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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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                               De la destinée des Francais
                                       en république

La contraception
T. a écrit :

*/ <<<   " Tous les grands prédateurs de la création disposent de mécanismes physiologiques ou comportementaux qui autolimitent leur nombre. (C'est un ensemble de faits scientifiquement bien étudiés depuis au moins vingt ans)/*

*/Et si Dieu, dans son infinie sagesse, à l'aube de la période où la surpopulation guette la planète au point de rompre les équilibres naturels qu'Il a créé, n'avait donné aux hommes la capacité technique de s'autolimiter par la contraception? "/*

Telle est aujourd'hui à mon sens la question à débattre:

*/"La contraception en effet ne remet en cause que le problème de la création de l'embryon et non sa nature, puisqu'elle a pour but et pour résultat de s'opposer précisément à toute création de celui-ci: dès lors où est le crime?" ...>> 

      Je suis tout à fait d'accord sur le fond de ce qu'expriment les trois propositions que vous citez et particulièrement avec la première et la troisième.  La seconde mérite d'être un peu creusée car l'autorégulation pourrait, en principe, être comportementale. En effet, l'homme a été muni par le Créateur de facultés de jugement qui devraient (conditionnel volontaire) lui permettre d'utiliser sa raison. Mais force de constater que Dieu le Père tout puissant à, en même temps qu'une jugeote supérieure à celle de la plupart des animaux, l'a également équipé d'une libido extraordinaire et a assaisonné l'accouplement d'une récompense gustative qui amène la plupart du temps une addiction laquelle inhibe fortement les raisonnements restrictifs .    Les exhortations de l'Eglise à la maîtrise des comportements me paraissent relever d'un angélisme du peut-être au manque d'expérience du magistère en la matière. D'où la possibilité biologique théorique pour chaque femme d'avoir une vingtaine d'enfants tout au long de sa vie sexuellement active. Il en résulte que comme tout homme n'ayant pas "bon sens rassis", il faut bien aller voir ailleurs que dans l'auto limitation comportementale.

On peut par conséquent déduire que, puisque très peu de femmes ont la vingtaine d'enfants biologiquement possibles et que les comportements monacaux ne s'observent que rarement, c'est que des contraceptions ont dû être pratiqué d'une façon ou d'une autre depuis l'aube des temps. Ce serait hypocrisie de nier cette observation.

  La requête de Soeur Emmanuelle pour une contraception intelligente est donc judicieuse car justifiée. Il reste à définir ce qu'il faut entendre par "intelligente".

  Je risque d'avancer quelques critères. Ils sont on nombre de quatre :

  1- non-abortive

  2- sans effets secondaires sur la santé

  3- acceptée dans des milieux culturels aujourd'hui réticents (pas simple et même très compliqué)

  4- impliquer les deux acteurs.

  Cette contraception n'existe pas aujourd'hui, non pas qu'elle soit inaccessible, mais simplement parce que les recherches se sont orientées prioritairement vers la contraception féminine de meilleure rentabilité commerciale. Une meilleure connaissance des signes précurseurs d'ovulation est peut-être une piste à condition que sa mise en œuvre soit rendue accessible à des couples sous-culturés.

 

Source. Paul Turbier

- L'emploi

J'avais un ami américain qui sortait de temps à autre un proverbe de son cru " First, keep the people busy" qui m'a toujours paru intéressant. Lorsque j'étais un écolier, au caté comme à la communale, on apprenait aux enfants que " l'oisiveté est la mère de tous les vices". Voilà deux bonnes raisons toutes trouvées pour qu'un gouvernement sage se penche prioritairement sur la première question.

La baisse des coûts et l'accroissement de la rapidité des transports font que l'économie de proximité a été perdue de vue. En ce sens, la baisse des prix du pétrole, agréable à la pompe à essence, n'est pas une bonne nouvelle

L'agriculture et l'industrie manufacturière qui étaient les deux productrices d'emploi se sont ou mécanisées ou ont disparu. Le battage du prix le plus bas à tout prix a tiré la consommation vers des produits souvent de basse qualité qui ne permet plus aux producteurs de rémunérer décemment leur  main-d’oeuvre.  Donc on achète tout fait ailleurs, là où la démographie fournit une sur-offre de  main-d’oeuvre sous-payée.On a ici des ouvriers agricoles inemployés et on importe des lentilles,des haricots verts (rangés à la main, c'est écrit sur la boîte !) et des pois cassés, le tout avionné à grand renfort de kérosène. Ubu ne ferait pas mieux. Le chômage s'installe donc ici tandis que la misère s'éternise là-bas. Une des raisons de cette inepte situation réside dans le calcul de rentabilité qui n'est jamais complet et donc, par conséquent faux. L'industriel qui délocalise pour baisser ses coûts de 20 % n'intègre jamais les indemnités de chômage qui sont généreusement laissées à la charge du contribuable. Une autre raison est dans poids de la charge fiscale qui écrase l'économie par les deux bouts, en pénalisant le producteur (de biens ou de services) et en privant le consommateur de pouvoir d'achat.

