaves rentrent en Afrique, dans les pays qui seront d'accord, avec un projet et y fassent du co-développement". Ce document, selon Guy-Samuel Nyoumsi, a été envoyé il y a trois semaines aux ambassades "accréditées en France" et "des démarches auprès des pays d'Afrique" vont être entreprises. La manifestation parisienne a rassemblé, selon les organisateurs, huit cents à mille personnes entre République et Nation.
     Le Cran déplore l'absence de Sarkozy à Bordeaux.
    A Bordeaux, une exposition permanente consacrée au commerce atlantique et à l'esclavage a été inaugurée au Musée d'Aquitaine. Venue pour l'inaugurer, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé que la mémoire n'était "rien" si elle n'était pas accompagnée d'"une prise de conscience". "On se grandit à regarder son passé en face, en assumant ses parts d'ombres
NDLRB. S’agissant des parts d’ombres de la révolution dite française , le  blog  de la charte de Fontevrault  s’en occupe . Consultez  régulièrement  la catégorie des aticles du blog  intitulée « Les ombres de la révolution ».
   et ses aspérités, en rejetant la tentation de l'oubli", a-t-elle ajouté. Aux côtés de la ministre, le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé a souligné que cette inauguration était "le fruit d'un long mûrissement". "Il y a quinze ans, évoquer à Bordeaux la traite négrière et l'esclavage, n'allait pas de soi", a souligné l'ancien Premier ministre. Et d'expliquer : "certes, des associations nombreuses militaient avec persévérance pour que notre ville regarde en face son passé de port négrier. Mais la société dans son ensemble demeurait indifférente, pour ne pas dire réticente. Pour faire évoluer les esprits, il a fallu du temps".
     Notoirement hostile à la démarche consistant à reconnaître un passé historique obscur, quel qu'il soit, ce qu'il fustige comme une "repentance", le président Nicolas Sarkozy n'a pas participé aux cérémonies, ni à Bordeaux, ni ailleurs. Parlant de "faute politique", le Conseil représentatif des associations noires (Cran) s'est interrogé dans un communiqué sur la signification de cette absence et "sur le refus systématiquement opposé par l'Etat à sa demande d'une grande action culturelle populaire en mémoire de l'esclavage".
Source ;
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-05-10/abolition-de-l-esclavage-alliot-marie-la-memoire-doit-s-accompagner-d-une-prise-de/920/0/342140

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire 

   Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel et Yves Jégo inaugurent dimanche avec Alain Juppé un espace permanent consacré à la traite négrière au Musée d'Aquitaine.
   Les navires s'appelaient le Liberté, l'Heureux, le Confiance ou encore Conduite de Dieu. Il n'y avait aucune ironie dans leur nom : aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traite des Noirs allait de soi, à Bordeaux comme dans tous les ports d'Europe de l'Ouest. Depuis une dizaine d'années, la Ville ausculte ce passé et dimanche, pour la troisième Journée annuelle de la commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai, un espace permanent consacré à la traite négrière sera inauguré au Musée d'Aquitaine. Ce sera le deuxième en France après celui de Nantes.
      Quatre sections, riches d'un fonds de gravures mais aussi d'éléments d'architecture monumentale, d'objets issus des civilisations précolombiennes ou d'Afrique, de maquettes, de cartes et de films structurent ce parcours de 750 m_. Priorité y est donnée à l'exposé rigoureux des faits. On rappelle qu'entre la fin du XVe et celle du XIXe, environ 50 millions d'Africains, hommes, femmes et enfants, furent enlevés de leur village
NDLRB. Mais enlevés par qui au juste ?
  Sur  ce point, on consultera avec soin les ouvrages suivants  que nos  commémorateurs ne semblent pas connaître, dommage !
Les traites négrières : essai d'histoire globale
Pétré-Grenouilleau, Olivier
Gallimard, 2004
Les négriers en terres d'islam
par Jacques Heers
Editions Perrin
2003

   et que 12,5 millions vécurent suffisamment longtemps pour entamer la traversée de l'Atlantique, dans des navires armés par des Européens.
    Repentance ? Alain Juppé parle de «politique de la juste mémoire». L'exposition entend simplement aider à comprendre. En récusant tout anachronisme culpabilisateur.
    Entrons. Un morceau du piédestal de la monumentale statue équestre de Louis XV, érigée en 1743 à Bordeaux et détruite à la Révolution, s'impose au visiteur. On y remarque l'évocation du Nouveau Monde par la représentation d'une coiffe de plumes et d'un carquois d'Indien. Les «Sauvages» sont ici honorés comme des vaincus classiques, comme Vercingétorix pour César.

