La table générale des contributions (analyses et commentaires ) des auteurs recommandés par la Charte de Fontevrault figure "Page 51" de ce blog.
Brèves militantes du 14 février 2007
Peut-être n’a t’on pas prêté assez d’attention à ce qui s’est passé au Portugal cette fin de semaine ? Le peuple consulté par référendum a donné son accord à la dépénalisation de l’avortement même s’il ne l’ a pas fait avec une majorité qui aurait permis la promulgation d’une loi référendaire. Le même jour un fort séisme d’une magnitude 6.0 sur l'échelle de Richter (échelle qui en comporte 9... ) a secoué le sud du Portugal.
M’en voudrez vous beaucoup si je vous dis:
- que la coïncidence de ces deux événements n’en est justement pas une , de coïncidence.
- que Dieu gardien de la vie de son plus infime commencement jusqu’à son retour en son sein , de l’alpha à l’ oméga de l’homme, n’ a pas laissé sans réagir la décision portugaise.
- que les droits de l’homme ne peuvent que malaisément se comprendre sans référence aux Droits de Dieu. Aujourd’hui l’avortement; qui sait si demain il ne se trouvera pas une majorité d’électeurs jeunes, beaux et en bonne santé pour condamner à une mort avant le temps des personnes âgées, souffrantes et d’aucune utilité productive?
Il l’a fait cette fois à la manière douce, pas de victimes et peu de dégâts. Peut -être , un jour, y aura t’ il plus si le manque d’affinités entre Dieu et les Portugais se confirme.
Sa Sainteté le pape Benoît XVI vient de rappeler, à l’occasion du 50 éme anniversaire du Traité de Rome, en termes paternels mais vifs l’ampleur de l’erreur que commettait l’Europe en renoncent à vivre des racines chrétiennes: « N’est-ce pas surprenant que l’Europe d’aujourd’hui, alors qu’elle a l’ambition de se présenter comme une communauté de valeurs, semble toujours plus souvent contester l’existence de valeurs universelles et absolues ? Cette forme singulière d’ ‘apostasie’ d’elle-même avant encore d’être une apostasie de Dieu, ne la conduit-elle pas peut-être à douter de sa propre identité ? »
Le Pape a dit “apostasie”, d’autres considérant l’ampleur des crimes commis contre la vie avec la généralisation de l’avortement, avortement remboursé par la sécurité sociale !!! parlent de “péchés publics des nations”. la constatation est du même genre, la punition pourrait être la même. “Encore trois jours et Ninive sera détruite” Jonas III , 3-4, Convertissez vous !”.
Jean de l’Habit
LE MUR ( ou de la constatation d'une impasse)
(Rédigé après la lecture d’une nouvelle de F.KAFKA: Das Gezetz).
Le Mur sépare les deux pièces: la Longue, assez étroite et la Large, peu
profonde.
Dans le Mur, un épais vitrage permet à ceux qui habitent la Longue de voir ceux qui occupent la Large car celle-ci est éclairée par de puissants et
nombreux projecteurs.
Dans la Longue, il fait assez sombre de sorte que ceux de la Large ne voient rien ou presque de ce qui s’y passe.
Une estrade est installée dans la Large et une troupe pas très nombreuse y vaque. Certains délibèrent gravement autour de tables recouvertes de drap vert. Beaucoup écrivent sur de larges pages blanches, d’autres parlent dans des micros, d’autres encore devisent en petits comités sous le regard de caméras. Tous changent de place de temps en temps. Ainsi, les choses semblent bouger un peu.
De l’autre côté du Mur, la foule est dense. Elle entend ce qui se dit dans les micros, voit sur des écrans ce qui se filme et lit les pages autrefois blanches mais maintenant noircies qu’on lui glisse sous la porte. Elle ne perçoit rien des conciliabules qui se tiennent autour des tables vertes. Elle est très occupée à travailler et à glisser de temps à autre des enveloppes dans des fentes: des bulletins de votes ou des chèques. Ce qu’elle voit, lit ou entend la surprend, l’étonne ou l’inquiète. Parfois la peur et la colère la saisissent. Alors elle fait de grands signes devant la vitre et pousse de grands cris pour attirer l’attention de ceux de la Large et se faire entendre. Mais en vain: le vitrage est très épais.
