Ainsi qu’il est dit dans ce blog même à la page
21-2. AROM : Approche des mouvements royalistes (2 éme partie)
« Les providentialistes servant le principe royal, peut être plus que le prince dans cette période
d’attente, doivent au rôle que jouera la Providence dans le retour du roi leur qualificatif militant de Providentialistes »
La Charte de Fontevrault ne pouvait faire moins que
d’offrir à la mouvance providentialiste dans laquelle elle s’intègre pleinement, et qu’elle espère illustrer, non seulement quelques interventions dans les forums,
ni même, quoique cela soit très utile, un « sujet de discussion », mais encore une tribune à part entière.
Cette tribune, ce sont ces « Annales providentialistes », annales
», dont la reproduction est d’ailleurs libre et encouragée , sous la seule réserve de la règle communément admise : citer ses
sources.
CE QUE L’ON DOIT POUVOIR ATTENDRE DE LA CHARTE DE FONTEVRAULT « Fidélité-Unité royale» (11 février 2008).
Fondée le 25 août 1998, par Alain Texier, en l’Abbaye royale éponyme, sous la providentielle
protection de M. l’Abbé Pohu, à l’époque curé de la paroisse Saint-Michel de Fontevraud, la Charte de Fontevrault et depuis, Aumônier général fondateur de notre mouvement, la Charte
est l’héritière d’une déjà longue histoire.
Fontevraud-l’Abbaye,
Le 11 février 2008,
en la fête de l’apparition de la bienheureuse Vierge Marie à Lourdes
Préface
C’est sur cette histoire sur laquelle, nous nous retournerons désormais , sous ce timbre, dans ce
blog, aussi fréquemment qu’il sera nécessaire.
Nous le ferons non par passéisme ou par nostalgie, mais parce que nous sommes persuadés que toute action actuelle et à venir ne pourra
porter du fruit que si elle s’enracine dans la terre de France, terre que nous nous sommes efforcés, d’où ce rappel de nos efforts passés, de retourner et de
féconder.
Pour ne finir avec ce déjà long exposé des motifs, l’on voudra bien excuser l’auteur de ces lignes d‘avoir, à ce point, personnalisé
son exposé.
Il n’oublie pas que la Charte ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sans le long et patient travail de ceux qui lui ont succédé,
et qui lui succèdent encore, au poste de responsable suprême et dont il rappelle ici les noms par ordre chronologique d’entrée en fonctions :Hervé VOLTO
Liliane YANELLI de ANGELIS, Michèle DEVERT, Raymond ALLONGÉ, André CLERT, Irène PINCEMAILLE… .
Il était une fois … une Foi.
Je suis né à Loudun (Vienne) à un peu plus de 20 KM au sud de l’abbaye royale de Fontevraud et ait été baptisé dans l’église
renaissance Saint-Hilaire-du-Martray, ancienne chapelle du Couvent des Carmes.
Ayant pris mes vacances dans la ferme de mes grands parents maternels pendant quarante ans à peu de distance, (Brizay, commune de
Coussay) j’avais été frappé, dès que j’eus l’âge d’admirer quelque chose, par le charme et la “majesté “ - c’est bien le moins que l’on puisse en
dire qui émanaient de ces bâtiments abbatiaux. L’abbatiale notamment qui abritait les gisants de certains de nos “ennemis héréditaires” les Plantagenêt mais aussi
l’écrin de tant d’oeuvres d’art royales que constitue l’église paroissiale Saint-Michel au bout de l’allée Sainte Catherine, deux des voix de
sainte Jeanne d’Arc. Aussi je n’ai pas eu à chercher bien loin lorsque les cérémonies du bi centenaire de la "révolution dite française" s’annoncèrent.
En 1987, le défunt comte de Paris, Henri VI m’avait invité- comme plusieurs centaines d’autres personnes- au château d’Amboise pour la commémoration du
millénaire capétien lors de la cérémonie de titulature des princes Jean et Eudes. La splendeur et la ferveur de la cérémonie ne m’ont pas empêché de me
rendre compte qu’à très peu de distance d’Amboise - à Tours, très exactement- le prince Alphonse II, duc d’Anjou- recevait lui aussi ses fidèles.
Il n’était pas possible d’aborder la commémoration du bicentenaire de la révolution de 1789 qui s’annonçait grosse de dangers dans cet
invraisemblable état de division. La Charte de Fontevrault allait naître.
