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  • : Le royalisme providentialisme a beau tenir une place importante dans ma vie, il ne m'empêche pas de m'interesser à l'histoire connue - et celle plus cachée- de mon pays. L'humour a aussi sa place dans les pages mise en ligne.
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   La Charte de Fontevrault est heureuse -et fière- de mettre à votre  disposition cette analyse contemporaine  des apparitions mariales du 17 janvier 1871 à Pontmain .

    Elle la  confie à votre lecture, à vos prières  , puis - naturellement- à vos actions.

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SUPPLIQUE A DIEU POUR LE RETOUR DU ROI

 

par  François-Xavier PACHOT.

Membre du CRIL 17  

http://cril17.org/

 

  « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences dont ils

chérissent les causes. »

(Bossuet)

 

    « Le royaume n’appartient pas au dauphin, il appartient à mon

Seigneur. Cependant mon Seigneur veut que le dauphin devienne roi

et qu’il tienne le royaume en commende. Il sera roi malgré ses

ennemis et moi je le conduirai à son sacre.

- Et quel est ton seigneur ?

- Le Roi du Ciel. »

(Jeanne d’Arc à Baudricourt)

 

    « Lorsque les Français auront conçu les sentiments d’une véritable

humilité, le royaume viendra aux mains du légitime héritier et ils

obtiendront pour eux-mêmes une véritable paix. »

(Jésus à ste Catherine de Sienne)

 

   « Or, c’est le droit de Dieu de commander aux états comme aux

individus. Ce n’est pas pour autre chose que Notre Seigneur est venu

sur la terre. Il doit y régner en inspirant les lois, en sanctifiant les

mœurs, en éclairant l’enseignement, en dirigeant les conseils, en

réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés.

Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et

décadence. »

(Cardinal Pie)

 

  « Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien !

alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer. »

(Cardinal Pie à l'Empereur Napoléon III)

 

  « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment

redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et

les gens le piétinent. »

    « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne

ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre

sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous

ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille

devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils

rendront gloire à votre Père qui est aux cieux »

(Matthieu : 5, 13-16)

 

   A vous tous, français de souche, perdus, égarés, trompés, humiliés, ruinés, molestés, déprimés, désespérés mais toujours enracinés dans votre terre bénie, à la recherche de la solution vraie pour le  redressement de la France !

  A vous tous, royalistes qui êtes le sel de la terre de France !

  A vous tous, royalistes qui possédez la lumière de la vraie politique française !

  A vous tous, royalistes reliés d’esprit et de cœur à chacune de nos branches capétiennes !

 

   Cela fait 218 ans que la Révolution a supprimé en France les droits du Roi Très Chrétien. Cela fait 218 ans que la France est incapable de revenir à sa royauté millénaire qui a été à sa fondation et qui l’a  rendue grande parmi les nations. Pourquoi les régimes qui se sont substitués à la Royauté sont-ils

tous tombés les uns après les autres ? Pourquoi les quelques tentatives de restauration monarchique  se sont-elles TOUTES soldées par des échecs ?

 

  Cette dernière question, c’est la seule et unique bonne question, à laquelle TOUT français et en particulier TOUT royaliste doit être capable de répondre !

   Elle est comme la serrure de la porte étroite du redressement de la France. Répondre à cette question en toute vérité et humilité c’est trouver la seule et unique clé qui sera capable de faire mouvoir le penne loqueté providentiellement, je dis bien providentiellement, depuis plus de 200 ans.

   Ensuite, il nous faudra la volonté vraie de l’introduire dans l’étroit orifice… Nous n’aurons pas à tourner…, le seul bruit de sa présence poussera le gardien qui est derrière à nous ouvrir…, ordre lui en a été donné, il attend cela depuis si longtemps ! 

 

  Vérité ! Humilité ! Volonté ! Voilà les 3 conditions du retour du Roi.

 

  Aucun des régimes qui ont suivi la chute de la royauté, et ce jusqu’à nos jours, n’a tenu plus de 70 ans. Tous se sont fondés et/ou effondrés dans la violence, car tous étaient usurpateurs :

 

. La 1ère République, de 1792 à 1804 : 12 ans,

. Le 1er Empire, de 1804 à 1814 : 10 ans,

. La Restauration, de 1814 à 1830 : 16 ans

. La Monarchie de Juillet, de 1830 à 1848 : 18 ans,

. La 2ème République, de 1848 à 1852 : 4 ans,

. Le 2nd Empire, de 1852 à 1870 : 18 ans,

. La 3ème République, de 1870 à 1940 : 70 ans,

. L’Etat Français, de 1940 à 1945 : 5 ans

. La 4ème République de 1946 à 1958 : 12 ans,

. La 5ème République, est actuellement sous perfusion et en soins palliatifs à 53 ans, et d’aucuns envisagent déjà de l’euthanasier !

 

   Au sujet du bref régime de la Restauration, je dis bref en regard de la période des 220 ans dont il est  question ici, s’il a naturellement redressé la France matériellement, en si peu de temps, ce qui est déjà en soi une incroyable performance, comparé au travail à réaliser, c’est grâce à l’efficacité toute naturelle de ce régime monarchique, notamment dans son mode de succession bien rôdé dont la France avait déjà l’expérience. Mais il n’a tenu que 16 ans, entre une guerre qui a saigné la France et  une révolution, puis n’est plus jamais réapparu !

    Quelle est donc la raison intrinsèque d’un tel échec ? C’était pourtant la vieille monarchie française qui reprenait du service. Pourquoi cette si courte durée de vie et cette disparition subite ? La monarchie restaurée avait-elle changé de nature ?

 

  C’est le Cardinal Pie, évêque de Poitiers, (26 septembre 1815 - 18 mai 1880) qui va nous donner la réponse.