Il existe un passage qui conduit de la Longue vers la Large: c’est un labyrinthe. Une vie d’homme marchant d’un bon pas est nécessaire pour en trouver l’issue. Certains s’y essaient pourtant et quelques-uns y parviennent à force de courage et d’obstination.
Lorsqu’ils atteignent enfin la grille de communication et qu’ils frappent à l’huis, un homme affable entrouvre un judas: c’est l’éconduiseur.
Par les fissures du plafond de la Longue s’écoule un étrange liquide qui vient de la Large par une mystérieuse conduite. Ceux qui en reçoivent un peu sur la tête ou sur les épaules n’en sont pas mouillés mais seulement humiliés car le liquide qui suinte ainsi, c’est du mépris, rien que du mépris. Une odeur tenace emplit la Longue: celle de la sueur.
Le
Mur est très solide et personne n’a jamais pu le démolir. Des agitateurs font croire qu’il est possible de remplacer ceux de la Large par quelques uns de la Longue à l’aide des outils
sanglants d’une révolution. La différence n’est que de quelques millions de morts. Dans la Longue, bien sûr.
Source.
Paul Turbier
- Amis très chers,
Cela fait longtemps que je souhaite vous répondre longuement sur ces sujets qui recentrent ce pourquoi la liste-Vexilla regis- existe. Je ne le puis actuellement.
J'aurais voulu répondre à Paul sur ses objections concernant un prince dit "espagnol",... Mes soucis de tous ordres m'en empêchent. Je ne puis que vous demander de méditer, non sur le prince, mais sur les moyens du prince. Non sur la restauration, mais sur les moyens de l'assumer. Non sur de vœux pieux, mais sur le réel. Vous pouvez bazarder Maurras et autres breloques d'avant 1968 (et 1981) aux orties. La France, corps moral, n'est plus, ne restent que quelques familles pour en perpétuer le souvenir, comme continuent à pousser les ongles sur un cadavre. Jusqu'à quand ? Assurément peu, compte tenu de l'imbécillité de cette liste de discussion. Ceux qui devraient être à la pointe du combat (à en croire les interventions de cette liste) ne sont que de piteux bavards qui ressemblent plus à des fossoyeurs qu'à des bâtisseurs.
Être monarchiste aujourd'hui, c'est
1. être chrétien.
2. Être bon dans son travail.
3. Être très bon dans son travail.
4. Forcer l'admiration de son entourage par les vertus morales qui font de nous des leaders.
5. Aimer travailler la pâte humaine et lui donner les moyens de se révéler("ces monarchistes qui s'ignorent").
6. Travailler en réseau avec d'autres monarchistes pour bâtir une société réelle d'entraide sociale et économique.
7. Le faire urgemment, parce qu'avec nos sempiternelles jérémiades, nous
sommes encore en retard d'un combat. Nous sommes en train de perdre ce que
nous pourrions appeler, à notre niveau, le dernier combat, par veulerie et
par bêtise. Debout les Hommes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Il nous faut des hommes, du fric honnêtement gagné, surtout beaucoup de patience et de charité pour :
1. Nous supporter nous-mêmes.
2. Supporter notre prochain, surtout quand il n'est pas comme nous.
3. bâtir une société que nous ne verrons peut-être pas.
4. Le faire alors que l'on nous hait et que cela ne nous rapportera que des
ennuis.
C'est impossible si nous restons seuls. C'est réalisable si nous acceptons
de nous réunir pour en trouver les moyens. Arrêtez d'emmerder lespetits-princes-de-rien-du-tout, car c'est ce qu'ils sont, du creux : leur force ne réside que dans notre force, et c'est à nous de la leur donner...