Celle-ci vit officiellement le jour à la Saint Louis suivante -25 août 1988, donc- en l’abbaye royale de Fontevraud , sise au confluent de trois provinces (Anjou,
Touraine, Poitou).
La question de savoir qui doit régner sur le trône de France empoisonne le militantisme royaliste depuis le renversement
sanglant de la monarchie légitime du roi très chrétien Louis XVI. Sur les ruines de la France actuelle co-existent aujourd’hui plusieurs mouvances de royalistes rappelées dans
ces lignes par ordre alphabétique (Légitimistes, Orléanistes, Parmistes, Providentialistes, Survivantistes...)
La Charte de Fontevrault - qui se place résolument dans la mouvance providentialiste- appelle les militants royalistes à vivre en chrétiens en
appliquant en particulier deux des commandements du Pater:
La soumission à la volonté divine.
Pouvons-nous dire du même coeur “Que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel” et exclure Cette
volonté de la succession au trône ? Le trône ne fait-il pas partie de la terre ? Cette volonté, et les lois fondamentales du royaume qui en sont l’instrument,
ont à ce jour désigné incontestablement l’aîné des capétiens- Louis XX- Elles peuvent tout aussi bien faire de lui un jour le roi régnant mais cela est
le secret de Dieu, le secret qu’aucun être humain ne me paraît connaître aujourd’hui.
Le pardon des offenses commises par des militants servant un autre prince ou principe que le sien .
Sont en particuliers visées, mais la liste n’est pas exhaustive hélas: les accusations de “descendants de régicide” ou “suppôts de la république”; de “prince
étranger” ou de “ descendants de Franco”
Alors peut -être Dieu daignera-t’ Il rendre à la France son roi très chrétien, en renouant ainsi le fil des ans et de ses bontés, fil
qu’il avait commencé à tisser à notre bénéfice lors du baptême de Clovis en 496?
Post-face
Je poste , à la Grâce de Dieu, les lignes précédentes en vous
demandant, en conscience, si vous pensez que la vocation de la Charte ainsi exposée, est bien dans la ligne de ce que Dieu souhaite pour la France,
d’y conformer vos pensées, vos écrits et vos actes.
Alain TEXIER
Docteur en Droit
Diplômé des Sciences politiques
LE ROYALISME PROVIDENTIALISTE POUR LES NULS.
1) D’où vient le terme « Royaliste providentialiste » ?
Il vient de la jonction de deux termes que tout paraissait conduire à être
associés même si les royalistes providentialistes ont été longtemps les oubliés du grand public. L’opinion majoritaire distinguait en les opposant les
Légitimistes et les Orléanistes. Les plus cultivés ajoutaient les Survivantistes ou Naündorfistes et puis souvent s’arrêtaient là.
2) Les termes « Providentialiste » et « royaliste providentialiste » sont-ils synonymes
?
Pas exactement, le Providentialiste s’en remet à Dieu pour tout ce qui concerne sa vie,
le royaliste providentialiste s’en remet à Dieu pour tout ce qui concerne le choix du roi , Lieutenant du Christ- pour la terre de France.
Pour autant et pour faire court , les analyses récentes consacrées au royalisme emploient le
plus souvent le terme seul de Providentialiste en entendant faire référence aux royalistes providentialistes.
3) Royaliste Survivantiste ? Royaliste Providentialiste ? N'est-ce pas un peu la même chose ?
Pas tout à fait. les Survivantistes croient en Naündorff et en sa descendance.
Les Providentialistes savent que la Providence leur rendra le roi - qui peut n'être pas
obligatoirement Naündorrf -et s'engagent à le servir (le roi rendu par Dieu) par avance.
4) Les providentialistes attendent-ils un signe du Ciel ?
Evidemment que les providentialistes attendent un signe du Ciel. Ils l'attendent depuis plus de 200
ans
S'ils l'attendent, c'est parce que seul le Ciel peut nous indiquer qui sera le ROI de France
Comme Jeanne d'Arc à Chinon !!
Origine.
Maxime.
5) Les providentialistes n’attendent-ils qu’un signe du Ciel ?
Assurément non, ils savent que Dieu respecte notre liberté et que si nous
ne faisons aucun effort pour demander un roi très chrétien en commençant notre propre conversion personnelle, Il ne nous donnera pas
satisfaction.
Ils savent aussi que si le Providentialiste envisage d’être un signe pour les autres, il doit unir
harmonieusement la prière et l’action militante en d’autres termes, il doit nourrir son action terrestre de la contemplation céleste.
Alain TEXIER.