Domestiques ou nourrices
     Les très rares chanceux (4 000 au XVIIIe) que l'on débarque à Bordeaux servent de domestiques ou de nourrices aux familles riches. Ils sont portraitisés aux côtés de leurs maîtres, parfois encore avec leur collier de servitude alors que l'esclavage est en principe interdit en France depuis Louis X le Hutin et son édit de 1315. Non loin du buste en marbre de Montesquieu, ces tableaux soulignent le manque de portée de l'ironie anti-esclavagiste présente dans De l'Esprit des lois.
    Toutefois, les Lumières gagnent vite du terrain et les abolitionnistes abondent en Gironde. Bordeaux ne sera jamais la capitale du commerce triangulaire, contrairement à Nantes. Mieux : au XVIIIe, la traite ne représentera que 4,4 % de son activité commerciale. Mais elle devra amplement sa prospérité à la production des colonies, et donc indirectement à l'exploitation forcée de l'homme par l'homme.
Source.

Le  culot des commémorateurs … des fleurs jetées dans la Loire.

    La typologie des événements et actions menés autour de cette journée du 10 mai  se révèle très diversifiée... Elle donne lieu à des cérémonies : inauguration de plaques, de stèles, de noms de rues ou de places, dépôt de gerbes, fleurs jetées dans les fleuves de la façade atlantique,
Source.
http://www.comite-memoire-esclavage.fr/spip.php?article135

   Signalons aux ignares  que  si la Loire  doit  bien être un lieu  de mémoire collective, il serait  opportun de ne pas se tromper de  victimes.
« Carrier et les « baptêmes républicains »
    « Baignoire nationale » : c'est ainsi que les révolutionnaires évoquent la Loire, devenue fin 1793 un lieu d'exécution collective.   
    Un euphémisme qui s'ajoute aux expressions « déportations verticales », « baptêmes républicains » et « aller au château d'eau », qui désignaient les mises à mort par noyade. La dérision macabre du vocabulaire ajoute l'horreur à l'horreur, noircissant encore le portrait d'un Carrier monstre sanguinaire
.
Source.
http://www.lepoint.fr/actualites-region/2008-05-22/nantes-l-histoire-tres-tumultueuse-d-un-fleuve-et-de-sa-ville/1556/0/247367
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 16:37
   La république réfléchit longtemps avant d’abolir l’esclavage dans ses colonies le 4 février 1794. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen n’avait-t-elle pourtant pas proclamé, depuis le 26 août 1789 - soit la bagatelle de 3 ans et 1/2 avant- que “les hommes naissent et demeurent libres et égaux en Droits”? 
    On frémit à l’idée que si la république n’a pas affranchi plus tôt ses esclaves, c’est peut-être parce qu’elle ne les considérait pas comme des Hommes. Sinon pourquoi  leur aurait -elle refusé les droits inaliénables et sacrés attachés à tout homme?
    “L’Abbé Grégoire lui même jugea -désastreuse- la rapidité avec laquelle la décision avait été prise, parce que, écrit-il -dans ses mémoires- elle était en politique ce qu’est en physique un volcan-”
- Peut-être le Président de la république François Mittérand ne connaisssait-il  pas le qualificatif suivant “désastreuse” (au texte) lorsqu’il a pris la décision d’ouvrir les portes du Panthéon au même Abbé Grégoire?
 Certains esprits (fâcheusement ) chagrins  ajoutent même que la cause principale  de l’affran- chissement, par la Convention, de ses esclaves, serait le désir de susciter une émeute dans les colonies britanniques qui, elles, n’envisageaient pas une telle libéralisation.
    Quoiqu’il en soit, la religion des “grands ancêtres” à propos  de l’esclavage a manqué singulièrement de suite dans les idées puisque l’esclavage fut rétabli par le Premier Consul Bonaparte le 20 mai 1802 ! avant que la république
-  Entre temps, le roi Louis  XVIII avait mis la traite des noirs hors la loi au Congrès d’Aix-la- Chapelle en 1818...!
- 2éme du nom- ne l’abolisse à nouveau en 1848.
    Ajoutons de façon purement anecdotique que, le 28 juillet 1885, Jules Ferry invoquait “ les droits des races superieures vis à vis des races inférieures” pour  justifier les aventures coloniales de la république, 3éme du nom 100 .
Source.
“ L’art de l’amalgame ”-  Alain-Gérard SLAMA   -Le Figaro jeudi 15 janvier  1998  p. 7.
    Dans ces conditions constitue une pantalonnade de plus la  loi  du 21 mai 2001- J.O. du 23 mai- “ reconnaissant l’ esclavage  en tant que crime contre l’humanité”