Voici le texte que je faisais analyser à mes élèves de 5ème cette semaine,extrait d'une clausula du X ème siècle : "Pépin avait été élevé à la dignité royale par l'onction du saint chrême, reçue des mains des bienheureux prêtres des Gaules et par le choix de tous les chefs des Francs".
Tant que nous n'accepterons pas le labeur ingrat de marcher sur notre orgueil pour être commandés par ceux de notre camp, nous ne serons que des chapons arrogants voués à l'abattoir.
A bon entendeur... Source. Christophe.
A bâtons rompus
Hier, sur le coup de quinze heure, je me suis
trouvé sur le trottoir d'un bourg picard, traîné là par un ami qui avait à y faire, face à face avec quatre interlocuteurs dont trois m'étaient inconnus. Pour
situer l'environnement politique du lieu, je dirai simplement que la rue principale du bourg est dédiée à un certain François Mitterand ce qui colorise la municipalité. L'un
des quatre remarque ma cravate fleurdelysée ainsi qu'un livre de vulgarisation historique (*) avec le portrait du Roi Henri IV que je tiens à la main bien en
vue
La conversation démarre donc sur ma cravate et sur le livre et on
en arrive bien vite à la question qui pourrait fâcher.
" - vous seriez donc royaliste ? "
" /- je le suis "/
" - Il est vrai qu'à ce qu'il parait, ce sont quarante rois qui ont fait la France
" ( mon interlocuteur est bien informé)
" /- Alors que cinq républiques suffiront pour la défaire" (/
sourires jaunes/ )/
" -Bah,après tout, pourquoi pas,ce ne pourrait pas être pire!" (approbation du bonnet).
Cette brève de trottoir appelle de ma part deux commentaires
1- La fleur de lys au vent n'est plus de nos jours un sujet de dérision ou de réprobation. Bien mieux, elle ouvre des portes.
2- Les républicains désabusés dont je parle souvent sont plus nombreux qu'on
ne croit et c'est vers eux qu'il faut porter les efforts d'information.
* Il s'agit de l'album que l'on trouve actuellement dans les maisons de la presse pour un prix modique. Ce n'est pas mal fait et les rois sont
présentés sous un jour plutôt favorable. (même Louis XIV). on peut offrir cette collection à des enfants.
Source. Paul Turbier;
II est bien évident (même, je crois, pour les plus nostalgiques d'entre nous, dont je comprends la nostalgie, si, étant historienne, je ne la partage que sur certains points) que l'on ne restaurera jamais Louis XVI tel qu'il était avant les prémices de la Révolution.
La monarchie, ce n'est ni la noblesse au pouvoir, ni la Cour, ni les dorures et les carrosses (encore que ce dernier point ne nuise pas, voir les triomphes de la reine d'Angleterre dès qu'elle y revient), encore moins une forme de totalitarisme, théocratique ou non.
C'est :
1. Un pouvoir suprême qui ne dépend ni de l'opinion publique, ni de l'argent, ni des lobbies. Et ceci parce que son détenteur n'est pas élu et n'a pas à se faire réélire.
2. Un détenteur de ce pouvoir suprême qui n'a pas commencé à vingt ans ou àquarante à se dire "qu'il ferait bien de la politique" mais qui y est formé depuis sa prime jeunesse et qui connaît
mieux les problèmes du pays que tous les politiciens qui se succèdent.
3. A la tête du pays, quelqu'un qui n'a aucun intérêt matériel ou autre parce qu'il n'a aucun besoin ni ambition personnelle (ceux-ci étant satisfaits) et dont la seule motivation est de
conserver son royaume et si possible de le rendre plus sûr et plus prospère, pour le léguer ainsi à son fils ou petit-fils.
4. Quelqu'un qui n'aurait pris, lors de son sacre, que peu d'engagements (constitutionnels si l'on veut) mais qui s'y tiendrait fermement.