 

   La cause profonde de la chute de la Restauration, et donc de la Monarchie, sinon légitime au moins légale, qui suit la Révolution, le cardinal va nous la donner le 15 mars 1856, dans son Entretien avec Napoléon III, quand il répond à l’empereur qui se flattait d’avoir fait pour la religion plus que la Restauration elle-même :

 

    « Peut-être la Restauration n’a-t-elle pas fait plus que vous ? Mais laissez-moi ajouter que NI LA RESTAURATION ni vous n’avez fait pour Dieu ce qu’il fallait faire, parce que NI L’UN ni l’autre vous  n’avez relevé son trône, parce que NI L’UN ni l’autre vous n’avez renié les principes de la  Révolution dont vous combattez cependant les conséquences pratiques, parce que l’évangile social  dont s’inspire l’Etat est encore la déclaration des droits de l’homme, laquelle n’est autre chose, Sire, que la négation formelle des droits de Dieu. »

 

   En ce jugement des gouvernements postérieurs à la Révolution, le Cardinal Pie est en parfaite conformité avec la pensée même de la Sainte Eglise. Pour s’en rendre compte, il suffit de le comparer aux paroles de Pie VII dans son bref Post tam diuturnas  à Mgr de Boulogne, évêque de Troyes :

    ' Nous avions espéré qu’à la faveur de l’heureux changement qui venait de s’accomplir [la Restauration], non seulement la religion catholique serait délivrée sans aucun retard de toutes les  entraves qu’on lui avait imposées en France malgré nos constantes réclamations ; mais qu’on profiterait des circonstances si favorables pour la rétablir dans tout son lustre et pourvoir à sa

 dignité. Or, nous avons remarqué en premier lieu que, dans la constitution mentionnée, la religion catholique est entièrement passée sous silence, et qu’il n’y est pas même fait mention du Dieu tout-puissant par qui règnent les rois, par qui les princes commandent.

    Vous comprendrez facilement, vénérable Frère, ce qu’une telle omission a dû nous faire éprouver de peine, de chagrin, d’amertume, à nous que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, Notre Seigneur, a chargé du suprême gouvernement de la société chrétienne. Et comment ne serions-nous pas désolés ?

    Cette religion catholique, établie en France dès les premiers siècles de l’Eglise, scellée dans ce royaume même par le sang de tant de glorieux martyrs, professée par la très grande partie du  peuple français, à laquelle ce même peuple a gardé avec courage et constance un invincible attachement à travers les calamités, les persécutions et les périls des dernières années, cette religion enfin que la race à laquelle appartient le roi désigné professe elle-même, et qu’elle a toujours défendue avec tant de zèle, non seulement elle n’est pas déclarée la seule ayant droit dans toute la France, à l’appui des lois et de l’autorité du gouvernement, mais elle est entièrement omise dans l’acte même du rétablissement de la monarchie !

    Un nouveau sujet de peine, dont notre cœur est encore plus vivement affligé, et qui, nous l’avouons, nous cause un tourment, un accablement et une angoisse extrêmes, c’est le 22ème article de la Constitution. Non seulement on y permet « la liberté des cultes et de la conscience », pour  nous servir des termes mêmes de l’article, mais on promet appui et protection à cette liberté, et en outre aux ministres de ce que l’on nomme « les cultes ». Il n’est certes pas besoin de longs discours, nous adressant à un évêque tel que vous, pour vous faire reconnaître clairement de quelle mortelle  blessure la religion catholique en France se trouve frappée par cet article. Par cela même qu’on  établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur, et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’Epouse sainte et immaculée du Christ, l’Eglise hors de laquelle il ne peut y avoir de salut. En outre, en promettant faveur et appui  aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs  personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse, et à jamais déplorable  hérésie que Saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont  dans la bonne voie et disent vrai. Absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la « professe réellement. ' (1)

 

    Alors poursuivant, le Cardinal Pie explicite la disparition pure et simple de la Monarchie « restaurée »  confirmant ainsi les déclarations du Saint-Père :

 

     "Or, j’ai le devoir de vous dire, qu’Il [Notre Seigneur] ne règne pas parmi nous et que notre  Constitution n’est pas, loin de là, celle d’un Etat chrétien et catholique. Notre droit public établit  bien que la religion catholique est celle de la majorité des Français, mais il ajoute que les autres  cultes ont droit à une égale protection. N’est-ce pas proclamer équivalemment que la constitution protège pareillement la vérité et l’erreur ? Eh bien ! Sire, savez-vous ce que Jésus-Christ répond aux gouvernements qui se rendent coupables d’une telle contradiction ? Jésus-Christ, roi du ciel et de la terre, leur répond : Et moi aussi, gouvernements qui vous succédez en vous renversant les uns  les autres, moi aussi je vous accorde une égale protection. J’ai accordé cette protection à l’empereur votre oncle ; J’AI ACCORDÉ LA MÊME PROTECTION AUX BOURBONS, la même protection à Louis-Philippe, la même protection à la République et à vous aussi la même protection  vous sera accordée. »

 

    Autrement dit, le Cardinal Pie explique l’instabilité et la non pérennité de tous les régimes post révolutionnaires par leur apostasie plus ou moins totale, mais apostasie réelle. Le non rejet des principes mortifères de la révolution tue les gouvernements les uns après les autres. Le refus de la religion du vrai Dieu et le relativisme religieux élevé officiellement au rang de principe constitutionnel pervertit tous ces régimes politiques. Ils n’ont plus de lien surnaturel, et disparaissent  avec leurs auteurs dans le meilleur des cas.

 

   Finalement tous ces régimes ont rejeté la Loi Fondamentale du Royaume, la Constitution Fondatrice non écrite qui est la Suzeraineté du Christ Roi de France. Voilà la véritable raison !

  On peut comprendre cette attitude des régimes dont les principes révolutionnaires et athées sont la base, base incompatible avec cette suzeraineté. Mais de la Restauration ? La faute est d’autant PLUS GRAVE ET MORTELLE pour celle qui avait reçu de Dieu connaissance et expérience de la nature et des bienfaits de la Loi Fondamentale. En cela, elle devient donc plus pécheresse que les autres régimes.

   Ceux-ci réapparaîtront sous diverses formes, la Royauté jamais !

 

   Définitivement ? Oui !

Sauf si…  "

 

---------------

(1) Ce bref de Pie VII est daté du 29 avril 1814. Il vient en réponse à la constitution du 6 avril 1814 refusée par Louis XVIII et remplacée par la Charte constitutionnelle du 4 juin 1814.