    A l’international, la situation de la France n’est pas meilleure. le premier pays  qui a  mis fin  à cette forme d’exploitation est l’Argentine; soit 20 ans   avant  la Grande-Bretagne  et 35 ans avant la démarche de Victor  Scoelcher (1848).
    Au demeurant  que nous importe des anticipartions étrangères puisque  ni l’Argentine, ni  la Grande-Bretagne  ne sont le pays  des “ Droits de l’Homme”?
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 10:44
Monseigneur, Madame,

     C’est un honneur pour le premier magistrat de cette cité de vous recevoir ici, vous qui avez, tout naturellement, choisi le berceau des Capétiens pour célébrer religieusement votre union. C’est ici qu’a été fondée votre dynastie, c’est ici que vous avez scellé l’acte de naissance de votre foyer.
       Il s’agit pour vous, Monseigneur, d’un véritable retour aux sources. Alors que nous sommes plongés dans une actualité parfois tourmentée, notre temps n’est en effet pas sans rappeler cette fin troublée du premier millénaire quand l’archevêque Adalbéron présentait Hugues Capet aux suffrages des Grands de l’époque.
        Cette élection, par la restauration de l’autorité publique, et l’affirmation d’un pouvoir unique et central a marqué la France à tout jamais. L’empirisme organisateur de cette couronne devenue héréditaire a assis durablement notre pays. « Rendre service » est d’ailleurs la devise de la maison de France depuis Robert le Fort, une devise dont vous assurez aujourd’hui encore la pérennité. La France sensée, équilibrée, juste et forte tout à la fois s’est reconnue dans cette famille qui aime son métier (comme vous aimez à le rappeler pour définir la mission qui est la vôtre) et qui a le don de s’instruire par l’expérience. Et, nulle nation mieux que la France ne s’est affirmée comme communauté de destin, gouvernée à l’image d’un foyer par l’Etat le plus naturel qui soit.
Chaque action du passé entre en compte pour l’avenir. Il n’y a, en effet, qu’une Histoire de France. Votre histoire est la nôtre et l’on ne peut rien y soustraire. Nous sommes tous solidaires de ces traditions politiques qui sont la charpente invisible de la France avec comme pierre angulaire les valeurs fondatrices de l’Occident qui sont notre patrimoine génétique commun. Depuis Vercingétorix jusqu’à Charles de Gaulle, en passant par Saint Louis, Henri IV, Louis XIV, notre pays est peuplé de figures qui ont brillamment incarné notre destin national.
       Je me souviens Monseigneur de notre discussion en ces mêmes lieux il y a 5 ans, dans le cadre  de vos rencontres intitulés Gens de France, nous avions échangé (je n’étais à l’époque que Conseiller Municipal), sur la pérennité et la grandeur de  la Maison France et la notion de pouvoir politique incarné par une autorité légitime, rassembleuse et qui s’adresse à tous les Français. Bien que profondément républicain, j’avais été sensible à la devise qui est vôtre « Servir la France » et je l’avais trouvé tout à fait adapté à la mission que vous vous étiez assigné et je dois dire que nous avions eu la même position quant à l’idée et la conception du meilleur régime politique adapté à la vision que nous avions de la grandeur de notre pays.
      En ces jours, vous offrez à nos concitoyens un moment de bonheur partagé dans lequel les Français communient dans l’espérance de ce mariage princier, un peu comme si le cœur des familles de France (de notre pays) battait à l’unisson de celui de la famille de France. Et notre cité pour qui les armes à fleurs de lys peintes à trois feuilles figurent foi, sapience et chevalerie, vertus dans lesquelles s’illustra le royaume de France, Senlis reçoit votre union avec émotion.
     Issu de cette dynastie qui a fait la France, descendant en ligne directe de Saint Louis et d’Henri IV, vous vous situez dans le droit fil de nos traditions politiques depuis Clovis. Et cette filiation vous donne une fierté légitime à la hauteur de votre vocation.
       Officier de cavalerie, vous connaissez dans votre famille (le tribut du sang payé il y a encore si peu par votre oncle mort au champ d’honneur). Vous vous retrouvez dans cet idéal du juste milieu que je ne peux que partager. Je sais, que par votre rang, si vous revendiquez tous les droits, vous assumez aussi toutes les responsabilités et vous en acceptez tous les devoirs. Cette modernité visionnaire va jusqu’à l’attachement à la justice sociale, dont le maire est aussi un garant dans la proximité.
         « Il n’y a pas d’orgueil à être Français, rappelait Bernanos ; ce n’est pas un orgueil, c’est une responsabilité ». Dans ce monde qui approche des étoiles et qui perd parfois l’homme de vue, la France dont vous représentez, Monseigneur, toutes les formes d’être et de savoir, a été, est encore et doit rester la conscience des nations et vous participez patiemment à cette mission de premier plan.
      Le maintien de la mémoire au travers de notre patrimoine ainsi que la défense et l’illustration de la langue française relèvent aussi de votre magistrature naturelle. Mais que serait cette philosophie d’action sans le lien avec le pays réel. Qui mieux qu’un Maire peut comprendre que ce principe de cohésion saura surmonter discordes et déchirements car il puise son élan dans la souveraineté et le dialogue avec les Français.
Car c’est bien cela la grandeur de la France : pouvoir célébrer l’union nationale autour d’un homme, autour d’un nom et incarner une certaine idée grandiose, intemporelle, ambitieuse d’un destin commun, dans lequel les Français se reconnaissent, sans se soucier des régimes, des systèmes. Oui la France est grande lorsqu’elle rassemble, oui la France est belle lorsqu’elle incarne un idéal de grandeur, de beauté et de justice qui lui donne cette dimension universelle.
       Vous l’aurez compris Monseigneur pour moi l’amour de la France se fie des étiquettes, des origines et des systèmes politiques ou institutionnels.