5. Quelqu'un qui ne se soucie pas de souscrire à quelque "mode" que ce soit , mais reste ferme sur des principes qui (jusqu'à peu de décennies) étaient universellement admis et étaient, peu
ou prou, proches des prescriptions du Décalogue, ce qui ne l'obligerait nullement à intervenir de façon tatillonne dans la vie privée de ses sujets...
A partir de cette définition, on peut "inventer" une monarchie adaptée à notre siècle, à nos difficultés qu'un Louis XVI n'aurait pas pu même imaginer, à notre état d'esprit qui a considérablement changé depuis plus de deux siècles (sans oublier que les "états d'esprit", il arrive que cela se retourne comme un gant).
Il me semble que plutôt que de chercher ce personnage à la fois exceptionnel et très ordinaire avec une lanterne dans tout notre pays, il serait préférable d'explorer d'abord la possibilité que le descendant des anciens rois de France soit susceptible de correspondre aux différents points de la définition que j'ai donnée plus haut.
Et s'il n'y en a pas parmi les descendants de nos rois, et s'il est impossible d'en éveiller un à ce type de responsabilité, alors il sera temps de chercher un nouvel Hugues Capet ou, plutôt, un nouveau Robert le Fort, puisque Hugues était déjà le descendant d'une dynastie.
Rappel
si le roi n'est pas héréditaire, s’il est
élu, par exemple, comme il fut en Pologne
1. Il n'a pas été élevé et formé pour être roi ;
2. Il n'a pas cette motivation essentielle : laisser le royaume plus beau, plus grand, plus riche et plus sûr à son fils ou petit-fils.
Anne.
" Préparez les chemins du Seigneur." (Matth 3, 3)
Je n'échappe rarement à une habitude déjà ancienne de méditer sur le chemin du retour après une réunion ou une conférence intéressante. Ce fut le cas après la journée portes ouvertes de l'université d'été Maxime del Sarte. Si je devais résumer le résultat de cette méditation à l'intention des jeunes gens que j'ai rencontrés à Lignières, je n'aurais pas à chercher bien loin, pas plus loin qu'un citation de l'évangéliste Matthieu, repriseelle-même du prophète Isaie " Préparez le Chemin du Seigneur, aplanissez sa route".
Malgré toute l'admiration l'affection, la fidélité que nous pouvons avoir pour nos princes, je ne crois pas que nous puissions attendre d'eux qu'ils nous mettent en route car le fossé entre la démocratie républicaine actuelle en phase de décomposition et le royaume dont la France a besoin est si grand que personne ne peut l'enjamber d'un seul élan. Aucun prince ne peut prendre le risque de s'engager seul et de manquer le franchissement.
.../...
Par contre il est de plus en plus nécessaire de faire découvrir le royaume à toute cette foule [ NDLR : de jeunes royalistes pleins de fougue et de républicains de bonne volonté ] en perte de repères. Quel royaume ? S'il n'est pas facile de répondre positivement à cette question en s'appuyant sur des schémas pré-établis, il est par contre très aisé de discerner deux écueils qui doivent être évités.
- Le premier est une nostalgie du passé. L 'Histoire nous montre l'extraordinaire adaptabilité du principe monarchique dans le temps et dans l'espace et particulièrement par son application capétienne exemplaire entre toute. Le royaume de St-Louis ne fut pas celui de Henri IV et le royaume que sera nécessaire et possible pour la France ne sera sûrement pas celui de Louis XIV. Trop d'eaux ont coulé sous les ponts et tout est tellement différent. Ce qui fut n'est plus et ne sera plus, nous devons nous accoutumer à cette évidence.
- Le second écueil est celui d'une tentative d'adaptation du régime démocratique en changeant simplement la tête d'un corps pourtant bien pourri. Comme ce serait simple de ne changer que les modalités d'installation d'un chef d'état en laissant tout le reste fonctionner comme avant bien que rien ne fonctionnât réellement bien. Ce serait cependant courir à l'échec avec un retour à la case départ dans un délai court. Pourquoi la restauration n'a-t-elle été qu'éphémère en France
Pourquoi le roi des Français de 1848 n'eut-il pas de successeur? Pourquoi aujourd'hui le rappel de Syméon en Bulgarie tourne-t-il au vinaigre? Ces perspectives valent-elles des efforts et des sacrifices?