Il se pourrait bien que la seule issue qui permette de se dégager de la spirale infernale soit trouvée dans l'allègement radical des fonctions de représentation et d'administration. Voilà bien un objectif hors de portée d'un quelconque gouvernement démocratique.

Source . Paul TURBIER


-La retraite

A mon avis, la retraite par répartition n'est pas une pyramide, parce que les cotisations versées sont - de convention expresse - définitivement perdues par le cotisant et que celui-ci ne peut pas en demander le remboursement. Dès lors, il ne peut pas y avoir écroulement d'une pyramide parce que trop de cotisants demanderaient le remboursement de l'argent versé.

La retraite par répartition avait été instituée dans la perspective d'une croissance démographique continue et lorsque la durée moyenne de perception de la retraite était de l'ordre de 5 ans ou moins, la retraite étant prise à 65 ans et l'âge moyen au décès inférieur à 70 ans.

La croissance démographique a cessé, par diminution considérable du nombre des naissances, notamment par suite de 200.000 avortements par an (merci, Mme Veil !) et ce n'est pas, contrairement à ce que prétendent certains immigrationnistes, l'apport d'immigrants qui peut y remédier, sachant que 95% des immigrants sont inemployés et inemployables (à cause de leur âge, de leur état de santé, de leur situation de famille ou de leur absence d'aptitudes utilisables dans notre société), alors qu'en revanche, ils auront besoin, dans leur vieillesse, d'une retraite ou d'allocations...

La durée de perception de la retraite, elle, a considérablement augmenté, de trois mois par an depuis des décennies, et en outre, de cinq ans d'un seul coup lorsque les socialistes ont jugé bon d'abaisser l'âge de départ à la retraite à taux plein de 65 ans à 60 ans. 

C'est ce double mécanisme (disparition de la croissance démographique et allongement de la durée de perception de la retraite) qui tuent le régime par répartition, et non le fait qu'il s'agirait d'une pyramide.

Ce qui est grave, c'est que l'adoption du système par répartition ayant consommé au profit d'une seule génération (la génération des retraités ayant pris leur retraite avant l'adoption de ce système) les moyens de deux générations (celle de ces retraités, dont la retraite, par capitalisation, avait fondu comme neige au soleil, et celle qui suivait, dont les cotisations ont servi à payer la retraite de la génération précédente), elle est presque irréversible, puisqu'il faudrait soit priver une génération entière de toute retraite, soit doubler les cotisations des actifs...

En fait, ces deux "solutions" étant impraticables, il ne reste que la possibilité d'agir "en biseau", en transférant progressivement une partie des cotisations des actifs du système de répartition vers un système de capitalisation, sur une durée assez longue pour que ce ne soit pas trop sensible. 

Reste que le système par capitalisation n'a pas toutes les qualités : si l'argent capitalisé est confié à l'Etat, on peut compter, en France au moins, qu'il sera volé par celui-ci aux retraités (comme cela a été le cas auparavant, ce qui a amené l'adoption du système par répartition) et s'il reste en mains privées, il peut subir de très lourdes pertes (comme c'est le cas actuellement des fonds de pension aux EU, qui ont perdu souvent plus de la moitié du capital et doivent donc réduire les retraites versées d'autant).

En ce bas monde, aucun système n'est parfait, malheureusement.

Source . A.L.

-  Les retraites 

    De nos  jours, on entre en vie active, c’est-à-dire économiquement autonome, vers 25 (+ ou - 5) ans.On en sort à 60 ans soit 35 ans d'activité.On vit 80 ans et il en résulte que pendant 25 ans, on est à la charge des parents et, pendant 30 autres années, à celle d'un système de retraite quel qu’il soit. De plus chacun souhaite percevoir des annuités de retraite qui garantissent le maintien d'un niveau de vie antérieur. Le système ne peut donc pas fonctionner de quelque façon qu'on s'y prenne. La répartition n'est pas critiquable si deux parents qui assument la matérielle de deux enfants pendant 25 ans étaient assurés de la part de leur progéniture, d'un retour pendant également 25ans. Vue sous cet angle la répartition n'est pas injuste, loin de là mais nécessite d'avoir un taux de natalité de 2,1 à 2,2 pas plus pas moins. Et nous voilà retombés dans la bassine démographique.  Pour que la capitalisation fonctionne, il faut qu'elle repose sur du solide (portefeuille type production ou foncier) alors que ce qui se constate montre qu'elle n'est qu'une variété de cavalerie spéculative basée sur du crédit qui, c’est-à-dire du vent), système qui capote un jour ou l'autre. Que faire ? Et si le mieux était précisément d'en faire le moins possible et laisser chacun épargner du mieux qu'il peut et d'élever, en couple et  convenablement, deux ou trois enfants auxquels on aura inculqué le goût de l'effort et le sens du devoir. Voilà encore un objectif hors de portée d'un quelconque gouvernement démocratique.

Source Paul TURBIER 

 

              



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