     Permettez- moi Madame, de dire quelques mots vous concernant :
     Madame, par votre double ascendance qui rappelle les reines de France (Anne et Marie-Thérèse d’Autriche), vous incarnez cette alliance européenne qui existait bien avant que les institutions bruxelloises prétendent l’inventer. Votre passion pour la mer vous a poussé à partager le destin de marins-pêcheurs qui survivent, conscients de la fragilité de ce bien commun universel. Votre jeunesse, votre élégance et votre simplicité témoignent de grandes qualités qui j’en suis persuadé vous seront utiles dans votre charge de princesse de France.

     En ce mois de mai, qui est le mois de la Vierge Marie, patronne de la France, nous sommes heureux de voir refleurir, autour de Saint Rieul, les fleurs de lys à l’occasion de vos noces.
       Nos pères ont fait fructifier leurs libertés dans l’unité et dans l’ordre garantis par vos ancêtres, Monseigneur. Gageons que nos fils, quel que soit le régime, continuent de participer à cette communauté de destin qui « dure et se perpétue par les mêmes causes qui font durer l’univers et perpétuent le genre humain » comme le proclamait Bossuet.

     Je suis long, Mesdames, Messieurs, mais c’est un peu de votre faute, Monseigneur, car c’est votre histoire que j’évoque et vous me pardonnerez si je vous ai fait boire ce calice de gloire. Par la grâce de votre union, nous retrouvons le grand souffle de la continuité et de l’unité de la France.

  Daignez recevoir, Madame, Monseigneur, nos sincères félicitations à cette occasion.