Alors que faire? en tout premier lieu redresser l'Histoire et torde le cou aux mensonges à l'aide desquels l'école républicaine à dévoyé les esprits . Secondement, montrer le royaume qui vient. Non pas un catalogue de mesures politiques, qui nous ferait singer ce à quoi jouent malhonnêtement les républicains, mais en montrant concrètement le visage du royaume qui nous attend. Il nous faut pouvoir dire aux républicains chancelants: " Voici ce que le royalisme peut vous apporter aujourd'hui,dès maintenant: plus d'identité (vous en avez besoin comme de l'air quevous respirez ) plus de réelle liberté (vous en manquez cruellement, à commencer par celle de penser et d'agir), plus de réelle prospérité (la république redistributive vous dépouille des fruits de votre labeur), plus d'autonomie (la vraie démocratie n'est pas dans la république, elle est dans le royaume) et plus de dignité (l'assistanat d'Etat avilit l'assisté au lieu de le redresser), plus de grandeur enfin car aucun ensemble social ne vit sans grandeur.
Attendre que tout vienne d'en haut est un travers républicain dans lequel les royalistes ne doivent pas tomber.[ NDLR : c'est nous qui soulignons ] C'est à eux de s'atteler à la tâche, en conseillers naturels et ordinaire du Roi de préparer le terrain pour que le peuple lui même, enfin informé puis conquis, soit demandeur. C'est lui et lui seul qui doit appeler le prince le moment venu.en lui disant, humblement mais instamment, " Sire, venez, nous avons besoin de vous". Le royaume sera appelé par le peuple, enfin informé,ou il ne sera pas.
Ce texte a été prononcé par Valdimir Volkoff au Rassemblement Royaliste des Baux-de-Provence de 1984.
Retrouvez sur le blog de la Charte de Fontevrault du même auteur
PRIÈRE À SAINTE JEANNE d'ARC,
Prononcée devant sa Statue de la Place des Pyramides, après le dépôt de gerbes du Cortège Traditionnel' du 8 mai dernier,
Brèves militantes du 11 février 2007
Les conseillers de Marie-Ségolène viennent de lui remettre leurs propositions fiscales. Sans véritable surprise, on y relève la nécessité d’augmenter les impôts. Ainsi donc, il est encore des personnes responsables, enfin on le suppose, pour qui l’impôt est une fin en soi et non pas un moyen. Les mêmes nous avaient déjà gratifié à l’époque Mitterrand / Maurois d’un impôt sur les grandes fortunes, intelligente restriction de l’étoile jaune mais qui désignaient cette fois les riches, encore que? à la vindicte populaire.
L’on se prend à rêver d’un régime qui pourraient dire à tous les français sans exception : votre richesse personnelle contribue à la richesse de la France alors enrichissez vous, nous y gagnerons tous.
Pour autant, un homme qui , pour se faire élire, doit promettre un certain nombre de choses à ses électeurs est-il vraiment en position d’apparaître comme au dessus de la mêlée? Une telle liberté d’allure ne saurait être que l ‘apanage d’un roi.
Brèves militantes du 21 février 2007
M. Bayrou se trompe manifestement d’époque lorsqu’il nous propose , une fois élu Président de la république de nommer un Premier Ministre qui ne serait pas de sa tendance politique. Il se trompe d’époque et , accessoirement (?) il nous prend pour des ... citoyens ou des gogos(?) mal informés . Suivront la présidentielle les législatives et là il faudra bien que les députés choisissent leur camp pour donner naissance à une majorité et à une opposition. L’ambition de M. Bayrou de gouverner avec la gauche et la droite ne peut réussir en république sauf brièvement en cas de crise gravissime et formation d’un gouvernement d’union nationale.