    Le seul article de la constitution du 6 avril concernant la religion est le suivant :

Art. 22

« La liberté des cultes et des consciences est garantie. Les ministres des cultes sont également traités et protégés. »

    Les trois seuls articles de la Charte du 4 juin concernant la religion sont les suivants :

Art. 5 : « Chacun professe sa religion avec une égale liberté, et obtient pour son culte la même protection. »

Art. 6 : « Cependant la religion catholique, apostolique et romaine est la religion de l'État. »

Art. 7 : « Les ministres de la religion catholique, apostolique et romaine, et ceux des autres cultes chrétiens, reçoivent seuls des traitements

du Trésor royal. »

 

     Le jugement du Pape Pie VII ne changera pas après l’octroi de la Charte de Juin 1814.

Si la religion catholique y est maintenant nommée, elle l’est seulement relativement à l’Etat, et il n’y est pas toujours pas fait mention « du Dieu tout-puissant par qui règnent les rois, par qui les princes commandent ». De même, « elle n’y est toujours pas déclarée la seule ayant droit, dans toute la France, à l’appui des lois et de l’autorité du gouvernement ». Enfin les articles 5 (qui est l’article 22 de la constitution refusée) et 7, « favorisent l’erreur tout autant que la vérité ».

 

   * * *

 

  En écoutant le cardinal Pie, on perçoit la voix de Jeanne d’Arc s’adressant à toutes les élites de son époque, élites perverties comme élites encore saines, jusqu’au Dauphin faisant moralement défaut, répétant, rappelant cette loi fondamentale et insistant par ses actes, sur le fait que, comme le  rappelle si justement Pierre Virion dans son ouvrage Le Christ qui est roi de France : « Le roi est inféodé au Christ dans le sens juridique du terme » ! Ou, comme le rappelle le prologue de la loi fondamentale du Royaume de France, connu sous  le nom de Laus Francorum : « La nation des Francs, illustre, ayant Dieu POUR FONDATEUR » !

 

  Oui ! En 1814 la monarchie française avait changé de nature !

 

 Oui ! En 1814 la monarchie française, par son relativisme religieux constitutionnel, avait fait une  grave infidélité à la Foi et commis une véritable usurpation politique.

    Le vassal était tenu de fournir à son suzerain foi et hommage, en retour le suzerain lui concédait fief  et protection.

  En 1814, la foi et l’hommage faisait défaut… Alors, le Christ va traiter ce régime comme il se doit. Il ne donne pas sa grâce… Il n’accorde ni le fief ni la protection !

 

   D’abord, Louis XVIII ne sera jamais sacré (2).

Donc, en vérité, IL NE SERA JAMAIS ROI selon les critères du Ciel et de Jeanne qui, quand on s’étonnait qu’elle ne nommât Charles VII que du nom de Dauphin, répondait très fermement : « Je ne dirai pas : le roi, avant qu’il soit sacré et couronné à Reims, où je le mènerai ».

 

     Louis XVIII, de 1795 à 1824, restera peut-être Dauphin, Régent sûrement.

Pourquoi peut-être ? Pourquoi sûrement ?

 

Parce que de fait, il a bien été régent au nom de son neveu Louis XVII. Il s’est proclamé ainsi et a été  reconnu comme tel.

 

    Quant à son titre de dauphin, son attitude est des plus ambiguës pour effectuer les recherches en toute vérité de l’identité de l’enfant mort au Temple.  Encore à l’heure actuelle, et malgré les nouvelles techniques de la science, mais aussi le matraquage des média, un très sérieux doute demeure.

       Louis XVIII n’était pas tout à fait sûr de lui qui a reçu Thomas  Martin dit  Martin de Gallardon (1783-1834) aux Tuileries le 2 avril 1816 et qui, après cet entretien à huis clos, est sorti de son bureau très ému par les déclarations qu’il lui avait faites sur la survivance de son neveu. S’il était vraiment sûr de son bon droit, pourquoi avoir reçu le laboureur Martin ? Pourquoi avoir laissé à la postérité une telle preuve d’hésitation ?

   Que n’eût-il gardé son titre de Régent, plutôt que d’être « Roi Très Laïque » !

 

  Ensuite Charles X, lui, se fera sacrer.

 

   Mais quelle étrangeté que ce sacre ! C’est une valse-hésitation dans les préparatifs, des modifications dans le rituel et, le comble, c’est un sacrifice officiel aux faux dieux révolutionnaires, à la vue et au su de tous et, de plus, dans l’enceinte même de la Sainte Eglise !

 

   Dans son commentaire du livre de Landric Raillat : Charles X, le sacre de la dernière chance Paris – Orban 1991, Geneviève Gilles écrit :

    « Charles X reprend la tradition et veut une cérémonie fidèle à celle de ses ancêtres, MAIS DONT IL ÔTE TOUT CE QUI S’OPPOSE à l’esprit et à la lettre de la Charte Constitutionnelle. »

      Puis, plus loin :

  « Le cérémonial avait été modifié. La question était de savoir si Charles X prêterait serment à la Charte (une charte condamnée par le clergé), CE QU’IL FIT « pour rassurer l’opinion ». L’archevêque put procéder aux onctions habituelles car quelques particules de la « sainte Ampoule » officiellement brisée le 7 octobre 1793, avaient été sauvées. Le chrême mêlé à une infime parcelle  de l’ancienne ampoule fut utilisée pour l’onction ».

    Enfin, au sujet du toucher des écrouelles :

   Charles X paraît avoir eu des doutes sur ses pouvoirs thaumaturges et annula la cérémonie. Mais, après avoir déclaré qu’il renonçait, ce qui entraîna le départ d’un grand nombre de malades, il se ravisa et le 31 mai procéda au toucher dans la chapelle de l’hôpital Saint-Marcoul ; sur les 130 personnes triées par Dupuytren, cinq guérisons furent attestées. »

 

   Quelle différence avec ses prédécesseurs, comme Louis XV qui toucha 2000 malades dans le parc de Saint-Rémi de Reims, et Louis XVI qui en toucha 2400, le lendemain de leur sacre respectif, les 29  octobre 1722 et le 12 juin 1775.

 

  La foi n’y était plus. S’il y eu si peu de malades à se présenter c’est qu’ils étaient tous repartis à cause des doutes du roi et de l’annulation de cette cérémonie. D’ailleurs, Charles X ne toucha jamais plus par la suite !

 

    Alors, Charles X ?

Roi constitutionnellement sacré ou roi sacrément constitutionnel ? Dauphin ? Régent ?