     Je vous souhaite au nom de la ville de Senlis un beau mariage et formule tous mes voeux de bonheur pour cette union placée sous le signe bienveillant ici à Senlis ville royale, de votre ancêtre Hugues Capet.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:38
       C'est dans l'élan créatif des premières années du règne de François Ier que fut édifié le château d'Azay. En 1518, Gilles Berthelot, l'un de ces nouveaux courtisans qui contrôlaient les finances du royaume, fit construire à l'emplacement de la petite forteresse achetée par son père deux grands logis protégés par les bras de l'Indre. Aux angles, d'élégantes tourelles suspendues au dessus de l'eau, rappellent le souvenir de l'inspiratrice des lieux : Philippe Lesbahy, courageuse épouse qui, après la disgrâce puis la mort de Gilles Berthelot, son mari, ne pourra achever la reconstruction du château. L'édifice présente tous les raffinements d'une architecture renouvelée, conjuguant l'allure du château français traditionnel, avec ses hautes toitures, ses poivrières effilées, ses longues travées de fenêtres et de lucarnes, et la majesté de l'ordonnancement à l'italienne, qui confère aux façades une grande symétrie.
    A l'intérieur de la cour, le grand escalier, morceau de bravoure d'un architecte demeuré inconnu, est éblouissant. De ses loggias soulignées par un décor sculpté foisonnant, on peut admirer le parc créé à l'époque romantique, alors que les nouveaux seigneurs des lieux, les marquis de Biencourt, restauraient l'édifice.
    Aujourd'hui, tandis que les façades offrent leurs reflets aux bras dormants de la rivière, d'oeuvres d'art et mobilier redonnent vie aux espaces intérieurs. Des tapisseries ornent la grande salle où se tenaient bals et banquets ; portraits et tableaux d'histoire animent l'appartement où fut reçu Louis XIII, tout comme les salons, la bibliothèque, et la salle à manger, redécorés par les marquis de Biencourt.

Source. http://azay-le-rideau.monuments-nationaux.fr/
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 13:59
      En ces temps, Uther Pendragon* était mort. Les Bretons divisées sombraient dans le chaos.
* Uther Pendragon, Uter Pendradon, gallois : Wthyr Bendragon,Pen Draig également qui signifie tête de dragon en gallois, et à l'origine Petr Penndrogn, est dans la littérature galloise – en particulier l’Histoire des rois de Bretagne - et la légende arthurienne un roi de Bretagne en lutte contre les Saxons, et le père du roi Arthur.
Source. http://fr.wikipedia.org/wiki/Uther_Pendragon
L'épée dans le roc
    La légende proclame que le magicien Merlin, dans cette discorde aurait fiché une épée dans le roc devant le château. Excalibur ne sera brandie que par le grand roi des Bretons. Tous les barons s'y essayèrent en vain, puis les chevaliers. Seul un page nommé Arthur réussit à la retirer de son socle et devint donc le roi de Bretagne.
Source.http://fr.wikipedia.org/wiki/Excalibur
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:02
   Dans cet article de fond qui commence par la phrase «   Revenir produire au pays* »  les Echos mettent en lumière les explication suivantes  pour  justifier ce mouvement,  qui n’est  pas encore un mouvement de fond :
- Nature du produit ;  volumineux ou à base de métal.
- Coùt de transport
- Couts salariaux en hausse
- Risque accru d’espionnage industriel

* de Chine,  d’Inde, du Maroc, de Pologne, de Roumanie, de Tchéquie, de Tunisie, d’Ukraine.

SOURCE. Les Echos. Mardi  28 avril 2009 p. 21.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:23
    Sans  courir le risque de tomber dans l’outrance , il est   quand même possible  de considérer  que l’on est ,à ce jour , mieux informé des  lumières de la révolution que de ses ombres  et pourtant , des ombres il y  eu. D’où la nécessité et la possibilité  corrélative  de tenter d’instruire un procès à l’encontre de cette période si mal connue.
     Et comme  il ne  faut jamais oublier de donner la parole aux inculpés  dans un procès  criminel,  l’on ne saurait mieux commencer notre réquisitoire  que par les citations suivantes ...
                      
    “Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé”.
Source. Saint- Just. Discours à la Convention nationale du 26 fevrier 1794 - 8 ventose an II

Et aussi
    “Les vertus farouches font les moeurs atroces”
Source. Saint- Just. Rapport sur la police générale, la justice, etc...  Convention nationale .15 avril 1794. Chapitre  21.

Et encore
    “La force ne fait ni raison  ni droit; mais il est  peut être  impossible de s ‘en   passer pour faire respecter le droit et la raison”.
Source. Saint- Just. Fragments sur les institutions républicaines

Et enfin
    “L’art de gouverner n’a produit que des monstres “
Source.
Saint- Just. Discours à la Convention nationale du 26 fevrier 1794.

    Et l’on s’en rendra facilemement compte à lire le travail dont  ce  blog se fera l’écho…


                                           Alain TEXIER
                                        Docteur en Droit
                                Diplomé des Sciences Politiques

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