Si M. Bayrou veut donc réellement être utile à son pays ce n’est ni M. Borloo , ni M.
Strauss- Khan, qu’ il doit appeler... je crois d’ailleurs savoir qu’ils ne sont pas demandeurs (sic), mais c’est bien, plutôt l’appel à la restauration monarchique qu’il
doit lancer. Il peut y avoir parfois plus de noblesse à obéir qu’à commander.
Jean de l’Habit.
Le Grand Duc de Luxembourg vient de faire connaître son refus de promulguer une loi votée au Parlement et libéralisant l’euthanasie.
La classe politique (pourtant à majorité sociale chrétienne !) réagit illico pour priver le souverain du pouvoir constitutionnel de promulguer les lois. De cette manière il ne pourra plus constituer un « obstacle à la volonté de la majorité populaire » ! Et c’est donc au nom de la démocratie que l’intelligentsia du Luxembourg propose cette solution, tout comme ce fut le cas, sans succès heureusement, en Belgique pour l’avortement.
Une fois de plus je voudrais rappeler ici le caractère erroné de l’argument qui considère qu’en bonne démocratie, la tête de l’Etat doit nécessairement être élue, et faire remarquer également que, plus l’oligarchie particratique est puissante, plus elle conteste les pouvoirs constitutionnels du monarque, au nom de cette démocratie dont tous les jours elle bafoue elle-même les principes avec de moins en moins de pudeur.
Contrairement à ce qui se dit souvent, il est bon pour la démocratie que la tête d’un pays ne soit pas partisane, qu’elle ne doive « sa place » à personne et surtout pas au résultat d’une lutte fratricide de son clan contre celui d’un autre. Quoi de plus affligeant que ces présidents élus qui se retrouvent cordialement détestés par la moitié de la population de leur propre pays, comment dans ce cas pouvoir se prétendre « le Président de tous » ?
Il est bon aussi que la tête de l’Etat ne cumule pas trop de pouvoirs mais soit, au contraire, l’ultime recours à la conscience d’une personne entièrement dévouée, depuis sa naissance et par toute son éducation, au service de son pays.
Un Président qui gouverne au jour le jour est obligé de porter et défendre ses projets contre l’opposition d’une partie de son pays. Leader de son parti, il a fatalement « la tête dans le guidon » et trop peu de recul pour pouvoir se situer d’emblée au-dessus de la mêlée.
Sachons voir aussi par exemple que sans un Juan Carlos, l’Espagne n’aurait pas pu empêcher un retour à un pouvoir fort et ne serait pas restée (sans événements probablement sanglants) une démocratie moderne. Sachons comprendre surtout que cette tête personnalisée doit jouer en conscience le rôle d’ultime garde fou contre ce qu’il faut bien considérer comme un déni de démocratie : la dictature de la moitié des voix des élus + une.
Quand c’est à une valeur universelle que s’attaque cette majorité, à une valeur qui n’est pas laissée au choix de la démocratie, il est bon pour la liberté de tous que le chef de l’Etat soit un ultime recours.
Par ailleurs, il y a quelque chose d’incompréhensible à préférer un Président élu puisque rien ne nous permet de dire que ce Président élu n’aura pas, lui aussi placé devant le même dilemme, une conscience qui guidera sa conduite.
La réalité est le refus des oligarchies particratiques qui sévissent tous les jours un peu plus en Europe, de trouver dans la tête de l’Etat une personne, quelle qu’elle soit, qui ait l’outrecuidance de braver leurs dictats. Leur but n’est pas la démocratie ni le Bien Commun, leur but est leur pouvoir. Si la tête de l’Etat y est un obstacle il n’y a qu’à la couper, au moins moralement, et à présenter cette mesure comme un bien.
Museler la conscience du chef de l’Etat, c’est ça leur conception de la démocratie !