 

    Mais…, c’est de lui-même que vient la réponse par son comportement incroyable, qui envoie M. de la Rochejaquelein dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1830, juste avant son abdication, pour prendre conseil auprès du laboureur Martin de Gallardon de ce qu’il doit faire dans l’intérêt de la France…!

    Rappelons ce qu’en dit, pages 40 et 41, Nöelle Destremeau dans son livre : Martin le Visionnaire et  Marie-Caroline duchesse de Berry régente de France – NEL Paris 2002 :

    Nous voici en 1830 ; un fait inouï, presqu’invraisemblable se passe : en trois jours, la monarchie est  en grand péril, Paris se bat et Charles X part au château de Rambouillet avec sa famille. Cependant le roi dispose de 12 000 soldats fidèles avec des canons, qui peuvent résister aux bandes  indisciplinées. De plus, la province ne bouge pas. Les maréchaux demandent les ordres au roi mais Charles X hésite et n’ordonne rien.

 

   Le roi a reconnu, semble-t-il le châtiment de Dieu, il songe aux prédictions de Martin aux malheurs prédits à la France, à la mort de son fils Berry : Martin, dont  Charles X connaît fort bien les avertissements, n’a pas été écouté, le trône n’a pas été rendu au fils de Louis XVI qui est vivant… Alors le roi envoie Monsieur de la Rochejaquelein auprès du laboureur  Martin, entre le 31 juillet et le 3 août 1830, fait ahurissant mais incontestable : un officier envoyé par le roi demande au paysan ce que Charles X doit faire, Charles X, un dévot de la monarchie, Charles X convaincu que la légitimité règne en sa personne !

 

    La Rochejaquelein part en pleine nuit, suivi de deux écuyers, on galope, à francs étriers, vers Gallardon et ce n’est pas sans peine que l’aide de camp trouve la ferme de Martin vers deux heures du matin. Il frappe longuement. Enfin, le bonhomme en chemise et pieds nus, ouvre sa porte et  reste sur le seuil, en haut de trois marches, une lanterne à la main !

 

  - « Monsieur Thomas Martin, au nom du Roi. »

  - Ne prenez pas la peine de vous expliquer », dit Martin, « l’archange m’a averti qu’on viendrait me consulter : j’ai la réponse »

   Monsieur de la Rochejaquelein reste à cheval et Martin sur son perron.

- Je vous écoute, Martin. »

Et voici la réponse du paysan :

   « - Dites au roi qu’il sait bien la raison de tous ces malheurs. A présent, il ne peut rien faire quand bien même il aurait 200 000 hommes de troupe ; il ne réussirait qu’à faire couler beaucoup de sang. Il faut qu’il parte en exil, il y mourra sans avoir revu la France ainsi que son fils, le duc d’Angoulême. Henri son petit fils ne sera jamais roi. »

 

   Quant à Henri, Comte de Chambord, il sera effectivement beaucoup plus prudent. Il ne montera pas sur le trône. Cette sage décision, il semble qu’il la prendra après les visites de Maximin, le voyant de La Salette.

 

    Xavier de Roche, dans son livre Louis XVII : du passé à l'avenir, l’explicite très bien :

 

     « Maximin rend deux fois visite au comte de Chambord à Frohsdorf en 1865 (3) et en 1873 : Tout en manifestant sa confiance, souvent exprimée, en un retour final de la Monarchie, il déclare à  « l'ancien Duc de Bordeaux : "Je suis venu vous dire qu'il ne fallait pas entreprendre de devenir « Roi de France, que cela ne se peut pas et vous savez pourquoi".

 

  « Le Comte de Chambord confia à son secrétaire le Comte Henri de Vanssay : "Maintenant, j'ai la   certitude que mon cousin Louis XVII existe. Je ne monterai donc pas sur le Trône de France. Mais Dieu veut que nous gardions le secret (4). C'est Lui Seul qui se réserve de rétablir la Royauté".

 

  Le Comte de Chambord précisera sa pensée le 25 janvier 1872, par un nouveau manifeste, dans

lequel il proclame entre autre :

« […] Je n'arbore pas un nouveau drapeau, je maintiens celui de la France. [...]

« […] Rien n'ébranlera mes résolutions, rien ne lassera ma patience, et personne, sous aucun prétexte, n'obtiendra de moi que je consente à devenir le roi légitime de la Révolution. »

 

    Dans cette proclamation, il suit parfaitement l’enseignement politique de Jeanne d’Arc et reconnaît aussitôt le Christ Roi de France comme Suzerain…  Et il le prouvera en actes : Il sait bien qu’il ne peut être en vérité que Régent et que sa Régence, à lui, serait rejetée en cette période si troublée spirituellement et politiquement.

 

    Et finalement, ce qui l’aidera à sortir, fors l’honneur, des négociations de restauration en cours d’unemonarchie qui devait, semble-t-il , être constitutionnelle avec toutes les compromissions qu’elle aurait imposées, c’est l’objet si cher au cœur de Jeanne, son étendard : le drapeau blanc !

 

     Huit mois avant la mort du Comte de Chambord, quand Mélanie la voyante de La Salette devint SœurMarie de la Croix, elle écrivit le 29 janvier 1883 au Chanoine de Brandt : "Dans ce moment, la France ne veut plus de Roi... Quand le moment sera venu, Dieu trouvera le Roi à donner à la France humiliée...". Mélanie complète le 29 avril 1884 : "Dieu nous donnera un Roi et un Roi auquel on ne pense pas".

 

   Le jour même du décès du Comte de Chambord, le 24 août 1883, Notre-Seigneur annonce à Marie- Julie Jahenny, la stigmatisée de Blain en Bretagne, la mort du Prince ; Marie-Julie voit la croix se couvrir de nuages, le monde se couvrir de ténèbres et Jésus-Christ, du haut de son Trône, en termes

terriblement menaçants, jeter cette parole d’épouvante :

    " PLUS D’ESPÉRANCE DU CÔTÉ DE LA TERRE ! La France n’ayant pas mérité Celui qui devait la sauver,

   Dieu l’a enlevé de la terre. Premier châtiment ! »

---------------

(2) A ce sujet, que l’on ne vienne pas nous donner la raison fallacieuse de la santé de Louis XVIII ne pouvant supporter ni un long voyage vers Reims ni la longue cérémonie du sacre. Il aurait très bien pu être sacré exceptionnellement à Notre-Dame de Paris, le motif dûment  expliqué aurait convenu à tout le monde. Il y avait quand même eu le précédent du sacre d’Henri IV à Chartres pour des raisons différentes, il est vrai, mais qui n’avaient pas engendré de contestations insurmontables.

(3) En réalité, à Venise en1865.

(4) Cette confidence du Comte de Chambord à Vanssay a été faite après le 2éme passage de Maximin à Frohsdorff en 1873. Elle est d’une importante capitale.  De quel secret parle-t-il ? Mais de la certitude que son cousin Louis XVII EXISTE (au présent). Cela signifie que Louis  XVII, EST ENCORE VIVANT à cette date, et âgé de 87 ans révolus. C’est pourquoi Dieu veut que CETTE CERTITUDE NE SOIT PAS REVELEE ! Et pour quelle raison ? Pour que ce fait ne reste qu’une supposition et éviter ainsi que des recherches sérieuses et approfondies ne soient entreprises par tous les ennemis d’une vraie restauration dans le but de supprimer le dauphin.

* * *

  C’est le coup d’arrêt, c’est l’avertissement officiel du Christ roi de France, à l’adresse de tous les  français, en particulier les royalistes, ainsi qu’à tout membre de la Famille Royale qui pourrait se prétendre ou se croire unique Dauphin légitime, que désormais toute Restauration ou tentative de Restauration monarchique conçue et organisée par les hommes sera définitivement inopérante quels que soient les moyens naturels et humains légitimes employés.

 

   Le 24 août 1883, Le Trône de France a été mis sous scellés pour une période indéterminée, définie et  connue du Christ seul. Il en découle qu’en tant que suzerain, le Christ se réserve le choix de son Lieutenant, à qui il donnera le Royaume en commende, et de l’époque à laquelle Il brisera ces scellés ; DONC, A CONTRARIO, L’ESPÉRANCE EST DU CÔTÉ DU CIEL QUAND LA FRANCE AURA MÉRITÉ DE RECEVOIR CELUI QUI DOIT LA SAUVER !

 

Pour le mériter, la France se doit de réaliser trois épreuves :


  . Reconnaître officiellement ses fautes d’apostasie religieuse et politique qu’elle a commises depuis 220 ans à l’égard de son Seigneur : 

 C’est l’épreuve de VÉRITÉ !


  . Faire amende honorable envers son Suzerain, c’est-à-dire regretter amèrement ces fautes et en demander pardon officiellement, en particulier du mal qu’elles ont répandu dans les domaines  religieux et politique en France et dans le monde (la perversion du meilleur conduit au pire, ne l’oublions pas !), et aussi faire pénitence en acceptant les châtiments que le Christ voudra bien nous envoyer, mais en le suppliant de nous les envoyer par Son Divin Cœur, Doux et Miséricordieux :  

C’est l’épreuve d’HUMILITÉ !


. Faire réparation à l’honneur bafoué du Christ Roi de France par une concrète et officielle Supplique  à Dieu pour le retour du Roi… de Son roi à Lui ! 

    Accepter d’accepter Son roi, c’est l’épreuve la plus dure, l’épreuve tant redoutée, celle qui sera  refusée par beaucoup, même des nôtres : 

C’est l’épreuve de VOLONTÉ !

« Si tu le veux » répétait Jeanne à Charles VII !

 

   Le Christ se plaignait à Marie-Julie de ce trop faible désir de la France du retour de son roi. « Vous ne demandez pas assez la venue du Roi ! ». En 1873, Marie-Julie du Crucifix annonçait un retour possible du Roi, si la France priait et si elle faisait un effort de conversion :

  « Jamais, pauvre France, tu ne seras gouvernée par un autre que ce Roi de Mon choix. » 

 

  C’est encore plus spécialement vrai pour nous, à notre époque, qui après avoir essayé tous les  régimes et systèmes politiques possibles et imaginables, sommes totalement dans l’impasse :

 

   « On a essayé de tout ; l'heure ne serait-elle pas venue d'essayer de la Vérité ? », disait le Cardinal Pie ! 

 

   Alors, si nous voulons bien comprendre qu’à partir de cette année 2011, notre UNIQUE DERNIÈRE  CHANCE, n’est plus qu’un acte SPIRITUEL ET CONCRET, si nous voulons bien comprendre, car les  heures sont ultimes, qu’il n’est plus que de PRIER ET SUPPLIER Dieu de donner Son Roi à son « Saint  Royaume » (non le roi auquel nous aspirons pour quelque bonne raison que ce soit), par une  cérémonie officielle, collective, organisée et assurée périodiquement et assidûment, eh bien  rassurez-  vous mes amis, Jeanne nous précèdera tous et, touchant de son étendard les bastilles qui nous  arrêtent, nous clamera : « A cette heure Messire a condamné ses ennemis… Entrez, tout est vôtre ! » 

 

    Actuellement, le Christ s’adresse à des âmes privilégiées, les suppliant de prier à la place des pauvres pécheurs, PARCE QUE CEUX-CI SONT DANS L’INCAPACITÉ PHYSIQUE, MORALE ET SPIRITUELLE de le faire pour eux-mêmes. Il requiert donc de ces âmes de se substituer à eux pour solliciter la conversion qu’ils ne peuvent pas demander ; d’être le Bon samaritain pour transporter ces moribonds ne pouvant se mouvoir, chez l’aubergiste régénérateur ; enfin… d’être pour eux le sel de la terre !

 

   Nous devons faire nôtre cette requête pour réaliser, en vérité, nos trois épreuves !

 

   Aujourd’hui, « il y a grande pitié au Royaume de France ». 

 

   Après 220 ans, la Révolution a accompli son œuvre : Le « Saint Royaume » est éclipsé et l’Eglise sans sa protection temporelle, est déjà entrée dans les affres de la Passion de son Maître qu’elle doit subir comme Lui jusqu’au bout. Totalement déchristianisés par la politique laïciste volontariste ou tiède,  selon les circonstances, des régimes qui se sont succédé, les français n’ont plus aucune notion de la  spécificité de leur identité, ni de la « vocation divine » de leur pays. Subjugués par les discours et les  idées politiques des mauvais maîtres qu’ils se donnent, convaincus de la malignité du passé royal et catholique de la France, quand ils savent encore qu’il y eut une France avant 1789, culpabilisés par leur moindre écart de démocratie, ils ont rejeté jusqu’à l’oubli, ce qui fait leur âme.