Source . Le Courier de Pascal ; N° 101 du 10 décembre 2008
[mailto:pascal.de.roubaix@criterium.be]
De la défense de nos intérêts extérieurs
par la monarchie
Afghanistan, un contre exemple
Dix soldats français tués en Afghanistan. Dans une embuscade c'est beaucoup, mais on a vu pire dans le passé.
Tués pour quoi ? Pour défendre des "valeurs" mises en exergue par le Président et lutter contre le terrorisme.
Il est certes indispensable de lutter contre le terrorisme. Mais s'agissant de l'Afghanistan, si j'en crois certains commentateurs, le propos mériterait d'être nuancé. Par ailleurs, il conviendrait d'être cohérent. En effet, comment peut-on combattre le terrorisme au loin, et, dans le même temps, remettre en liberté ici des terroristes "bien de chez nous" qui n'ont pas encore purgé leur peine ? ou hésiter à extrader une terroriste condamnée par la justice de son pays ? (et que l'on ne me parle pas de considérations humanitaires pour de tels individus) ; sans parler de cet ancien terroriste, responsable de fait de la mort de deux gendarmes, devenu député européen, ni des subventions accordées à des mouvements dont on ne connait que trop bien l'idéologie.
Donc combattre le terrorisme, oui, mais dans la cohérence.
Quant aux "valeurs" que nos soldats sont appelés à défendre, s'est-on inquiété de savoir si elles conviennent à ceux auxquels on prétend les imposer ? Au demeurant, quelles sont les valeurs, autres que cotées en bourse, d'une société qui massacre allègrement quelque 250.000 enfants par an ? Une idéologie qui prétend opposer, sans nuance aucune, le chevalier blanc immaculé paré de toutes les vertus à un méchant tout en noirceur, a quelque chose de suspect ; les guerres faites au nom du bien, tout comme les régimes politiques "régénérateurs", ont pourtant fait assez de dégâts dans le passé et le bon sens voudrait qu'on s'en souvienne, et qu'on en tienne compte.
Enfin, pour en revenir à ces hommes morts sur une terre lointaine, leur triste fin fait bien évidemment partie des risques du métier. Ils ne sont pas les premiers à tomber au titre des opérations extérieures. D'où vient cette émotion soudaine ? Je voudrais, pour ma part, tout en sachant qu'une guérilla est un combat à surprises, être certain que les conditions de leur engagement étaient optimales. J'entends par là non pas leur niveau d'instruction (je sais d'expérience que l'instruction dans les unités parachutistes a toujours été et reste la meileure) mais la qualité des matériels de dotation ; or on sait que nos Armées doivent faire face avec des matériels à bout de souffle, sans parler de dotations insuffisantes, insuffisance préjudiciable même à l'instruction.
Enfin, pour ce qui concerne cette seule opération, je dirais simplement qu'il eût fallu être sur le terrain pour en discuter utilement. Le chef de section a-t'il bien progressé puis réagi ? les appuis demandés ont-ils anormalement tardé (quand on est sur le terrain ils tardent toujours trop à intervenir), si oui, pourquoi ? les dotations en munitions étaient-elles suffisantes et l'armement adapté à la mission ?. Certes, le commandement saura tirer les enseignements de cet incident, espérons surtout qu'il pourra faire admettre les éventuels besoins en moyens pour, à l'avenir, limiter les risques ; car si risquer sa vie est normal quand on a choisi le métier des armes, encore faut-il que les responsables politiques veuillent bien donner les moyens nécessaires à l'accomplissement des missions fixées.
Philippe Boret
ON LIT DANS LE FIGARO ACTUALITÉS
Les Sages de la Cour des Comptes pointent une progression de 47% des dépenses des députés en dix ans et constatent des
pratiques «curieuses». Les frais de personnel de l'Assemblée seraient les plus élevés d'Europe
Source. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/01/01002-
20081101ARTFIG00441-la-cour-des-comptes-epingle-les-depenses-de-l-assemblee-.php
A ceci la CHARTE de FONTEVRAULT a répondu avec ce bilet d' humeur intitulé : "La liste civile de la
République"