 

  Le peuple français ne peut plus prier pour son pardon.

 

Royalistes, vous êtes le sel de la terre de France !

 

   Aujourd’hui, « il y a grande pitié au Royaume de France » !

 

En 1420, notre pauvre roi était fou ; nos élites, clercs et laïcs, nous trahissaient. Aujourd’hui, depuis 30 ans, le Souverain Peuple est fou. Il se bourre de tranquillisants et d’antidépresseurs médicamenteux et médiatiques. Il s’en remet aveuglément à ses élites, toujours les mêmes, qui sacrifient ce qui reste de son être au Mondialisme anglo-saxon. Son âme damnée,

 

   L’Europe, notre nouveau seigneur, en même temps qu’elle apostasie officiellement, par rejet de ses racines chrétiennes, décide du devenir du territoire de la France, par ses projets de morcellement et de restructuration de ses provinces(5), comme du devenir de sa population de souche, par une immigration à grande échelle de peuples inassimilables.

 

Le peuple français ne peut plus prier pour sa survie.

 

Royalistes, vous êtes le sel de la terre de France ! 

 

   Aujourd’hui, « il y a grande pitié au Royaume de France » !

 

Il y a 35 ans, au prétexte de charité laïque, nos gouvernants nous ont mis devant le fait accompli du regroupement familial des immigrés travaillant chez nous. Depuis lors, l’immigration s’est transformée en arrivée massive de peuples divers, véritable changement programmé de population. Si ces populations sont assez disparates par l’ethnie, surtout depuis ces dernières années, elles véhiculent, toutes, une religion, elle, parfaitement monolithique, totalement incompatible avec nos mœurs, nos coutumes et nos fondements catholiques : l’ISLAM(6)  , Conquérante et expansionniste de nature, utilisant avec prouesse l’arme démographique, arme de destruction massive invisible et plaisante à manier, l’islam est LE PÉRIL VITAL du Royaume. La France risque au mieux de disparaître naturellement… par étapes… en douceur et… sans bruit (7).

 

Le peuple français ne peut plus prier pour son salut.

 

Royalistes, vous êtes le sel de la terre de France !

 

Voilà la situation… !

 

   Le Christ Roi de France VEUT que nous demandions le Roi. Il ATTEND une demande de tout le peuple français… Et le peuple ne peut plus ! Il ne peut plus parce qu’il ne sait plus… Il ne sait plus parce qu’il ne croit plus... Et il ne croit plus parce qu’il s’est entièrement donné à l’Ennemi ! Donc, plus d’espérance de ce côté-là non plus ? 

 

Presque plus !

 

   Sauf de toi, petit peuple royaliste, qui es le sel de la terre de France !

 

C’est à toi, et à toi seul que revient de représenter tout le peuple français, à toi seul de te substituer à lui dans cette supplique à Dieu pour le retour du Roi. En réalité, tu es le plus petit reste de la vraie France, la petite armée de Jeanne, insignifiante pour notre temps. Toi, tu peux encore prier parce que tu sais encore le faire… Tu DOIS utiliser cette arme ULTIME « et Dieu donnera la victoire »… 

 

« Si tu le veux » !

 

  Attention cependant, tu es le dernier recours.

 

Ne te laisse pas affadir par les alliances, les constructions et les calculs des hommes, sinon tu seras jeté définitivement hors ton propre pays et piétiné, toi aussi !

 

   Royalistes, nous qui savons, le Christ Roi de France nous pose la question ultime : « Qu’avons-nous fait d’EFFICACE - c’est-à-dire qui produit l’effet attendu - depuis deux siècles pour le « Saint Royaume » ?

 

  Il la pose à vous qui dites : « Il faut prier, il faut prier pour la France », et ne le faites pas DEVANT les hommes.

 

    Il la pose à vous, royalistes légitimistes, à vous royalistes orléanistes, à vous aussi royalistes survivantistes et providentialistes, encore à vous royalistes démocrates, de droite, de gauche et d’ailleurs, presque royalistes et royalistes hésitants… et même vous, plus royalistes que le roi !

 

Le vide du Trône répond à cette question : RIEN !

 

Les faits ont la tête dure.

 

    Vous allez me rétorquer que puisque le Trône est mis sous scellés nous ne pouvons plus grand chose, sinon attendre le bon vouloir de « Messire ». C’est vrai ! Cependant, s’il est humainement exact  « qu’on ne peut pas aller plus vite que la Providence », comme aimait à le répéter Saint Vincent- de- Paul, par contre, la seule prière peut déterminer la Providence à avancer ses délais.

 

     Voilà pourquoi Il nous implore notre Suzerain : « Mon plan de salut des nations passe par Ma France et Mon Roi. Voulez-vous ce que Je veux pour vous et pour elles ? Pourquoi, vous qui savez, ne me le demandez-vous pas ? J’attends depuis si longtemps votre oui pour le réaliser ! »

 

Voilà…! A nous de répondre maintenant ! 

 

Et pour répondre parfaitement, nous devons passer par MARIE(8)  !

 

Par MARIE, Reine de France ! 

 

Par MARIE, Reine Mère du « Saint Royaume » !

 

Et en particulier par Marie de Pontmain !

 

   Mais pourquoi, Pontmain ? Il y a bien d’autres endroits dédiés à Marie tout aussi adaptés ?

 

NON !

 

 C’est cet endroit, et cet endroit seul, le plus approprié pour ce que nous devons entreprendre !

 

Et voici pourquoi… 

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(5)  Se rapporter au livre de Pierre Hillard : La Décomposition des Nations Européennes ou Géopolitique cachée de la Constitution Européenne - Ed. François-Xavier de Guibert - 2005.

 (6) Le mot ISLAM, utilisé ici, est écrit tout en lettres capitales. Le fait de l’écrire tout en capitales ne permet pas de faire apparaître les finesses du mot, évidentes lorsqu’il est écrit en graphie normale, et peut prêter à confusion. Conventionnellement, le mot « islam » écrit en minuscules, avec un « i » minuscule au début, est employé pour désigner la religion musulmane. Il est homologue au mot christianisme désignant la religion chrétienne et, pour cette raison, on devrait logiquement employer la graphie « islamisme » (sa forme intégriste étant le « fondamentalisme »), mais aujourd’hui ce terme a malheureusement pris le sens de fondamentalisme. Selon la même convention, le mot « Islam », écrit en minuscules, avec un « I » majuscule est employé pour signifier le monde musulman comme la Chrétienté signifie le monde chrétien. Il va de soi qu’écrit tout en lettres capitales, le mot perd totalement de sa précision et l’on ne peut savoir de quoi on parle. Dans le texte ci-dessus, il désigne la religion (islam)… quoique !

(7) Se rapporter au livre de René Marchand : Mahomet Contre-enquête - Ed. de l’Echiquier - 2006.

(8) Nous passer de Marie est conceptuellement impossible. Si le Christ a eu nécessairement besoin de Marie, Sa mère, pour passer de l’infini de Dieu au fini de l’homme et réaliser notre salut, il n’existe alors personne sur terre qui puisse s’épanouir du naturel au surnaturel, se sublimer du fini terrestre à l’infini divin sans passer par Marie… PERSONNE ! Tout ce que nous devons être, tout ce que nous devonsfaire, tout se doit de passer par Marie pour être ainsi ajusté au Christ dans la Très Sainte Trinité… TOUT

                                           * * * 

   « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander:" Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir ". Et si, de l'intérieur,l'autre lui répond : " Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, laporte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain ", - moi, je vous l'affirme :même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

 

    « Eh bien, moi, je vous dis : demandez, vous obtiendrez ; cherchez,vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande, reçoit ; celui qui cherche, trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre ».

                                                                            (Luc 11, 5-13)

     Parmi tous les lieux d’apparitions de la Très Sainte Vierge dans notre pays, Pontmain est un de ceux dont on parle relativement peu. Il est moins connu du grand public ; ce dernier le considère comme secondaire, ou encore ce qui s’y est passé lui paraît moins spectaculaire. Il y a bien des écrits et  études sur la question, mais en tout cas, ce lieu et les faits qui s’y sont déroulés restent, pour le commun des mortels catholiques, entourés d’un halo demystère, non pas tant autour des événements eux-mêmes que dans leur interprétation et dans leur finalité…

   Oui, effectivement, Pontmain est absolument à part dans l’histoire des apparitions mariales, et aussi beaucoup plus important qu’il n’y paraît. Je dirais même qu’il est prédestiné pour notre époque actuelle.

     Voyons cela

 

Le Contexte:

. Invasion étrangère

    La situation de la France de 1870-1871 est désespérée !

La tiédeur, la futilité, le manque de réalisme politique des élites au pouvoir, en somme leur libéralisme philosophique et politique généralisé, ont fait basculer la France dans la guerre contre la  Prusse, sans aucune préparation digne de ce nom. Le pays est battu à plate couture. Les armées françaises sont enfoncées ou reculent partout. C’est une invasion étrangère rapide et puissante qui  déferle. Paris est occupé, Le Mans vient d’être pris et les prussiens patrouillent dans les faubourgs de Laval. Dans quelques heures ils entreront en Bretagne, dans quelques jours ils seront à Brest.

. Humiliation, démoralisation et abandon

    La soudaineté de la défaite et de l’invasion, malgré les actes de bravoure et d’héroïsme, laisse les français « sonnés ». Pensez-donc, des étrangers conquérants n’avaient pas occupé le pays depuis 1815. L’Empereur est prisonnier, le pouvoir s’est effondré.

    Les Français se sentent abandonnés. Ce choc fait déprimer toutes les couches de la population. Pendant combien de temps la guerre va-t-elle durer ? L’invasion va-t-elle se généraliser ? L’occupation va-t-elle s’éterniser ? Et nos soldats, vont-ils rentrer sains et saufs ? En plus de l’amour qu’on leur porte, les campagnes ont besoin d’eux pour vivre.

       Une nouvelle révolution serait catastrophique ! Qui va nous sauver ?

. Déchristianisation

     Depuis les « Lumières » et 1789, le poison révolutionnaire a agi comme de l’arsenic. Il n’est plus violent comme au début, mais chaque jour instille sa dose de plus en plus importante et le corps social s’étiole et se fragilise. La plus grande confusion règne dans les esprits, surtout ceux des élites au pouvoir qui chérissent les chimères nouvelles.

    Aucun des régimes qui ont suivi le Directoire – Restaurations,Monarchie de Juillet et Second Empire (sans parler de l’Empire du « Fils de laRévolution », ni la « maudite » Seconde République) – n’a supprimé ce goutte à goutte pernicieux. Peu à peu la drogue fait son effet. Urbaine ou rurale, la France oublie son passé, renie ses fondements, pervertit son âme.

  C’est dans une telle situation que la Très Sainte Vierge, Reine de France, va intervenir pour sauver son « Royaume chéri ».

La singularité de l’intervention mariale :

   La dure épreuve pousse une partie des français à la prière. Dans le malheur, ils retrouvent les hymnes et les rites oubliés ou négligés depuis la Grande Révolution et son cortège de bouleversements dans la vie toute entière. Dans les hameaux, en particulier dans l’ouest de la France, de nombreuses familles sont restées chrétiennes et pratiquantes, et toute la maisonnée prie tous les jours, plus encore depuis le début de cette guerre.

 A Pontmain !

    La petite bourgade de Pontmain a la grande grâce d’avoir depuis 31 ans un curé qui, dès son installation en 1840, a formé ses ouailles à la FOI EN LA PRIÈRE MARIALE, ET A SA PRATIQUE. Ce curé a une immense dévotion à la Mère de Dieu, qu’il manifeste au cours de ses 32 années de présence dans sa paroisse par 9 principales réalisations, et par des ornementations symboliques de son église(9).

    Ainsi, à partir du 8 décembre 1854 (définition du Dogme de l’Immaculée Conception), quatre bougies sont systématiquement allumées sur l’autel de la Vierge à tous les offices de la paroisse. En 1860, il fait décorer la voûte de son église en bleu nuit avec un semis d’étoiles d’or à 5 branches (Etoile du matin).

   Ses marques bien à lui de tendresse filiale pour Notre-Dame, qu’il rend visibles dans son église, matérialisent en quelque sorte toutes ses propres prières et celles que sa petite paroisse de Pontmain persévère à adresser à la Reine des Cieux et à la Reine de France depuis bien longtemps et en particulier depuis le début des hostilités…, pour que cette guerre cesse, que les soldats reviennent et que la France soit sauvée.

   Mais, pourquoi donc à Pontmain plutôt qu’ailleurs ?

    Parce qu’en ce 17 janvier 1871, c’est le dernier petit village encore libre, le plus extrême de l’ouest de la France - la Bretagne est à 1200 m - le plus éloigné de tout, mais le plus cher au cœur de Marie, qui soit maintenant au plus près du front de l’invasion.

    De ce poste avancé, la Reine de France a le pouvoir de stopper  complètement et définitivement son orgueilleuse pénétration : « Tu n’iras pas plus loin ! », pouvoir obtenu grâce à tous les cœurs priants de cette paroisse, prêts maintenant à recevoir le message de Notre-Dame.

     Alors, dans ce village des Marches de Bretagne, Marie apparaît sans tarder dans la soirée du 17 janvier 1871, de 18h00 à 21h00…, et ne se montre qu’aux enfants ! 

      Quelle singulière apparition !

 Je dis bien « cette apparition », car elle va être unique ; unique comme celle de La Salette en 1846. Les autres « grandes » apparitions dans notre pays se sont manifestées par plusieurs visites de Marie : 3 à la Rue du Bac (1830), 18 à Lourdes (1858) et, après Pontmain, 15 auront lieu à  Pellevoisin (1876).

   A Pontmain, la Très Sainte Vierge se déplace une seule fois et tout est dit…, et quel message !

Singulière, d’abord dans son décor.

La Très Sainte Vierge se présente habillée d’une robe bleu nuit constellée d’étoiles d’or à 5 branches, et puis, environ une heure après le début de l’apparition, lorsque le curé que l’on était venu chercher arrive, un ovale entourant Marie comme les bords d’une médaille se forme, et 4 bobèches avec bougies (non allumées) se positionnent dans l’ovale. 

    Voilà l’apparence de Marie quand elle se montre aux enfants dont quatre âgés respectivement de 12, 11, 10 et 9 ans seront considérés comme les voyants principaux ; les deux autres, 7 ans et demi, et 25 mois, n’ayant pas été retenus comme voyants principaux bien qu’ils aient vu eux aussi la Vierge. 

  Singulière dans son message.

  A la fois dans la présentation du message et dans son libellé, très étrange par sa syntaxe.

Oui, le message est tout à fait atypique

  D’abord c’est un message silencieux !

        Marie ne parle pas !

  Nous sommes en face d’une apparition ressemblant à un vitrail : Très peu de mouvements, des couleurs comme celles des vitraux de facture française où le bleu, le rouge, le jaune (l’or) et le blanc dominent, et un texte déroulé sur une banderole comme une légende.

    La Vierge y exprime, toujours silencieusement et par les expressions de son visage, ses sentiments de joie et de tendresse, mais aussi de déception et de tristesse. Et si elle semble prononcer une fois quelques paroles, puisque les enfants voient ses lèvres remuer, elles sont dites tout bas à son Fils crucifié, et les petits voyants ne les entendent pas. 

  Marie ne parle pas... Elle écrit !

  Et elle s’adresse d’abord aux enfants, puisque eux seuls ont la grâce et la faculté de voir l’apparition et de suivre tout son déroulement. Marie leur écrit en lettres majuscules dorées… par délicatesse, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, pour qu’ils les distinguent bien, sur une banderole blanche,

blanche comme une page de leur cahier d’écolier, que la Reine des Cieux révèle environ une heure et demie après le début de l’apparition, c’est-à-dire à sa moitié.

    Cela appelle deux remarques :

   La première, c’est qu’en 1871, dans un petit village perdu de l’ouest de la France, quoique les hussards  de la République n’aient pas encore fait leur apparition, et contrairement à la légende  u’on nous rabâche continuellement de nos jours, les petits enfants de condition très modeste de 12, 11, 10 et 9 ans, parlant d’ordinaire leur patois mais instruits dans les écoles religieuses locales, connaissaient parfaitement leur alphabet et savaient très bien lire le français !

     La seconde, c’est que l’on est sûr des termes du message. Ainsi révélés par écrit, il n’y a pas de risque d’erreur. Au fur et à mesure de son « impression », le message est épelé ; chaque mot qui se constitue « est lu et relu plus de cent fois par les voyants séparés les uns des autres à la demande des assistants au début du message proprement dit. Il n’y a pas la moindre hésitation, pas la moindre contradiction»*. Puis les mots sont dits à haute voix par les enfants à leurs parents et à tous les assistants, 60 personnes environ, sans jamais d’erreur.

     Marie ne parle donc pas…, elle laisse parler à haute voix les voyants et l’assistance ! Oh, pas pour dire n’importe quoi car lorsque cela arrive une fois son visage devient si triste que les enfants observent : « La voilà tombée en tristesse ». Non, silencieuse, Marie laisse « prier ». Et c’est pour ne pas perturber ces prières et ces chants variés et continus qui lui sont adressés que Notre Reine va délivrer son message par écrit, écrit empreint d’une douce concision, concision symbolique par le style et le rythme d’abord, concision apparente par la syntaxe ensuite.

 . Le style et le rythme :

   Le message de la Vierge est extrêmement court. Il est constitué de 16 mots seulement, dont 5 soulignés :

« MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS *

   MON FILS SE LAISSE TOUCHER » 

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(9)  Dans l’ordre d’accomplissement, elles sont :

. Erection de la statue de la Vierge en haut du clocher de l’église,

. Mise en place de la statue de la vierge à l’entrée du presbytère comme principal ornement,

. Incitation des familles à mettre une statue ou une image de la Vierge en place d’honneur dans les maisons,

. Etablissement de la Confrérie du Cœur Immaculé,

. Etablissement de la Confrérie de ND du Mont Carmel,

. Inauguration du Mois de Marie en 1846, avec hommage des enfants à Marie deux fois par jour,

. Ornementation avec un soin tout particulier de l’autel de la Vierge Immaculée (4 bougies sont allumées à l’autel de la Vierge à chaqueoffice, à partir du 8 décembre 1854),

. Consécration officielle de sa paroisse à Notre-Dame,

. Récitation publique du chapelet au pied de la statue de Marie chaque dimanche après vêpres,

. Décoration, en 1860, de la voûte de l’église en bleu nuit avec semis d’étoiles d’or à 5 branches

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